Comment ça s'est passé.
Nous avons atterri à l'aéroport international d'Incheon un jeudi matin à 7 h 30, complètement décalés. Le trajet jusqu'à notre hôtel, le Best Western Premier Seoul Garden, nous a pris 90 minutes en Airport Railroad (ligne A'REX, billet 9 100 wons). Les rues étaient déjà bondées, les vendeurs de gimbap poussaient leurs petits chariots devant les stations de métro. La chaleur était suffocante, même en octobre. Première galère : notre chambre n'était pas prête. On nous a proposé d'attendre à la réception jusqu'à 15 h. Nous avons traîné nos valises jusqu'à Myeongdong, le quartier touristique par excellence. Là, vers 11 h, nous avons commandé des tteokbokki (gâteaux de riz épicés) chez une petite dame dans une ruelle à côté du magasin Uniqlo. Assiette à 6 000 wons. Ces piments rouges m'ont brûlé la bouche pendant dix minutes, les larmes aux yeux, mais c'était franchement délicieux. Nous avons ri comme des idiots. Le métro à minuit et les temples cachésNous avons passé énormément de temps dans le métro de Séoul. La ligne 2 (la circulaire) était notre meilleur ami. Les gens entraient et sortaient sans parler, des visages fermés regardant leurs téléphones. Nous avons pris le métro jusqu'à Gangnam Station pour voir la statue de Psy — très décevant, c'est juste une petite bronzette à côté d'une entrée de station. Mais à côté, le Coex Mall nous a fascinés : dix étages de magasins de luxe, des files d'attente devant les boutiques de cosmétiques coréennes. Le vrai moment marquant a été notre visite au temple Jogyesa, caché en plein centre de Jongno-gu. Nous y sommes allés un samedi soir vers 18 h. L'odeur de l'encens était intense, presque étouffante. Des moines en robes orange scandaient des prières dans une salle sombre. Les touristes prenaient des selfies devant les lanternes colorées. Nous nous sommes assis sur les marches de pierre pendant une demi-heure sans bouger. C'était calme au milieu du chaos urbain. Bouffe et petits restos oubliésNous avons mangé dans des chaînes populaires : Issac Toast (pain aux œufs, 5 500 wons), Shake Shack à Myeongdong (burger 14 000 wons, cher pour Séoul). Mais notre meilleur repas a été dans un petit restaurant sans enseigne rue une rue près de Hongik University, où une grand-mère nous a servi un bibimbap maison (12 000 wons) dans des bols chauds qui fumaient. Elle parlait avec ses mains parce qu'on ne parlait ni coréen ni anglais. Riz à la citrouille, germes de soja, œuf au plat brûlé sur les bords. Une galère culinaire : nous avons commandé du tteokgalbi (côtes de bœuf marinées) dans un restaurant haut de gamme à Gangnam. Le serveur a jeté la viande crue sur le grill brûlant devant nous — brrrr, ce bruit — mais une partie était encore rose au centre. Nous avons dit non poliment. L'ambiance s'est tendue. Les côtes refroidissaient sur la table. Malentendu culturel classique, finalement payé moins cher. Palais, étudiant et cafés InstagramLe palais Gyeongbokgung nous a pris trois heures. Entrée 3 000 wons. Les bâtiments de bois laqué rouge et bleu. Les touristes chinois criaient. Nous avons loué des hanboks (tenues traditionnelles coréennes) pour 30 000 wons auprès d'une fille dans une ruelle — nous avions l'air ridicules mais c'était marrant. Les photos que nous avons prises en pose devant les portes dorées se sont révélées nettes. Hongdae, le quartier universitaire, nous a plu davantage. Street art sur les murs, cafés cachés dans les sous-sols, bruit de musique live sortant des petits bars. Nous avons bu un café au tiramisu chez Caffe Bene (7 000 wons, sucré à mort). Les étudiants coréens travaillaient sur leurs laptops sans bouger pendant des heures. Le quartier sentait le café et la peinture fraîche. Dernière journée, nous avons pris le métro jusqu'à Bucheon pour visiter Onemount Water Park, finalement fermé pour maintenance. Retour frustré à Séoul, perte de 30 000 wons en tickets de transport inutiles. Nous avons terminé par une soirée dans un noraebang (karaoké) à Gangnam où nous avons chantonné « Hallelujah » très mal devant une caméra.
Les bons plans repérés sur place.
Temple Jogyesa (Jongno-gu) : encens épais, lanternes colorées, silencieux le soir vers 18 h
Ligne 2 du métro de Séoul : boucle circulaire, 44 stations, explorer à pied les changements d'ambiance entre Gangnam et Myeongdong
Petit restaurant sans enseigne rue Hongik University : bibimbap maison de grand-mère, 12 000 wons, trouver en se perdant
Myeongdong (ruelle côté Uniqlo) : vendeurs de tteokbokki entre les boutiques, assiette 6 000 wons, sensations fortes
Palais Gyeongbokgung : 3 000 wons, location hanboks pour photos, bois laqué rouge et bleu, éviter les groupes après 11 h
Et au final.
Séoul est écrasante, pétante de vie, agréable à vélo mental mais fatiguante physiquement. Les gens y sont pressés, polis mais distants. Nous aurions aimé trois jours de plus pour vraiment respirer et moins courir entre les attractions touristiques. Le meilleur n'était pas les lieux célèbres, mais ces petits moments perdus dans le métro ou ces tteokbokki brûlants avec une grand-mère qui rigolait.







