Comment ça s'est passé.
Arrivée à Riga le 2 décembre à 14h15 via un vol Ryanair depuis Bordeaux. Température extérieure : 3°C, humidité qui pique les joues. Nous avons pris le bus n°22 depuis l'aéroport Riga jusqu'à la gare routière Autoosta, 2,30 euros le trajet. Le chauffeur nous a expliqué en anglais cassé où descendre ; on était les seuls touristes à bord. Première nuit à l'Old Town Boutique Hotel, rue Jauniela 25, chambre avec vue sur le Daugava. La réception était fermée à 23h—galère classique dans les petits hôtels baltes. J'ai dû appeler trois fois avant qu'une fille descende de l'étage. La vieille ville et ses odeursLe lendemain matin, levé à 7h pour explorer la vieille ville avant la foule. Les rues pavées sentaient l'humidité, mélange de goudron mouillé et de branches de sapin décorées partout pour Noël. Nous avons marché jusqu'à la Cathédrale de Riga (Doma baznīca) en passant par la place Livu, où un marché de Noël vendait des gâteaux au miel à 3,50 euros la part. Goût poivré, sucré, pas mauvais. L'architecture Art nouveau de la rue Alberta (Alberta iela) nous a surpris : des façades ornementées orange et grise, avec des visages sculptés qui regardent vers la rue. On a compté environ 14 immeubles de ce style sur deux pâtés de maisons. C'est dense, lourd, un peu oppressant par temps gris. Restaurant et malentenduDéjeuner au 3. Pavāru Restorāns, rue Elizabetas 2. On a commandé un pâté de foie local (Latvian pâté) avec du pain brun, assiette à 8,50 euros. Le serveur a mal compris notre demande de table « près de la fenêtre » et nous a placés au fond, près de la cuisine. Les bruits des casseroles pendant une heure entière—moment franchement énervant. La nourriture compensait un peu, saveur terreuse prononcée, texture très crémeuse. Transports et galèresNous avions acheté des tickets de tram pour trois jours auprès du vendeur ambulant place Doma pour 8 euros par personne. Le tram n°11 relie le centre à la périphérie, départ toutes les 7-8 minutes. Jeudi matin, le tram était arrêté sans avertissement. On a attendu 22 minutes avant de trouver un bus de remplacement (bus n°3). Personne ne parlait anglais à l'arrêt. J'ai montré mon téléphone avec une capture d'écran Google Translate. Pas l'expérience la plus fluide. Visite au marché central (Centrāltirgus) : cinq bâtiments anciens bourrés de produits locaux. Senteur intense de poisson fumé et de fromage fermier. Nous avons acheté du fromage blanc letton (Jāņu siers) à 12 euros le kilo—salé, avec des grains de sel visibles. Les vendeurs portaient tous des vêtements traditionnels les jours de fin de semaine. Moments marquantsMardi soir, nous sommes restés sur les berges du Daugava après 17h, moment du coucher de soleil (16h45 en décembre). Le fleuve était orange-rosé, immobile, froid à vous geler les pieds. Un groupe de musiciens jouait de l'accordéon près du pont de pierre (Akmens tilts). C'est là qu'on a vraiment senti qu'on n'était pas dans une capitale « classique »—plus silencieux, plus lent. Visite du musée du moteur (motormuzejs) samedi matin. Entrée 5 euros par personne. Collection d'anciennes motos soviétiques et de voitures Lada. Guide letton très pointilleux sur les photos interdites dans certaines salles (règle débile selon moi, mais les règles sont les règles). Dernière soirée au bar Ala Pagrabs, rue Pils 9, petit restaurant cave avec des tables en bois brut. On a pris de la bière locale (Aldaris) à 3,20 euros la pinte et un ragoût de chevreuil à 14 euros. L'endroit était bondé de Lettons, très peu de touristes. Ambiance bruyante mais chaleureuse. Les gens riaient fort en letton, on était complètement paumés mais contents.
Les bons plans repérés sur place.
Rue Alberta (Alberta iela) pour les façades Art nouveau — 14 immeubles entre les numéros 2 et 13
Marché central (Centrāltirgus) secteur poisson — arrive avant 14h pour la sélection maximale
Tram n°11 jusqu'à Vecāķi pour voir les anciennes villas en bois lettones — 30 min de centre-ville
Bar Ala Pagrabs rue Pils 9 — ragoût de chevreuil et bière Aldaris pas cher, clientèle locale
Berges du Daugava au coucher de soleil (16h45 décembre) — moment calme, musiciens d'accordéon intermittents
Photos — Riga
Et au final.
Riga surprend : moins touristique que Tallinn, plus rude aussi. L'architecture est réelle et captivante, pas une façade pour cartes postales. Moins apprecié : les services clients peu habitués aux touristes et le climat vraiment gris en décembre. À refaire en mai probablement.
