Comment ça s'est passé.
Levé à 4 h 30 devant mon hôtel Steung Siemreap (angle rue 26 et rue 9, $35/nuit) pour attraper le tuk-tuk vers Angkor. Le chauffeur, Sophea, m'a chargé avec deux autres touristes danois à 5 h pile. En route, l'odeur du riz qui commence à fermenter dans les champs m'a frappé – mélange de terre humide et de verdure sucrée très différent de l'Europe. On a attendu 45 min au parking d'Angkor Wat parce que ma carte d'accès était mal scannée, frustration à peine voilée des agents de sécurité. Le lever de soleil sur la tour centrale d'Angkor Wat, lui, c'était pas de la blague : 6 h 15, aucun touriste encore sur place, juste le bruit des machettes des travailleurs qui nettoyaient les terrasses. Ça m'a vraiment ému, ce moment. Trois jours à explorer Ta Prohm (les racines étouffent les pierres, on s'y perd facilement), Bayon avec ses 216 visages en pierre. Repas typique au marché central de Siem Reap vers 12 h : num pang (sandwich vietnamien adapté) à 1,50 $, jus de papaye à 0,80 $. Les mouches bourdonnaient constamment au-dessus des étals de poisson. C'était vraiment bruyant, étouffant avec 35 °C à l'ombre. Nuit à Battambang en bus GreenBus (ligne directe, $12, 5 h de route). Le bus a crevé à 20 km de la destination. Deux heures d'attente sur le bas-côté, chauffeur qui ne communiquait rien en anglais. J'ai pas pu le nier : ça m'a énervé sec. Arrivée à 18 h 30 au lieu de 13 h. J'ai loué une chambre basique à la guesthouse Malee (rue 1, $25/nuit, pas d'eau chaude en octobre, juste accepter). Le jour suivant, visite du Phnom Sampov avec un guide local trouvé via Booking, Khmer qui parlait très peu anglais. Grotte aux chauves-souris : le bruit des ailes au crépuscule était dingue, presque terrifiant. Odeur d'urine de chauve-souris (on ne peut pas louper). Repas chez Nataya Restaurant rue 2.5 : poisson grillé à la sauce tamarinde ($6), parfait. La saveur acide-salée, vraiment pas mal. Battambang m'a plus plu que Siem Reap : moins touristique, architecture coloniale française encore debout, ruelles tranquilles. Visite du Bamboo Train (ancien chemin de fer sur petits chariots à moteur) : expérience touristico-kitsch mais sympa, enfants qui vendaient des boissons à chaque arrêt. $15 pour deux heures. Train qui pue l'essence et roule à 30 km/h sur des rails qui dansent. Dernier jour : marché flottant à Kompong Phluk, 1 h 30 depuis Battambang en voiture privée ($40). Eau d'une teinte marron suspect, nombreux filets de pêche, quelques maisons sur pilotis. J'ai quand même pris un coup au moral en voyant les conditions de vie. Les enfants qui criaient « hello mister, candy ? » d'une voix mécanique m'a perturbé. Phénomène inattendu : les prix partout étaient plus bas qu'en Thaïlande voisine. Une bière locale (Angkor, 0,33 L) : 0,90 $ dans les restos touristiques.Galère administrateur : aucun point argent n'acceptait les chèques de voyage. ATM partout mais commissions de 3-4 %.Chaleur en octobre : bien plus que prévu, 36-38 °C chaque midi. Pas de saison sèche encore.
Les bons plans repérés sur place.
Angkor Wat au lever du soleil, 5 h 45 arrivée, avant la ruée touristique
Grotte aux chauves-souris de Phnom Sampov, crépuscule à 17 h 30
Bamboo Train de Battambang, trajet complet 2 h, $15 par personne
Marché central de Siem Reap, num pang et jus frais, meilleur rapport qualité-prix
Restaurant Nataya de Battambang, poisson grillé tamarinde, rue 2.5
Photos — Siem Reap / Battambang
Et au final.
Cambodge mérite vraiment le détour, surtout Battambang qui m'a surprise positivement. Mais honnêtement, les horaires de transport sont à prendre avec du recul : prévoir des délais. Et les conditions de vie de certains vraiment m'ont pesé sur le cœur. Globalement, j'y retournerais, mais plutôt en novembre ou décembre pour la chaleur.
