Comment ça s'est passé.
Nous avons débarqué à Amsterdam le 3 novembre en fin d'après-midi, via un vol Air France décalé de 40 minutes depuis Lyon. À la gare Centraal Station, l'odeur de frites fraîches et d'eau stagnante des canaux nous a frappés immédiatement. La température avoisinait 8 °C, le ciel était gris ardoise. Pas de soleil de carte postale, juste de la vraie Hollande d'automne. Nous avons choisi l'hôtel De Kleine Komedie, rue Graslei, à 200 mètres de la place Dam. Chambre 304, vue sur le canal Amstel. La proprio, Petra, nous a expliqué comment utiliser la carte d'accès (code 7834), où acheter les tickets de tram, et surtout nous a averti : les vélos fonçaient à toute vitesse sur les pistes cyclables ; ne pas traîner au milieu. Conseil numéro un pour survivre à Amsterdam. Les premiers jours : orientation et galères logistiquesLe jour 1, lever à 5 h pour explorer le marché aux fleurs (Bloemenmarkt) à l'ouverture vers 9 h. Les tulipes en vrac dégageaient un parfum sucré-amer, presque entêtant. Nous avons acheté 15 bulbes chez FloraHolland pour 18 euros. Erreur : on ne peut pas les ramener en France facilement. Petra a rigolé en nous le disant le lendemain. Trop tard. Le tram 2 (circulaire, très pratique) nous menait à Vondelpark. Nous y avons flâné deux heures. Pas de révélation spirituelle, juste des gens qui couraient sous la pluie, des bandes de mouches autour des poubelles. Réaliste. Pour le déjeuner, nous avons testé le célèbre Stroopwafels chez Albert Cuyp Straat (petite échoppe, file d'attente standard). 3,50 euros la gaufre. Sucre brûlé et miel tiède. Bon, mais pas transcendant. Musées, confusions et intérieurs sombresNous avons raté l'Île de Marken le jour 3 à cause d'une grève partielle des bus (ligne 34) non annoncée. Apprentissage : toujours télécharger l'appli 9292.nl pour les transports. Nous nous sommes rattrapés au Rijksmuseum (Stadhouderskade 42). Entrée 22,50 euros. La foule autour la Ronde de nuit de Rembrandt était suffocante. Pas possible de la regarder sans avoir quatre personnes qui vous bloquent la vue. Les intérieurs du musée sentaient la peinture et la poussière de bois ancien. Nuit du jour 4 : nous avons voulu dîner chez Greetje (petite brasserie typique, rue Sint-Olofstraat). Le garçon nous a servi des harengs marinés (9 euros) qu'on avait pas commandés. Malentendu culturel : en Hollande, on vous propose souvent du hareng en entrée, c'est une tradition. Pas grave, mais surprenant. Nous avons gardé ça pour rire. Jours 5-7 : canaux secondaires et réalisme nordiqueNous avons loué deux vélos (18 euros par jour chez Amsterdam Bike, Prins Hendrikkade) pour explorer les canaux moins touristiques. Westerpark, canal du Prinsengracht, petits ponts rouges. C'était calme, moins bondé que le centre. En revanche, il a plu trois fois pendant la balade. Les vêtements mouillés, c'est désagréable même en Hollande. Dimanche 8 novembre, marché Albert Cuyp complet : chaos organisé, vendeurs qui criaient les prix (fromage Gouda jeune : 12 euros le kilo), odeur de poisson fumé et d'oignons grillés mélangées. Nous avons acheté un fromage blanc mou qu'on a mangé à l'hôtel en regardant la pluie frapper les carreaux. Départ du jour 8 tôt le matin, train IC vers la gare Lyon-Saint-Exupéry. Le ticket coûtait 85 euros pour deux (via NS.nl). Amsterdam nous quittait sous la pluie, pas de drame, pas d'épiphanie. Juste une ville grise, dense, avec des vélos partout et du fromage bon marché.
Les bons plans repérés sur place.
Marché aux fleurs Bloemenmarkt le matin vers 9 h, pour acheter des bulbes frais (ne pas compter les ramener en France)
Piste cyclable le long du Prinsengracht à vélo loué (18 euros/jour), loin de Dam Square
Rijksmuseum : arriver avant 10 h pour éviter la foule autour de la Ronde de nuit
Stroopwafels et hareng mariné chez Albert Cuyp Straat (authentique, pas cher, file d'attente)
Tram 2 circulaire pour se perdre méthodiquement sans paniquer
Photos — Amsterdam
Et au final.
Amsterdam n'est pas la carte postale qu'on vend. C'est réel, un peu mouillé, parfois chaotique, agréable sans être transformateur. Ce qu'on a moins aimé : la foule perpétuelle dans les musées et le fait que novembre, c'est vraiment la saison des pluies. À revenir en été, peut-être, pour voir s'il y a une différence.








