Samarcande et Boukhara : entre bazars étouffants et mausolées bleus
CarnetOuzbékistan202612 jours

Samarcande et Boukhara : entre bazars étouffants et mausolées bleus

Nous avons atterri à Tachkent le 14 septembre sur un vol Lufthansa bondé. L'aéroport international de Tachkent était chaotique, files d'attente au guichet des visas mal organisées, mais un agent nous a glissé le numéro…

MA
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12 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Nous avons atterri à Tachkent le 14 septembre sur un vol Lufthansa bondé. L'aéroport international de Tachkent était chaotique, files d'attente au guichet des visas mal organisées, mais un agent nous a glissé le numéro d'un taxi fiable : +998 90 123 45 67. Trente minutes plus tard, nous roulions vers le centre-ville en Chevrolet jaune datant de 2005, traversant des boulevards gris sans fin. Notre première nuit, nous avons dormi à l'hôtel Chorsu Palace (avenue Amir Temur, chambre double 65 euros). Le petit déjeuner était inclus : thé noir, pain plat, fromage blanc très salé. La chaleur à 6 h du matin était déjà étouffante, 28 degrés, l'air sec collant à la peau comme du papier de verre. Le lendemain, nous avons pris le train Afrosiab à 8 h 15 depuis la gare centrale de Tachkent jusqu'à Samarcande (3 heures, 12 euros en première classe). La climatisation du wagon ne fonctionnait pas correctement. Arrivée chaotique : vendeurs de cartes postales aux portières, enfants demandant de l'argent, bruit d'enfer. Un malentendu culturel classique s'est produit au guichet des billets : nous n'avions pas compris qu'il fallait acheter les tickets la veille. Résultat, places séparées, nous n'avions pu nous asseoir ensemble. À Samarcande, nous avons loué un minibus avec chauffeur Shavkat (65 euros par jour, téléphone : +998 93 456 78 90). Premier arrêt : la Nécropole Chakhi-Zinda (entrée 15 000 soums, soit environ 1,5 euros). L'odeur mélangée d'encens bon marché et de poussière rouge des rues nous a frappés immédiatement. Les mausolées bleu-turquoise sont impressionnants, mais l'endroit était bourré de touristes chinois. Nous nous sommes échappés par une ruelle latérale vers 10 h 30. Le déjeuner au Café Samarkand Old City, petite terrasse couverte près du Bazar Registan (adresse approximative : rue Universitetskaya) : plov ouzbek avec carottes et viande de mouton (8 euros pour deux assiettes), pain tavaline chaud sortant d'un four en briques. Le serveur nous a versé du thé sans demander, à plusieurs reprises. Nous avons appris qu'on ne refuse jamais le thé en Ouzbékistan. L'après-midi, nous nous sommes perdus en cherchant la Madrasa Cher-Dor dans le Registan. La chaleur était devenue suffocante vers 14 h, les façades bleues et or brillaient comme du verre. Une femme locale avec un foulard jaune nous a indiqué le chemin en riant : elle voyait bien qu'on était perdus. Moment marquant : entrer enfin dans la cour intérieure de la madrasa, l'air y était 5 degrés plus frais, et un silence relatif nous a enveloppés après l'agitation du dehors. Nous nous sommes assis 20 minutes sur un banc de pierre, simplement à regarder les géométries des carrelages. À Boukhara (accessible en minibus, 3 h 30, 8 euros par personne), nous avons séjourné à la guesthouse Saida (rue Nakshbandi, double chambre 40 euros, pas de climatisation, ventilateur bruyant). Le propriétaire, Ismail, nous a invités à prendre le thé le soir du 18 septembre. Nous avons accepté par politesse, mais la conversation s'est déroulée en russe qu'on comprenait à peine. Galère légère : malentendu sur le prix de la chambre, il s'avérait que 40 euros était le tarif sans petit déjeuner, contrairement à ce qu'on avait cru comprendre sur Booking. Le vieux Boukhara sent la poussière de siècles. Le bazar Lyabi-Khauz était notre repère central : c'est une place d'eau entourée de caravanserails reconvertis. Le soir du 19 septembre, vers 18 h 30, nous avons mangé des samsa (petits chaussons à la viande et oignon) chez un vendeur ambulant en face du bassin. Trois samsa pour 3 000 soums (0,30 euros). Ils venaient de la cuisson, littéralement brûlants dans les mains, la croûte croustillante, la vapeur montant directement au visage. Visite de la mosquée Bolo-Khauz le 20 septembre à l'aube (5 h 45). Nous avions payé un guide local, Rahmat, 25 euros pour deux heures. L'entrée de la mosquée nous était interdite, bien qu'il insistât. Déception là : nous nous attendions à entrer, mais les femmes non-musulmanes n'y sont pas admises. Rahmat nous a expliqué calmement les raisons. Nous nous sommes contentées de voir l'intérieur depuis la coursive, les tapis de prière d'un rouge vif, les piliers colossaux. Dernière étape, Chakhrisabz (à 90 km, accessible en marshrutka, minibus collectif, 2 heures, 2 euros). C'est le village natal de Tamerlan. Moins touristique, plus bruyant, les enfants nous harcelaient pour des bonbons. Nous avons visité les ruines du palais Ak-Saray en fin d'après-midi du 21 septembre. Les murs subsistants étaient énormes, couverts de petites tuiles bleues fragmentées. Un berger gardait des moutons contre les vestiges. Surréaliste.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Cour intérieure de la Madrasa Cher-Dor au Registan (Samarcande) : refroidissement soudain à l'abri des façades bleues

2

Samsa chauds au bazar Lyabi-Khauz à Boukhara (3 000 soums, vers 18 h 30) : la croûte croustillante, goût d'oignon caramélisé

3

Train Afrosiab Tachkent-Samarcande : première classe, 3 heures, vue sur les steppes plates monotones mais hypnotiques

4

Nécropole Chakhi-Zinda à Samarcande : les mausolées bleu turquoise, mais arriver avant 9 h pour éviter les groupes chinois

5

Marshrutka pour Chakhrisabz : expérience de transport collectif ouzbek vrai, contact direct avec les locaux

Album · 7 photos

Photos — Samarcande, Boukhara, Chakhrisabz

Samarcande et Boukhara : entre bazars étouffants et mausolées bleus
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Conclusion

Et au final.

Douze jours en Ouzbékistan nous ont donné une Asie centrale poussiéreuse, pas lisse, où la beauté architecturale cohabite avec une organisation touristique approximative. Les couleurs bleues des mausolées valaient le détour. Le manque de panneaux touristiques, la barrière de la langue (peu d'Anglais, beaucoup de Russe), et la chaleur écrasante à midi nous ont épuisés. On repartirait, mais mieux préparés.

En résumé

Avis Samarcande, Boukhara, Chakhrisabz : carnet de voyage de 12 jours par marionfromlyon

Destination
Samarcande, Boukhara, Chakhrisabz →
Pays
Ouzbékistan →
Durée
12 jours
Période
septembre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marionfromlyon →
Questions fréquentes

FAQ — Samarcande, Boukhara, Chakhrisabz

Quand partir à Samarcande, Boukhara, Chakhrisabz ?

Ce voyageur est parti en septembre (automne). Consultez la fiche climat de Samarcande, Boukhara, Chakhrisabz (Ouzbékistan) et les autres carnets de la communauté pour comparer selon la saison souhaitée.

Quel budget prévoir pour 12 jours à Samarcande, Boukhara, Chakhrisabz ?

Le budget dépend du standing (camping / hôtel / location), de la saison et du voyagiste. Lisez le récit complet ci-dessus pour les détails dépensés par ce voyageur, puis comparez avec les autres carnets de Samarcande, Boukhara, Chakhrisabz.

Que faire à Samarcande, Boukhara, Chakhrisabz ?

Découvrez les visites, activités et bonnes adresses partagées dans ce carnet. La page « Samarcande, Boukhara, Chakhrisabz » regroupe l'ensemble des carnets, hôtels et avis de la communauté Vacanceo sur cette destination.

Combien de jours pour visiter Samarcande, Boukhara, Chakhrisabz ?

Ce voyageur a passé 12 jours sur place. Selon votre rythme et vos centres d'intérêt, comptez plus ou moins. Comparez avec d'autres carnets de Samarcande, Boukhara, Chakhrisabz pour ajuster.

Comment se rendre à Samarcande, Boukhara, Chakhrisabz ?

Vol, voiture, train : le mode de transport choisi par ce voyageur est mentionné dans le récit. Consultez notre comparateur de vols et les carnets de la communauté pour les itinéraires les plus pratiques.