Comment ça s'est passé.
On a atterri à l'aéroport Arturo Merino Benítez le 14 mars à 22h30, complètement éreintés après 14 heures de vol avec LATAM. Le taxi depuis le terminal jusqu'à notre hôtel à Providencia, le Singular Santiago (rue Lastarria), nous a coûté 35 000 pesos (environ 40 euros). Le chauffeur parlait à peine anglais, on s'est perdu une fois dans le quartier bohème. Les trois premiers jours à Santiago ont été... mitigés, disons. On s'est levés à 6h du matin pour visiter la Moneda, le palais présidentiel, mais on n'a trouvé que des files d'attente. On a préféré errer dans le marché Central vers 8h30 : l'odeur du poisson cru mélangée au sel marin était écrasante, un peu étouffante même. On a commandé un pastel de choclo chez une dame âgée au comptoir du fond (6 500 pesos), c'était bon mais gras. Le goût sucré du maïs écrasé mélangé à la viande a persisté toute la matinée. Le moment marquant : le bus n° 5 qu'on a pris pour monter à Cerro San Cristóbal. On a cru payer le chauffeur directement, mais il fallait utiliser la tarjeta BIP. L'homme derrière nous s'est énervé, a crié quelque chose qu'on n'a pas compris. On s'est sentis vraiment stupides. Heureusement, une fille avec un sac à dos nous a expliqué où acheter la carte à la station de métro. Au sommet, vers 16h, on a eu la vue sur la cordillère des Andes au loin, légèrement voilée par la pollution urbaine. On a mangé à El Huerto (avenue Lastarria, resto vegan) : empanadas aux courges (7 200 pesos), service très lent mais gentil. La propriétaire, elle-même chilienne, nous a parlé des problèmes de l'eau en Atacama. Ça nous a intrigués. Le vol interne avec Sky Airline vers San Pedro de Atacama le 17 mars matin a déchiré nos oreilles au décollage. La température en montant l'avion à Santiago : 28°C, moite. En arrivant à Atacama, 19°C et l'air sec, vraiment sec. On l'a senti immédiatement sur les lèvres. On a logé à la Explora Atacama (lodge tout compris) : 4 nuits à 3 500 dollars pour deux (c'était cher). Mais le demi-groupe organisé a vraiment fait la différence. Notre guide Rodrigo, un homme d'une soixantaine d'années, nous a menés au coucher de soleil sur les dunes de Tatio à 6h du matin. Froid cinglant, mon manteau de mi-saison ne suffisait pas. Le bruit du vent dans les roches était hypnotisant. On a mangé au lodge : plats chiliens simples, portions généreuses. Un ragoût de lama un soir (délicieux, goût assez neutre finalement). La caldillo de congrio, une soupe de poisson local, fumait tellement qu'on voyait à peine dans la salle à manger. La fraîcheur de la salade de tomates locales contrastait avec ça. Trois jours à explorer les lagunes : Laguna Cejar (très salée, on flottait), Ojos del Salar (deux trous d'eau turquoise). Les flamants roses étaient bien là, nombreux. Le dernier jour, Rodrigo nous a avoué qu'il n'y avait eu presque pas de touristes pendant la pandémie, que sa femme avait dû partir travailler à Santiago. On s'est senti un peu coupables de tourner en bus climatisé pendant qu'il y avait une sécheresse. On a pris le bus de retour à Santiago avec Turbus le 21 mars, 24 heures de route quasi nonstop. Pas recommandé. On est arrivés cramés, on a peu dormi, le chauffeur klaxonnait régulièrement. Dernier jour à Santiago : on a eu juste le temps de boire un café au Café Caribe avant de filer vers l'aéroport. Un café crème dense, très sucré comme ils les font là-bas. On s'est trompés de bus (le 228 au lieu du 225), on a manqué notre vol de justesse.
Les bons plans repérés sur place.
Marché Central à Santiago (8h30 du matin, arrivez tôt, odeur du poisson incontournable)
Cerro San Cristóbal avec le bus BIP (achetez la carte de transport avant de monter)
Laguna Cejar à San Pedro (prévoir crème solaire haute protection, eau à 30°C)
Lever de soleil aux dunes de Tatio avec un guide local (froid intense, couche thermique obligatoire)
Caldillo de congrio au restaurant du lodge (soupe de poisson chilienne, mieux qu'en ville)
Et au final.
Le Chili, c'est vaste et il faut choisir. Santiago nous a un peu déçus : trop grande, trop pollution, trop chaos. L'Atacama en revanche a vraiment frappé : ce silence, ces couleurs impossibles, cette impression d'être ailleurs. Mais préparez-vous à des prix touristiques élevés et à des trajets épuisants.