Comment ça s'est passé.
On a débarqué à Amsterdam Centraal le 2 octobre à 14h30, après un vol KLM depuis Paris. L'odeur caractéristique du canal Amstel nous a frappés immédiatement : un mélange de diesel, d'eau stagnante et de feuilles mortes. C'était moins romantique que prévu, franchement. Le premier choc : trouver un hôtel decent à prix humain. On a craqué pour le Swissôtel Amsterdam au bord du Damrak, à 180 euros la nuit pour une chambre double. Pas glamour, mais bien situé pour accéder aux tramways 2, 4 et 5 qui irriguent la ville. J'ai loué un vélo Decathlon à 15 euros pour trois jours chez MacBike, rue Sint-Jacobsstraat. Grosse erreur : pas de panier, freins usés, et un chauffard en cargo-bike m'a frôlée sur le Prinsengracht. Les Amstellodamois roulent comme des malades. Les touristes qui trouvent ça « authentique » m'ont fait marrer. Marchés et nourriture On a traîné au marché Albert Cuyp un mardi matin. L'endroit empeste l'oignon frit et le fromage : Edam à 8 euros le kilo, Gouda mou à 6 euros. J'ai goûté une crêpe à la Nutella d'un vendeur ambulant (4 euros). Décevant, franchement rassis. En revanche, les beignets (oliebollem) d'un stand spécialisé étaient chauds et croustillants, recouverts de sucre glacé. 3 euros pièce, ça vaut le coup. Le moment marquant : dîner à De Kas, restaurant gastronomique du Muiderslot près du Plantageburen. Tasting menu à 105 euros avec des portions qu'on aurait pu tenir sur un ongle. Le chef cuisait des betteraves avec une précision d'orfèvre. C'était bon, mais on a eu faim deux heures après. On s'est arrêtés chez un falafel vendor sur Warmoesstraat (5 euros) pour finir la soirée. Musées et canaux Rijksmuseum : 22,50 euros d'entrée. On s'est levés à 7h pour une visite avant la foule. La Ronde de nuit de Rembrandt m'a laissée froide. Trop de gens entassés. J'ai préféré le Musée Van Gogh (20 euros), plus calme l'après-midi. Les Tournesols en vrai, c'est juste des couleurs épaisses sur une toile. Pas de révélation. Une balade en bateau-mouche sur les canaux (18 euros pour une heure, embarquement Prins Hendrikkade) : le guide parlait mal anglais, les canaux sentaient mauvais et un couple de Britanniques me parlaient fort à l'oreille. On s'est sauvés à pied le long du Keizersgracht. Galères et découvertes Grosse arnaque au café Brouwerij 't IJ. On nous a servi trois bières à 8 euros chacune, puis le serveur a rajouté « 3 euros par table » sans qu'on demande. Quand j'ai protesté en anglais, il a grogné « c'est comme ça ici ». On a payé et parti. Le meilleur moment : s'être perdu dans le quartier de Jordaan un dimanche matin. Des petites rues pavées, des façades étroites du 17e siècle, des fleuristes roses et blancs. Un café de quartier, Het Molenpad, où les gens buvaient des koffies en lisant le journal. Calme. On a pris un espresso (2 euros) et des stroopwafels encore tièdes d'une boulangerie locale. Là, on comprenait pourquoi les gens vivent ici. Amsterdam est une ville dense, bruyante, avec des cyclistes agressifs et des touristes partout. Les photos du guide ne montrent jamais ça.
Les bons plans repérés sur place.
Albert Cuyp Market le mardi matin pour les oliebollem (beignets chauds) et le fromage Gouda mou à prix local
Quartier Jordaan à pied le dimanche, petites rues pavées et cafés tranquilles comme Het Molenpad
Vélo le long du Prinsengracht en fin d'après-midi (louer chez MacBike mais vérifier les freins), vue sur les façades hollandaises du 17e siècle
Rijksmuseum à 7h du matin pour éviter les files, 22,50 euros : au moins vous voyez les salles vides
Balade en bateau sur les canaux au coucher du soleil (18 euros) : moins touristique que le matin, plus calme
Photos — Amsterdam
Et au final.
Amsterdam vaut le coup pour la géographie des canaux et quelques musées, mais ne vous attendez pas à la sérénité. La scène gastronomique coûte cher pour ce que c'est. Les gens sont sympathiques une fois qu'on sort des sentiers touristiques. On y revient ? Peut-être, mais pas en haute saison.








