Comment ça s'est passé.
Nous avons atterri à l'aéroport d'Incheon un mardi matin à 7h30, complètement exténués après 12 heures de vol avec Air France. Le bus n°6015 nous a menés jusqu'à l'hôtel The Shilla Seoul en deux heures (25 000 wons, soit environ 17 euros). En descendant du bus, l'odeur caractéristique de la soupe de kimchi s'échappait des petits restaurants du quartier de Jung-gu. Nous ne le savions pas encore, mais nous allions sentir cette odeur pendant douze jours. Le palais de Gyeongbokgung nous a reçus le lendemain matin, dès 9h. L'entrée coûte 3 000 wons (2 euros). Nous avons marché entre les pavillons aux toits courbes, et là, vers 10h30, sous le soleil pâle de novembre, nous avons croisé une cérémonie de relève de la garde avec des soldats en tenue traditionnelle. C'était théâtral sans être kitsch, vraiment. Le froid mordait nos joues — 8 degrés seulement — et nous n'avions apporté qu'un pull. Puis est venu notre première vraie galère. Nous voulions rejoindre le marché Myeongdong en métro. Ligne 2, direction Myeongdong Station. Sauf que la station était fermée ce jour-là pour travaux. Aucun panneau en anglais, évidemment. Un homme coréen âgé nous a indiqué un bus de remplacement sur son téléphone traduit par Google. Quarante minutes d'errance supplémentaires, mais nous y sommes arrivés. Le marché : une déferlante de boutiques, de restaurants de rue, de touristes. Nous avons mangé des tteokbokki (pâte de riz épicée) à un vendeur ambulant : 4 000 wons pour une barquette fumante. Le goût était agressif, presque brûlant. Les vendeurs crient pour attirer les clients ; le bruit était assourdissant. Le jour suivant, visite du Palais de Changdeokgung et de son jardin secret. À 11h, nous avions dû acheter nos tickets en ligne à l'avance (10 000 wons, 6,80 euros). Le jardin aux arbres changés par l'automne nous a plus touchés que les façades dorées du palais lui-même. Un moment de calme vrai au cœur de la ville. L'après-midi, restaurant traditionnel près de Insadong : le Tosokchon Samgyetang (réputé pour son bouillon de poulet au ginseng). Nous avons attendu 40 minutes dehors dans le froid. À 15h, assis face à un bol fumant de samgyetang (20 000 wons, 13,50 euros), nous avons enfin compris pourquoi les Coréens font la queue. Le poulet était tendre, le bouillon riche, réconfortant. Les Coréens à côté de nous avalaient en silence, complètement concentrés sur leur repas. Les nuits de noraebang ont été notre point faible — pas au sens du divertissement, mais au sens de notre fierté. Nous avons chanté « Bohemian Rhapsody » en versions approximatives dans une cabine minuscule du quartier de Gangnam, tandis qu'une jeune fille coréenne à côté faisait des vocalisés. Les écrans des karaoké clignotaient en rose bonbon. Un rites social pour eux, une mise en scène maladroite pour nous. Trois jours avant de repartir, nous avons visité le marché aux poissons de Noryangjin Fisheries Wholesale Market à 6h du matin. L'air était glacial, saturé par l'odeur de sel et de créatures marines. Des hommes en bottes en caoutchouc criaient les prix. Un univers parallèle, un peu crasseux, très vivant. Nous avons acheté des sushis frais auprès d'un restaurant de l'étage d'en haut : 12 000 wons (8 euros) pour huit pièces de très bonne qualité. Le dernier jour, nous avons marché sur le Cheonggyecheon, une rivière canalisée qui traverse Séoul. Elle était à moitié asséchée en novembre. Des touristes et quelques habitants flânaient. Nous aussi, sans but. Le soir, dans l'avion qui ramenait vers Paris, nous avons réalisé que nous n'avions visité Séoul que sur 10 kilomètres de rayon.
Les bons plans repérés sur place.
Palais de Gyeongbokgung à 9h, arrivée tôt pour éviter les groupes de touristes.
Marché de Noryangjin à l'aube : sushis frais à 12 000 wons, ambiance authentique.
Jardin secret de Changdeokgung (Biwon) : ticket en ligne obligatoire, moins bondé que les salles du palais.
Restaurant Tosokchon Samgyetang, 40 minutes d'attente dehors mais samgyetang à 20 000 wons qui vaut le coup.
Bus n°6015 d'Incheon vers la ville, meilleur rapport qualité-prix (25 000 wons) pour rejoindre le centre.
Photos — Séoul
Et au final.
Séoul nous a séduits par sa capacité à mélanger le moderne et l'ancien sans complexe, mais nous avons trouvé la ville bruyante et pressante. Nous aurions aimé passer plus de temps dans le jardin de Changdeokgung et moins dans les centres commerciaux.








