Comment ça s'est passé.
Levés à 5 h du matin sur la Plaza Grande de Quito, respirant l'air glacé de 2 850 mètres d'altitude. Nous avons commencé par un café au Café Cultura, petite maison coloniale transformée en café-librairie où l'espresso coûte 3 dollars. La première vraie galère : notre vol LATAM a eu deux heures de retard, nous obligeant à repérer les toilettes de l'aéroport de Mariscal Sucre pendant trois heures. Quito nous a frappés par ses contrastes. La basilique del Voto Nacional se dresse majestueusement avec ses gargouilles en forme de tortues géantes et d'iguanas. Nous y avons grimpé en suant à cause de l'altitude et de la température qui montait à 18 °C en milieu d'après-midi. À La Compañía de Jesús, église baroque du centre historique, l'odeur d'encens cohabitait bizarrement avec celle des vendeurs de fruits séchés dehors. Nous avons mangé une soupe de mondongo (tripes) au marché de San Roque pour 2,50 dollars, servi fumant dans un bol plastique jaune. Pas terrible, mais authentique. Le trajet vers la Vallée de l'Oriente nous a pris 6 h en bus Flota Pelileo, assis sur des sièges bleus étriqués. Direction Tena, ville jungle à 600 mètres d'altitude où il faisait 28 °C et l'air était moite. Nous avons séjourné à l'hôtel Hakuna Matata (80 dollars la nuit), établissement simple mais fonctionnel tenu par un couple ecuadorien sympathique. Au restaurant Las Palmeras, face à la rivière Napo, nous avons commandé une salade de palmito (cœur de palmier local) et du piraña grillé. Le poisson était sec, mais le jus de maracuyá frais pressé (1,50 dollar) a sauvé le repas. Excursion en canoë sur le Rio Napo : 8 h de navigation avec un guide quechua nommé Carlos qui a repéré un dauphin rose à 50 mètres. Les bruits de la jungle la nuit, ces sons de cigales et d'oiseaux invisibles, nous ont tenus éveillés dans notre cabaña. Petite arnaque locale : Carlos nous a demandé un pourboire de 50 dollars « pour ses frais de essence » alors que c'était inclus. Nous avons négocié à 20. Retour à Quito en bus de nuit (13 h, très long). Nous avons dormi dans la rue Foch, zone touristique avec restaurants pour étrangers. Au Zazu, restaurant fusion (plat principal 15 dollars), le mélange culinaire était honnête mais chère pour Quito. Nous avons préféré les brochettes de pincho à 1 dollar vendues par des vendeurs de rue près de la station de métro. Une journée à Otavalo, à 110 km au nord en bus (2 h, 2 dollars), marché textile réputé qui nous a déçus : trop de touristes, prix gonflés. Mais les weavings de laine étaient vraiment travaillés. Le marché central puait la sueur, les légumes pourris et la coriandre moulue. En fin de séjour, acclimatation à l'altitude : maux de tête les trois premiers jours. Nous avons acheté du coca thé (té de coca) à la pharmacie, 3 dollars la boîte, légèrement utile.
Les bons plans repérés sur place.
Basilique del Voto Nacional à Quito : grimper jusqu'aux gargouilles iguanas, vue sur la ville et montées d'adrénaline garanties
Marché de San Roque : soupe de mondongo et ambiance locale réelle, aucun touriste avant 10 h du matin
Rio Napo en canoë depuis Tena : espérer le dauphin rose, négocier ferme le pourboire guide
Café Cultura sur Plaza Grande : café espresso 3 dollars, bouquins en français, sieste sur terrasse
Route Quito-Tena en bus de jour : paysage andin vers jungle, 6 h de trajet, paysage qui change graduellement
Photos — Quito
Et au final.
L'Équateur mérite son séjour mais pas pour les raisons touristiques habituelles. Nous avons apprécié Quito malgré la pollution et l'Oriente pour l'expérience brute. Le pays reste cher comparé au Pérou ou à la Colombie. Une visite valide, à faire sans excès d'attentes.






