Riga sous la pluie de novembre : entre Art nouveau et rupture culturelle
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Riga sous la pluie de novembre : entre Art nouveau et rupture culturelle

On a débarqué à Riga un mardi gris de novembre, après un vol Ryanair depuis Marseille à 6h du matin (atterrissage 11h20 à l'aéroport Riga International). Le taxi jusqu'à l'hôtel Dome a coûté 15 euros, bien trop cher…

MA
Publié le · mis à jour le
8 jours4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

On a débarqué à Riga un mardi gris de novembre, après un vol Ryanair depuis Marseille à 6h du matin (atterrissage 11h20 à l'aéroport Riga International). Le taxi jusqu'à l'hôtel Dome a coûté 15 euros, bien trop cher pour 8 km, mais on n'avait pas de monnaie locale. Le chauffeur s'est trompé deux fois de rue. Première galère déjà. L'hôtel Dome, rue Miesnieku 4, c'était correct : chambre simple à 65 euros la nuit, petit-déj inclus (pain complet rassis, beurre, confiture). Depuis la fenêtre, vue sur la cathédrale de Riga. On s'est posé une heure avant de descendre explorer. Mercredi, levé à 6h30 pour voir le lever du soleil depuis le pont de pierre (Akmens tilts) qui traverse la Daugava. On n'a rien vu, juste du gris, du brouillard qui sentait l'humidité froide et un peu le fuel des bateaux qui passaient. Mais c'était calme. Les locaux sortaient du métro pour aller travailler, personne ne traînait. On a pris un café au Rocket Bean Café (rue Alberta 8) : un lungo à 2,50 euros, vraiment bon. Le barista était russe de Moscou, restée à Riga en 2015 pour des raisons de visa, ça change la perspective. On s'est lancé dans le quartier Art nouveau. Riga, c'est quand même 40% de bâtiments de ce style, paraît-il. On a vu une quinzaine de façades avec des décorations bizarres : masques de pierre, têtes de femmes, motifs végétaux. Rue Alberta, c'est la concentration. Mais après 30 minutes, on s'est rendu compte qu'on regardait toujours les mêmes détails. Un peu lassant, honnêtement. Jeudi, marché central (Centrala Tirgus). On y était allé sans trop y croire, mais c'était dingue. Le hall des poissons empestait la crevette et la morue fumée (odeur assez écrasante, pas agréable). On a acheté du smoked fish pour 8 euros le kilo, des petits pains noirs (rupjmaize) à 1 euro la portion. Au hall des viandes, un vendeur essayait de faire goûter des saucisses faites maison à tout le monde. On a accepté. C'était salé, avec du carvi, un goût très spécifique. Ça vous restera collé au palais deux heures. Vendredi, bus n°11 jusqu'à Sigulda (environ 45 km). Billet 3 euros pour la ligne régionale. On voulait voir le château de Sigulda et les ruines de la forteresse de Koknese. Le château, c'était fermé à cause de travaux de rénovation. On s'est fait arnaquer d'une certaine façon : le site web ne le mentionnait pas. On a vaguement exploré les extérieurs, pris des photos sans intérêt particulier. On a mangé une soupe d'orge (miežu zupa) dans une petite maison familiale, Sigulda Dine, 6 euros. C'était lourd, très lourd. Le moment où j'ai vraiment ressenti quelque chose, c'était samedi matin, en longeant le canal de Riga à vélo (location chez Velo City, rue Audēju 2, 12 euros pour 24h). L'air était humide, frais, avec une odeur de feuilles pourries et de terre. C'était novembre, personne autour, juste des cormorans qui plongeaient. On s'est arrêté en chemin, on a bu un chocolat chaud chez Lido (chaîne de cafés locale, très bon marché : 1,80 euros), et on regardait les gens passer. C'était simple mais ça m'a rappelé pourquoi on voyage : juste être ailleurs, vraiment ailleurs. On a aussi visité le Musée de l'Occupation (rue Rupniecibas 3) : gratuit le dimanche pour les résidents de l'UE. C'était violent, bien construit, mais dense. Trois heures d'expos sur l'occupation soviétique et nazie. À la sortie, on était vidés émotionnellement. Lundi, dernier jour. Restaurant Folkklubs Ala Pagrabs (rue Peldu 19) : ambiance de sous-sol lituanien rempli de touristes. On a commandé un plat de saucisses grillées avec chou aigre (rupucis) pour 12 euros. Les musiciens folkloriques jouaient à 2 mètres de nous, c'était bruyant. La femme à côté parlait suédois avec son téléphone à 100 décibels. On a quitté après 40 minutes. Au final, Riga, ce n'est pas une ville qui hurle « regardez-moi ». C'est gris, nuageux, les gens ne sourient pas facilement, la monnaie c'est l'euro depuis 2014. On n'a pas croisé d'arnaqueurs, les transports étaient ponctuels, les restaurants corrects. Mais il y a quelque chose de détaché, de post-soviétique qui reste. Pas désagréable, juste vrai.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Marché central (Centrala Tirgus) - hall des poissons fumés, goûter les saucisses du vendeur

2

Rocket Bean Café (rue Alberta 8) - lungo impeccable et discussions avec les expatriés

3

Vélo le long du canal de Riga le samedi matin - location Velo City, 12 euros par jour

4

Façades Art nouveau rue Alberta - y passer une heure suffît

5

Restaurant Folkklubs Ala Pagrabs pour les saucisses grillées rupucis, même si bruyant

Conclusion

Et au final.

Riga m'a plu sans m'enchanter. C'est un endroit honnête, sans artifices, avec des coins vraiment intéressants (le marché central, les façades art nouveau, les bords de Daugava en novembre). Ce qui m'a moins plu : le temps maussade constant et le fait que même les restaurants touristiques vous sentent coming d'une certaine distance. À refaire, oui. Avec du soleil.

En résumé

Avis Riga : carnet de voyage de 8 jours par marionvoyages42

Destination
Riga
Pays
Lettonie
Durée
8 jours
Période
novembre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marionvoyages42
L'essentiel

Riga en bref

Pourquoi choisir Riga

  • Quartier Art nouveau impressionnant concentré rue Alberta avec masques de pierre et décorations végétales
  • Marché central sensoriel avec halles de poisson, viande et produits typiques à bas prix
  • Musée de l'Occupation gratuit dimanche : histoire violente et dense bien contextualisée
  • Vélo le long du canal de Daugava en novembre : sérénité cormorans et feuilles pourries
  • Ambiance post-soviétique authentique sans superficialité touristique ni sourires forcés

Pour qui ?

  • Voyageurs quête d'authenticité et ambiance post-soviétique brute
  • Passionnés architecture Art nouveau et histoire européenne XIX-XXe siècles
  • Amateurs gastronomie locale : poisson fumé, saucisses artisanales, soupes robustes
  • Cyclistes cherchant itinéraires calmes en novembre avec peu de touristes
  • Couples désabusés par superficialité : bâtiments gris et interactions honnêtes

À éviter si…

  • Vous recherchez du soleil garanti et climat méditerranéen
  • Vous fuyez les atmosphères grises et nuageuses constantes
  • Vous attendez sourires touristiques et service obséquieux
À découvrir aussi
Aéroport Riga InternationalPont de pierre Akmens tilts sur DaugavaRue Alberta - concentration Art nouveauMarché central Centrala TirgusSigulda - château et forteresse KokneseCanal de Riga - itinéraire véloMusée Occupation rue RupniecibasCathédrale de RigaRue Peldu - Folkklubs Ala PagrabsRocket Bean Café rue AlbertaLido - chaîne cafés localeGauja National Park - région Sigulda

Photos communautaires : Riga

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Riga city under the freeze!
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© Rojs Rozentāls
Freezing and foggy morning in the city!
Freezing and foggy morning in the city!
© Rojs Rozentāls
LES TÊTES NOIRES
LES TÊTES NOIRES
© marsupilami92
North side
North side
© Rojs Rozentāls
Beauty of frost ❄
Beauty of frost ❄
© Rojs Rozentāls
Floating through the gold
Floating through the gold
© Rojs Rozentāls
Riga
Riga
© Jean & Nathalie
Riga
Riga
© Jean & Nathalie
Questions fréquentes

FAQ — Riga

Combien coûte un séjour d'une semaine à Riga ?

Comptez 65 euros par nuit pour un hôtel correct (comme le Dome) avec petit-déj inclus, 2-3 euros pour un café, 8-12 euros pour un repas traditionnel (soupe, saucisses), et 3 euros pour un bus régional vers Sigulda. Transport depuis l'aéroport : environ 15 euros en taxi. Budget journalier moyen : 80-120 euros.

Quel est le meilleur moment pour visiter Riga ?

Novembre apporte un gris constant et une humidité froide, ce qui crée une atmosphère authentique mais peu photogénique. L'auteur recommande une visite avec du soleil. Les périodes de mai à septembre seraient plus lumineuses, bien que la ville soit grise une grande partie de l'année.

Que voir absolument à Riga ?

Les façades Art nouveau de la rue Alberta (40% des bâtiments de Riga), le marché central (Centrala Tirgus) avec ses halles sensorielles, le Musée de l'Occupation soviétique et nazie (gratuit le dimanche pour résidents UE), et les berges de la Daugava à vélo en novembre.

Comment se déplacer à Riga ?

Le vélo est idéal pour explorer les berges (location 12 euros/24h via Velo City). Le bus régional n°11 atteint Sigulda en 45 km pour 3 euros. Le métro fonctionne bien. Les taxis sont fiables mais surcharger les touristes (15 euros pour 8 km).

Riga est-elle vraiment grise et déprimante ?

Oui en novembre, avec brouillard et humidité constante. Mais c'est cette grisaille qui crée l'authenticité locale : les gens ne sourient pas facilement, les restaurants gardent une distance avec les touristes, l'atmosphère reste honnête sans artifices. À découvrir pour son charme brut, pas Instagram.

Où manger traditionnel à Riga ?

Marché central pour poisson fumé, pain noir rupjmaize et saucisses faites maison. Folkklubs Ala Pagrabs (rue Peldu) pour l'expérience folklorique, mais bruyant et bondé de touristes. Petits restaurants familiaux comme Sigulda Dine offrent soupe d'orge (miežu zupa) robuste pour 6 euros.

Y a-t-il des arnaques touristiques à Riga ?

Le château de Sigulda était fermé sans indication web claire, ce qui frustre les visiteurs. Peu d'arnaqueurs repérés sinon. Transports ponctuels, restaurants corrects. Seul bémol : les taxis peuvent surcharger les touristes ignorants des tarifs locaux.

Quelle est l'influence soviétique ressentie à Riga ?

Omniprésente mais discrète. Le Musée de l'Occupation documente trois heures d'exposition dense sur les occupations nazis et soviétiques. L'ambiance générale garde une distance post-soviétique perceptible dans les interactions humaines, pas désagréable mais authentique.