Santiago et l'Atacama : entre métropole chaotique et désert minéral
CarnetChili202612 jours

Santiago et l'Atacama : entre métropole chaotique et désert minéral

On a atterri à l'aéroport Arturo Merino Benítez le 14 mars à 22h30, complètement éreintés après 14 heures de vol avec LATAM. Le taxi depuis le terminal jusqu'à notre hôtel à Providencia, le Singular Santiago (rue…

ML
Publié le
12 jours4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

On a atterri à l'aéroport Arturo Merino Benítez le 14 mars à 22h30, complètement éreintés après 14 heures de vol avec LATAM. Le taxi depuis le terminal jusqu'à notre hôtel à Providencia, le Singular Santiago (rue Lastarria), nous a coûté 35 000 pesos (environ 40 euros). Le chauffeur parlait à peine anglais, on s'est perdu une fois dans le quartier bohème. Les trois premiers jours à Santiago ont été... mitigés, disons. On s'est levés à 6h du matin pour visiter la Moneda, le palais présidentiel, mais on n'a trouvé que des files d'attente. On a préféré errer dans le marché Central vers 8h30 : l'odeur du poisson cru mélangée au sel marin était écrasante, un peu étouffante même. On a commandé un pastel de choclo chez une dame âgée au comptoir du fond (6 500 pesos), c'était bon mais gras. Le goût sucré du maïs écrasé mélangé à la viande a persisté toute la matinée. Le moment marquant : le bus n° 5 qu'on a pris pour monter à Cerro San Cristóbal. On a cru payer le chauffeur directement, mais il fallait utiliser la tarjeta BIP. L'homme derrière nous s'est énervé, a crié quelque chose qu'on n'a pas compris. On s'est sentis vraiment stupides. Heureusement, une fille avec un sac à dos nous a expliqué où acheter la carte à la station de métro. Au sommet, vers 16h, on a eu la vue sur la cordillère des Andes au loin, légèrement voilée par la pollution urbaine. On a mangé à El Huerto (avenue Lastarria, resto vegan) : empanadas aux courges (7 200 pesos), service très lent mais gentil. La propriétaire, elle-même chilienne, nous a parlé des problèmes de l'eau en Atacama. Ça nous a intrigués. Le vol interne avec Sky Airline vers San Pedro de Atacama le 17 mars matin a déchiré nos oreilles au décollage. La température en montant l'avion à Santiago : 28°C, moite. En arrivant à Atacama, 19°C et l'air sec, vraiment sec. On l'a senti immédiatement sur les lèvres. On a logé à la Explora Atacama (lodge tout compris) : 4 nuits à 3 500 dollars pour deux (c'était cher). Mais le demi-groupe organisé a vraiment fait la différence. Notre guide Rodrigo, un homme d'une soixantaine d'années, nous a menés au coucher de soleil sur les dunes de Tatio à 6h du matin. Froid cinglant, mon manteau de mi-saison ne suffisait pas. Le bruit du vent dans les roches était hypnotisant. On a mangé au lodge : plats chiliens simples, portions généreuses. Un ragoût de lama un soir (délicieux, goût assez neutre finalement). La caldillo de congrio, une soupe de poisson local, fumait tellement qu'on voyait à peine dans la salle à manger. La fraîcheur de la salade de tomates locales contrastait avec ça. Trois jours à explorer les lagunes : Laguna Cejar (très salée, on flottait), Ojos del Salar (deux trous d'eau turquoise). Les flamants roses étaient bien là, nombreux. Le dernier jour, Rodrigo nous a avoué qu'il n'y avait eu presque pas de touristes pendant la pandémie, que sa femme avait dû partir travailler à Santiago. On s'est senti un peu coupables de tourner en bus climatisé pendant qu'il y avait une sécheresse. On a pris le bus de retour à Santiago avec Turbus le 21 mars, 24 heures de route quasi nonstop. Pas recommandé. On est arrivés cramés, on a peu dormi, le chauffeur klaxonnait régulièrement. Dernier jour à Santiago : on a eu juste le temps de boire un café au Café Caribe avant de filer vers l'aéroport. Un café crème dense, très sucré comme ils les font là-bas. On s'est trompés de bus (le 228 au lieu du 225), on a manqué notre vol de justesse.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Marché Central à Santiago (8h30 du matin, arrivez tôt, odeur du poisson incontournable)

2

Cerro San Cristóbal avec le bus BIP (achetez la carte de transport avant de monter)

3

Laguna Cejar à San Pedro (prévoir crème solaire haute protection, eau à 30°C)

4

Lever de soleil aux dunes de Tatio avec un guide local (froid intense, couche thermique obligatoire)

5

Caldillo de congrio au restaurant du lodge (soupe de poisson chilienne, mieux qu'en ville)

Conclusion

Et au final.

Le Chili, c'est vaste et il faut choisir. Santiago nous a un peu déçus : trop grande, trop pollution, trop chaos. L'Atacama en revanche a vraiment frappé : ce silence, ces couleurs impossibles, cette impression d'être ailleurs. Mais préparez-vous à des prix touristiques élevés et à des trajets épuisants.

En résumé

Avis Santiago / San Pedro de Atacama : carnet de voyage de 12 jours par marcantoine-lyon

Destination
Santiago / San Pedro de Atacama
Pays
Chili
Durée
12 jours
Période
mars · Printemps
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcantoine-lyon
L'essentiel

Santiago / San Pedro de Atacama en bref

Pourquoi choisir Santiago / San Pedro de Atacama

  • Contraste absolu entre chaos urbain santiaguais et silence minéral de l'Atacama
  • Paysages désertiques surréalistes : lagunes turquoise, dunes dorées, flamants roses
  • Guides locaux passionnés comme Rodrigo offrant expériences semi-privées inoubliables
  • Cuisine chilienne authentique : plats traditionnels à base de lama et poissons locaux
  • Accessibilité aérienne facile avec vols internes rapides depuis l'aéroport Arturo Merino Benítez

Pour qui ?

  • Couples cherchant contraste nature-urbain
  • Voyageurs en quête de solitude et paysages extrêmes
  • Explorateurs intéressés par écosystèmes désertiques fragiles
  • Personnes appréciant tourisme semi-organisé haut de gamme
  • Amateurs de gastronomie locale et rencontres authentiques

À éviter si…

  • Vous avez un budget très serré : les lodges Atacama coûtent minimum 3500 dollars
  • Vous redoutez les longs trajets : 24 heures de bus entre Santiago et Atacama
  • Vous souffrez du froid : mornings à Tatio nécessitent manteau épais, vent cinglant
  • Vous préférez la sécurité routière garantie : trajets aériens et bus locaux exigent adaptation
À découvrir aussi
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Questions fréquentes

FAQ — Santiago / San Pedro de Atacama

Quel est le meilleur moyen de se déplacer à Santiago ?

Le métro et les bus sont bon marché mais nécessitent une tarjeta BIP. Les taxis coûtent environ 40 euros depuis l'aéroport. Attention : le chauffeur de bus n'accepte pas les espèces directes. Errer dans les quartiers comme Providencia ou le marché Central se fait à pied.

Combien coûte une nuit à San Pedro de Atacama ?

Le lodge Explora Atacama propose des forfaits tout compris à 3500 dollars pour 4 nuits pour deux personnes. Les prix touristiques sont élevés mais incluent repas, guide et transport. D'autres options moins chères existent en ville.

Quel temps fait-il à Atacama en mars ?

Climat très sec et ensoleillé avec des températures de 19°C environ. Les matins aux dunes de Tatio sont glaciaux malgré l'apparence désertique : prévoir un manteau chaud. La différence avec Santiago (28°C) est frappante.

Est-il possible de voir des flamants roses en Atacama ?

Oui, les lagunes comme Cejar et Ojos del Salar abritent des flamants roses nombreux et visibles. Ces lagunes sont accessibles via des excursions organisées, dont Cejar est fameuse pour sa très haute salinité permettant de flotter.

Vaut-il mieux prendre l'avion ou le bus entre Santiago et Atacama ?

L'avion est préférable : Sky Airline propose des vols internes rapides. Le bus Turbus offre 24 heures de trajet quasi nonstop, très fatigant et non recommandé. La différence climatique (28°C à Santiago, 19°C à Atacama) se ressent immédiatement.

Quels plats locaux essayer au Chili ?

Santiago : pastel de choclo (maïs écrasé sucré avec viande) au marché Central, empanadas aux courges. Atacama : ragoût de lama avec goût neutre, caldillo de congrio (soupe de poisson local très fumante), salades de tomates locales fraîches.

Quelle est la meilleure période pour visiter Santiago et Atacama ?

Mars offre des conditions acceptables : 28°C à Santiago mais pollution urbaine visible depuis Cerro San Cristóbal. Atacama en mars est sec et frais. Les guides locaux confirment que la pandémie a réduit les touristes, impactant les communautés.

Faut-il réserver longtemps à l'avance ?

Les lodges haut de gamme comme Explora Atacama se réservent longtemps d'avance et coûtent cher. Les restaurants locaux (El Huerto à Providencia) peuvent avoir des services lents. Prévoir aussi le décalage horaire après 14 heures de vol LATAM.