Quito et la Vallée de l'Oriente : entre volcans et jungle humide
CarnetEquateur202612 jours

Quito et la Vallée de l'Oriente : entre volcans et jungle humide

Nous avons atterri à Quito le 15 septembre à 14h30 sur le vol Iberia IB6845. L'aéroport de Mariscal Sucre était chaotique, les douaniers ont pris 45 minutes pour 20 personnes. Première déception : le taxi n'était pas…

ML
Publié le · mis à jour le
12 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Nous avons atterri à Quito le 15 septembre à 14h30 sur le vol Iberia IB6845. L'aéroport de Mariscal Sucre était chaotique, les douaniers ont pris 45 minutes pour 20 personnes. Première déception : le taxi n'était pas celui commandé à l'hôtel, et le chauffeur s'est trompé deux fois avant d'arriver au Patio Andaluz, petit hôtel colonial dans le Centro Histórico. La chambre sentait l'humidité et le bois ciré ; j'ai ouvert la fenêtre sur la Calle García Moreno à 16h, juste à temps pour entendre les vendeurs de fruits qui criaient « frutas frescas » depuis la rue. Premiers jours à Quito : le Centre Historique et ses embûches Nous avons exploré la vieille ville à pied. La Basilica del Voto Nacional nous a pris deux heures, avec ses tours gothiques et la vue épuisante du haut des escaliers. J'ai eu le souffle court à 2 850 mètres d'altitude ; même au repos, j'ai senti mon cœur taper fort pendant deux jours. Au restaurant Casa Cultura, en bas de la rue Rocafuerte, nous avons mangé un locro de papas (ragoût de pommes de terre et fromage) pour 8 dollars. C'était lourd, goûteux, trop salé pour moi, mais Mélissa a adoré. Jeudi matin, levés à 5h30 pour la visite guidée au Marché San Francisco. Le guide, Carlos, nous a emmenés entre les étals : odeur saturée de coriandre, curcuma et viande crue. Nous avons goûté une empanada de queso chaude, sortie de la friteuse, à 1,50 dollars. Un moment honnête, sans filtre touristique. Mais on a reçu des regards appuyés quand on a demandé le prix en anglais ; Carlos nous a rappelé fermement qu'ici on parle d'abord espagnol. Samedi, nous voulions visiter la Mitad del Mundo (monument équateur à 22 km au nord). Les bus locaux sont impossibles si on n'a pas l'habitude : nous avons pris le bus 2B au terminus du Parque Bicentenario à 8h15, écrits sur un petit ticket rose. Deux femmes âgées nous ont cédé les sièges. Arrivés au monument à 9h50, déçus : c'est une tour touristique de béton gris entourée de petits restaurants de routiers. Nous avons mangé une cecina con yuca (viande salée et manioc frit) pour 7 dollars. Tarif touristique clairement affiché. L'Oriente : trois jours en jungle Nous avons pris un vol domestique TAME (TK 441, 7h20) lundi matin vers Coca. La piste d'atterrissage en terre rouge, la chaleur moite qui vous saute à la figure dès la porte de l'avion : 28°C et 90% d'humidité. Nous avions réservé un lodge communautaire Kichwa à 45 km de la ville, géré par la famille Alomoto. Deux heures de pirogue sur le rio Aguarico, guide Javier qui parlait bas et désignait les singes rouges avec discrétion. Au lodge, trois cabanes en bois, murs très fins. La nuit, les bruits : insectes invisibles, appels d'oiseaux inconnus, une fois un animal plus gros qui n'a pas sûrement pas cherché la bagarre. Nourriture simple mais très bonne : riz, poisson du jour (un bocachico), soupe de plantain. Pas de prix affiché ; nous avons payé 45 dollars par personne et par jour, tout inclus. Javier nous a montré des traces de jaguar le matin du mercredi ; jamais vu la bête, mais la tension dans le groupe était réelle. Le moment le plus fort : jeudi à l'aube, immersion dans la forêt avec les femmes Kichwa pour cueillir des racines médicinales. María, 67 ans, nous a montré comment reconnaître les plantes. Gout amer dans la bouche quand elle nous a fait mâcher une écorce pour la digestion. Pas de photo, pas de mise en scène. Deux heures de marche silencieuse. Une vraie conversation ensuite avec Javier : il m'a expliqué que le tourisme l'aide, mais que le pipeline pétrolier du côté nord détruit tout. Ambiance un peu lourde. Retour et repos Retour à Quito vendredi. Accélération cardiaque et mal de tête pendant 24h à cause du changement d'altitude. Nous avons passé samedi et dimanche au Café Cultura, petit hôtel-café rue Espejo où on paye 4 dollars le café mais où l'ambiance est calme. Lire, marcher doucement, manger des tamales le matin. Deux touristes canadiens nous ont dit que le moment le plus touristique de Quito, c'est ce café lui-même. Peut-être qu'ils ont raison. Dernier dîner au Zazu, restaurant à ciel ouvert sur les hauteurs de Mariscal. Vue assez belle sur les toits, lampes suspendues. Plat principal à 18 dollars. Qualité correcte, pas révolutionnaire. Décalage avec l'ensemble du voyage : le resto touristique aisé nous a paru très loin de María dans la forêt.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Marché San Francisco à Quito, tôt le matin (5h30), avec un guide local qui parle l'espagnol d'abord

2

Rio Aguarico depuis Coca, pirogue avec guide Javier du lodge Alomoto, trois jours complets en forêt Kichwa

3

Basilica del Voto Nacional, vue haute + escaliers qui essoufflent, restaurant Casa Cultura en bas pour le locro

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Bus 2B local depuis Parque Bicentenario, ticket rose, experience de transport équatorien réel

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Petit café Cultura rue Espejo pour se reposer et oublier le tourisme de masse

Album · 6 photos

Photos — Quito

Quito et la Vallée de l'Oriente : entre volcans et jungle humide
Quito — 2
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Conclusion

Et au final.

L'Équateur nous a donné ce qu'on cherchait : altitude, jungle, rencontres vraies, sentiment qu'on sortait des sentiers balisés. Mais Quito centre-ville reste très touristique et morcellement. Le coût total des 12 jours (2 300 euros à deux, vols compris) a vite rongé notre budget sur place. Je recommande le pays, mais en sortant des villes, c'est plus intéressant.

En résumé

Avis Quito : carnet de voyage de 12 jours par marcelv-lyon

Destination
Quito →
Pays
Equateur →
Durée
12 jours
Période
septembre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcelv-lyon →
L'essentiel

Quito en bref

Pourquoi choisir Quito

  • Accès direct à la jungle amazonienne depuis une capitale à 2 850 m d'altitude
  • Rencontres authentiques avec les communautés Kichwa loin des circuits massiés
  • Centre Historique colonial bien préservé avec monuments gothiques impressionnants
  • Coût très abordable : repas authentiques, lodges et transports à bas prix
  • Contraste unique entre tourisme urbain et immersion nature profonde en 12 jours

Pour qui ?

  • Couples cherchant l'authenticité loin du tourisme de masse
  • Voyageurs intéressés par l'écologie et l'impact environnemental
  • Aventuriers tolérants à l'humidité et aux bruits nocturnes
  • Explorateurs d'histoire coloniale avec bonne résistance cardiaque
  • Budgets serrés acceptant les conditions spartiates en lodge

À éviter si…

  • Vous avez des problèmes cardiaques ou respiratoires (altitude 2 850 m)
  • Vous cherchez le confort hôtelier ou la gastronomie raffinée
  • L'humidité extrême (90%) et les bruits d'animaux nocturnes vous effraient
  • Vous n'acceptez pas les tarifs touristiques affichés sans négociation possible
À découvrir aussi
Basilica del Voto NacionalCentro Histórico de QuitoMarché San FranciscoMitad del MundoOriente équatorienRio AguaricoParque BicentenarioAéroport Mariscal SucreJungle amazonienneCoca (ville de l'Oriente)Vallée de l'OrienteParc Yasuni (région concernée par les pipelines pétroliers)

Photos communautaires : Quito

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Quito - Capitale d'Équateur
Quito - Capitale d'Équateur
© ffigon
El Panecillo de Quito - Équateur
El Panecillo de Quito - Équateur
© ffigon
Quito (2 700 m) - Capital de l'Équateur
Quito (2 700 m) - Capital de l'Équateur
© ffigon
Complexe volcanique Pichincha au-dessus de la vallée de Quito - Équateur
Complexe volcanique Pichincha au-dessus de la vallée de Quito - Équateur
© ffigon
Pichincha au-dessus de Quito - Complexe volcanique d'Équateur
Pichincha au-dessus de Quito - Complexe volcanique d'Équateur
© ffigon
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© Véronique Mergaux
Questions fréquentes

FAQ — Quito

Quel est le meilleur moment pour visiter Quito et l'Oriente ?

L'auteur a voyagé en septembre. L'Oriente connaît une humidité très élevée (90%) toute l'année. Pour Quito, les saisons sèches (juin-juillet et septembre-octobre) sont préférables. La région équatoriale offre peu de variation saisonnière.

Comment se déplacer à Quito sans connaître la ville ?

Les bus locaux (comme le 2B) sont peu intuitifs pour les touristes. L'auteur recommande de commander un taxi via l'hôtel plutôt que dans la rue. La marche à pied dans le Centro Histórico est possible mais demande de l'endurance en altitude (2 850 m).

Quel budget prévoir pour 12 jours en Équateur ?

Pour deux personnes avec vols, comptez environ 2 300 euros. Sur place, les repas au marché (1,50-8 dollars), les lodges en jungle (45 dollars/jour) et les restaurants touristiques (18 dollars) offrent une gamme variée selon le confort recherché.

Faut-il craindre le mal de l'altitude à Quito ?

Oui. L'auteur a ressenti un essoufflement à 2 850 m et des palpitations pendant deux jours. Le retour de l'Oriente (28°C, basse altitude) provoque inversement des maux de tête et une accélération cardiaque pendant 24h.

Que visiter au marché San Francisco de Quito ?

Marché authentique avec étals de fruits, épices (coriandre, curcuma) et viande fraîche. L'accès guidé (avec Carlos par exemple) offre une expérience sans filtre touristique. Les empanadas de queso chaudes coûtent 1,50 dollars. Parlez espagnol : l'anglais peut créer des résistances.

L'excursion à la Mitad del Mundo vaut-elle le coup ?

Selon l'auteur, non : c'est une tour en béton gris touristique à 22 km au nord, entourée de petits restaurants sans charme. À réserver pour les voyageurs très intéressés par les symboles géographiques.

Peut-on vraiment voir des jaguars en lodge Kichwa ?

L'auteur n'a jamais vu le jaguar, mais le guide Javier a montré des traces. La tension était palpable dans le groupe. Les rencontres animalières ne sont pas garanties, même si les bruits nocturnes (insectes, oiseaux, animaux inconnus) sont constants.

Qu'apporte une expérience avec les femmes Kichwa en forêt ?

L'immersion à l'aube pour cueillir des racines médicinales est le moment fort du voyage selon l'auteur. María (67 ans) enseigne la reconnaissance des plantes de façon brute, sans mise en scène. C'est une conversation directe sur l'impact du pipeline pétrolier sur le territoire.