Séoul en novembre : métro bondé, tteokbokki brûlant et temples oubliés
CarnetCorée du sud202610 jours

Séoul en novembre : métro bondé, tteokbokki brûlant et temples oubliés

Nous avons débarqué à l'aéroport d'Incheon un mardi matin, complètement décalés. Le bus express n° 6015 nous a menés jusqu'à Gangnam en 75 minutes pour 14 000 wons. Premier choc : l'odeur du smog, mélange étrange de gaz…

M8
Publié le
10 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Nous avons débarqué à l'aéroport d'Incheon un mardi matin, complètement décalés. Le bus express n° 6015 nous a menés jusqu'à Gangnam en 75 minutes pour 14 000 wons. Premier choc : l'odeur du smog, mélange étrange de gaz d'échappement et d'huile de friture. Rien à voir avec les photos Instagram du guidebook. L'hôtel, le Stay Hotel Myeongdong, était correct mais minuscule. Chambre 512, tellement exiguë qu'on ne pouvait ouvrir nos deux valises en même temps. Première nuit chaotique : décalage horaire + sirènes à 3 h du matin (alerte bidon pour test national, apparemment habituel). Jours 2-3 : le choc du métroMercredi, nous nous sommes jetés dans la ligne 2 du métro de Séoul. C'est là qu'on a vraiment compris la densité : des corps compressés, des ados qui dormaient debout, et des femmes avec des masques surgélés sur le visage (tendance beauté coréenne). Nous avons débarqué à Gangnam Station, pris un verre de yuzu citron à 7 500 wons dans un convenience store GS25. Le goût était aigre, presque chimique, mais addictif. Le marché de Myeongdong était un piège touristique assumé. Foule dense, vendeurs agressifs avec leurs crevettes grillées. Nous avons craqué pour des tteokbokki (gâteaux de riz épicés) à 5 000 wons chez un vendeur sans nom près de Uniqlo. Ces boulettes étaient littéralement brûlantes, on s'est presque ébouillantés la langue. Le vendeur a rigolé en nous voyant faire la grimace. Jour 4 : la galère du temple JogyesaNous voulions découvrir la « vraie Corée ». Direction le temple Jogyesa dans le quartier de Jongno-gu. Erreur de correspondance à la station Myeongdong : nous avons pris la mauvaise direction et nous nous sommes retrouvés à Sadang au bout de 30 minutes. Un homme coréen d'environ 60 ans nous a aidés, gesticulant et parlant rapidement. Pas franchement aimable, mais efficace. Une fois au temple, nous avons découvert que c'était un jour de cérémonie bouddhiste, fermé aux touristes. Déçus. Nous avons marché jusqu'à Insadong, rue piétonne avec ses petites galeries et ses cafés touristiques. Un samgyetang (soupe au ginseng) nous a coûté 18 000 wons au restaurant Tosokchon. C'était savoureux, légèrement amer avec des notes de ginseng sec. La température était parfaite pour novembre, juste assez chaude pour réchauffer les mains autour du bol. Jour 5-6 : Bukchon et la vraie découverteBukchon Hanok Village était moins bondé qu'attendu. Des maisons en bois blanc et noir, des petites ruelles, des rues montantes. Nous avons trouvé un petit café caché, Mok-at, sans clients, tenu par une femme âgée. Elle nous a servi un café filtre lentement, pendant 5 minutes exactes. Aucun touristique, juste du vrai. Trois euros. Moment de calme rare. À Ewha Womans University, nous avons repéré des vitrines de boutiques alternatives et des street artists. C'est là que nous avons vraiment senti quelque chose : des jeunes Coréens créatifs, loin des clichés K-pop. Un restaurant végétarien clandestin au sous-sol proposait des bibimbap sans œuf à 9 000 wons. Nous l'avons trouvé par hasard en suivant une fille avec un t-shirt de groupe alternatif. Jours 7-10 : chaînes, temples et nostalgieNous avons visité Gyeongbokgung Palace. Les gardes en costumes Joseon étaient figés, presque effrayants. Le palais lui-même était bien restauré, peut-être trop. À la sortie, street food de tteokbokki, gâteaux de riz coréens dans une sauce rouge et sucrée à 4 500 wons. Nous en avons mangé deux portions. Le quartier de Hongdae était plus vivant, plus graffitis, plus cafés hipster. Peut-être trop branché pour nous. Les prix avaient grimpé (cappuccino à 6 euros), la foule était plus jeune et branchée. Nous nous sommes sentis hors place. Dernier jour, nous avons pris un taxi pour Namsan. Vue sur la ville depuis la tour N Seoul Tower, fermée pour travaux. Petit hôtel de thé en bas, thé au gingembre chaud, 8 000 wons. Nous regardions les gens s'agiter en bas, tranquilles pour une fois. L'odeur du gingembre était douce et apaisante, presque médicale. Les trajets en métro ont été physiquement éprouvants. Pas de places assises, toujours debout, même 20 minutes. Les femmes enceintes ou âgées ont des sièges réservés, respectés. Les Coréens ne sourient pas, ne parlent pas fort. C'est déroutant quand on vient d'Europe.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Bus express n° 6015 depuis Incheon : vraie vie locale, 75 min pour 14 000 wons

2

Tteokbokki chez le vendeur sans nom à Myeongdong : brûlant, authentique, 5 000 wons

3

Café Mok-at à Bukchon : filtré à la main par une femme âgée, silence de temple urbain

4

Ligne 2 du métro aux heures de pointe : l'endroit où les touristes comprennent vraiment la densité

5

Insadong pour Samgyetang au restaurant Tosokchon : soupe au ginseng chaude, 18 000 wons

Album · 9 photos

Photos — Séoul

Séoul en novembre : métro bondé, tteokbokki brûlant et temples oubliés
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Conclusion

Et au final.

Séoul n'est pas touristique mais surpeuplée. Nous avons eu des moments d'authenticité, loin des attractions principales, dans les petits restos sans enseignes et les cafés cachés. Le prix était raisonnable, sauf pour les zones touristiques. Par contre, la barrière linguistique a été plus difficile que prévu, et nous aurions aimé un peu plus de sourires.

En résumé

Avis Séoul : carnet de voyage de 10 jours par marcantonin-87

Destination
Séoul
Pays
Corée du sud
Durée
10 jours
Période
novembre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcantonin-87
L'essentiel

Séoul en bref

Pourquoi choisir Séoul

  • Découvertes authentiques dans les petits cafés et restos cachés loin des circuits touristiques
  • Métro efficace et inexpensif pour explorer la ville facilement et rapidement
  • Street food délicieuse et bon marché avec des saveurs uniques comme le tteokbokki
  • Architecture traditionnelle préservée dans Bukchon Hanok Village et temples bouddhistes
  • Novembre offre une météo parfaite, ni trop chaud ni trop froid pour explorer à pied

Pour qui ?

  • Voyageurs en quête d'authenticité et de découvertes hors des sentiers battus
  • Couples cherchant des moments de calme dans des cafés cachés
  • Amateurs de gastronomie urbaine et de street food épicée
  • Jeunes voyageurs intéressés par la culture alternative et créative coréenne
  • Photographes attirés par l'architecture traditionnelle et l'énergie urbaine

À éviter si…

  • Vous cherchez une expérience calme et peu dense : Séoul est surpeuplé et le métro est éprouvant
  • Vous attendez un accueil chaleureux : les Coréens sont réservés, peu souriants avec les touristes
  • Vous ne parlez pas anglais : la barrière linguistique peut être frustrante
  • Vous avez une sensibilité respiratoire : le smog et la pollution sont notables en novembre
À découvrir aussi
Gangnam StationAéroport d'IncheonLigne 2 du métro de SéoulQuartier Jongno-guTemple JogyesaInsadongBukchon Hanok VillageEwha Womans UniversityGyeongbokgung PalaceHongdaeNamsanTour N Seoul Tower

Photos communautaires : Séoul

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Insa-Dong - Séoul Corée du Sud
Insa-Dong - Séoul Corée du Sud
© kama17
La forteresse Hwaseong (Suwon, Corée du sud)
La forteresse Hwaseong (Suwon, Corée du sud)
© dalbera
Ben Heine Solo Exhibition at Hyehwa Art Center in Seoul, South Korea
Ben Heine Solo Exhibition at Hyehwa Art Center in Seoul, South Korea
© Ben Heine
La forteresse Hwaseong (Suwon, Corée du sud)
La forteresse Hwaseong (Suwon, Corée du sud)
© dalbera
La forteresse Hwaseong (Suwon, Corée du sud)
La forteresse Hwaseong (Suwon, Corée du sud)
© dalbera
Le port sud de Busan (Corée du sud)
Le port sud de Busan (Corée du sud)
© dalbera
La forteresse Hwaseong (Suwon, Corée du sud)
La forteresse Hwaseong (Suwon, Corée du sud)
© dalbera
talk to the hand...
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© mariej55quebec
Questions fréquentes

FAQ — Séoul

Comment se déplacer de l'aéroport d'Incheon au centre de Séoul ?

Le bus express n° 6015 relie l'aéroport à Gangnam en 75 minutes pour 14 000 wons. C'est l'option la plus économique et directe pour rejoindre le centre sans intermédiaire. Le métro est également disponible mais moins direct depuis l'aéroport.

À quoi s'attendre concernant le métro de Séoul ?

Le métro est extrêmement dense, particulièrement en novembre et aux heures de pointe. Préparez-vous à être compressé, sans places assises disponibles. Rassurez-vous : les sièges réservés pour les femmes enceintes et les personnes âgées sont respectés. Les trajets peuvent durer 20-30 minutes debout.

Où manger les meilleurs tteokbokki à Séoul ?

Les meilleures adresses sont les petits vendeurs de rue sans enseigne, notamment près de Myeongdong et Gyeongbokgung Palace, à 4 500-5 000 wons. Attention : ils sont brûlants et épicés. Les grandes chaînes touristiques du marché de Myeongdong sont à éviter pour l'authenticité.

Quels quartiers offrent une expérience authentique loin des touristes ?

Bukchon Hanok Village propose des maisons traditionnelles et des petits cafés cachés comme Mok-at. Ewha Womans University attire des artistes locaux et des jeunes créatifs. Ces zones sont moins bondées que Gangnam ou Myeongdong et plus représentatives de la vraie Corée.

Quel est le meilleur moment pour visiter Séoul en novembre ?

Novembre offre une température agréable, juste assez chaude pour manger dehors confortablement. C'est une bonne période pour éviter l'été étouffant et l'hiver glacial. Attention : le smog peut être présent, mélange de gaz d'échappement et pollution locale.

Combien coûte un repas typique à Séoul ?

Les petits restos sans enseigne proposent des plats entre 5 000 et 18 000 wons (samgyetang à 18 000 wons, tteokbokki à 5 000 wons, bibimbap végétarien à 9 000 wons). Les zones touristiques comme Hongdae affichent des prix européens (cappuccino à 6 euros).

La barrière linguistique est-elle problématique ?

Oui, elle peut être plus difficile que prévu pour les francophones. Les Coréens ne parlent pas fort et ne sont pas particulièrement souriants avec les étrangers. Cependant, les Coréens d'âge moyen peuvent vous aider avec des gestes efficaces si vous êtes perdu.

Y a-t-il des alarmes ou bruits inhabituels à Séoul ?

Des sirènes d'alerte bidon sont habituelles à 3h du matin pour les tests d'alerte nucléaire nationaux. C'est normal et sans danger. Prévoir des bouchons d'oreille ou accepter les nuits brèves.