Comment ça s'est passé.
On a atterri à l'aéroport Mariscal Sucre le 3 novembre vers 14h30. Vol LATAM depuis Lima, trois heures de retard sur le tarmac à cause d'une histoire de carburant. En descendant de l'avion, j'ai senti cette odeur caractéristique : mélange d'herbe mouillée et de diesel. La capitale était là, à 2850 mètres d'altitude, la tête dans les nuages. Premiers jours à Quito On a pris l'autobus de l'aéroport, ligne Express Quito, 9 dollars par personne. Le chauffeur conduisait comme un fou sur la carretera à través del Valle. On a descendu à la Mariscal, vers 16h, quartier touristique mais vivant. L'hôtel Vieja Cuba, rue Reina Victoria, chambre 203 avec vue sur les toits : 45 dollars la nuit. Pas de fenêtres qui ferment correctement, mais la douche était chaude et c'était l'essentiel. Le premier soir, on s'est perdus en cherchant un restaurant. On a fini à Casa Benito, petite gargote sympa, assiette de encebollado (ragoût de boeuf haché aux oignons) avec patacones, prix : 7 dollars. Le mec en cuisine avait de la musique de salsa à fond. Ça m'a plu, cette absence de silence. Le lendemain, on a visité le centre historique. Basilica del Voto Nacional : on a grimpé les escaliers internes pendant 45 minutes, les jambes brûlaient à cause de l'altitude. La vue sur les montagnes valait le coup. Ensuite, Marché de San Roque : odeur de viande crue et de coriandre qui prenait à la gorge. J'ai acheté une poignée de fruits de la passion pour 2 dollars. Une femme m'a arnaqué sur le poids, c'est certain. Les balances n'étaient pas fiables. Excursion aux Thermes de Papallacta Jour 5, on a loué une minibus avec chauffeur, Compagnie TransAndino, 120 dollars pour la journée. Route vers l'est, à travers les nuages, franchement flippant. Les virages serrés, pas de barrière de sécurité. Le chauffeur parlait quechua avec sa radio. On a atteint les thermes vers 11h. Températures des bassins : entre 38 et 42 degrés. J'ai resté deux heures dans l'eau, c'était presque hypnotique. Déjeuner au restaurant Termas, poisson truite locale, 12 dollars. L'eau sulfureuse avait un goût désagréable, même en rinçant après. Trois jours dans la forêt d'Orellana Détail important : on a pris l'autobus Flota Pelileo vers Francisco de Orellana (Coca), départ 6 du matin depuis la gare Qorianka, ticket 28 dollars. Route atroce, poussière partout, neuf heures de trajet. En arrivant, on a trouvé notre lodge, El Auca, via Airbnb. Bungalow en bois, hamacs dehors, bruits de jungle 24/24 : singes hurleurs, insectes, pluie qui dévalait le toit en tôle ondulée. On a payé pour un tour de deux jours avec guide Raul, 80 dollars par personne. Canoë sur le Rio Napo dès 5h30. Les brumes se levaient lentement. On a vu des dauphins roses, des aras. Raul nous a montré des traces de jaguar sans en voir. Il y a eu un moment où le moteur du bateau s'est calé au milieu de l'eau noire. Panique totale pendant dix minutes. Raul a re-démarré, souriant, comme si c'était normal. Ça l'était. Nourriture basique au lodge : riz, poisson frit, bananes plantains. Pas mauvais, juste répétitif. La nuit, impossible de dormir à cause des sons. La chaleur aussi, moite et dense. Ma femme a attrapé une infection urinaire. On n'avait pas assez d'eau en bouteille. Retour à Quito deux jours plus tôt que prévu. Derniers jours : Otavalo et Ibarra De retour à la capitale, on a pris un autobus Cia. Ibarra, ligne directe vers le nord, 90 minutes. Petit village blanc d'Ibarra, rue García Moreno. On y est resté deux jours, marché le samedi matin, prix des textiles tissés : entre 15 et 40 dollars selon la taille. Otavalo, à 15 km, c'était plus touristique et moins intéressant. Marché des indiens otavalos réputé mais bondé de vendeurs agressifs. Avant de partir, repas d'adieu à Quito au Café Cultura, petite place sympa avec courette. Jus de naranja (orange pressée), café équatorien fort : 3 dollars. On a discuté avec une Française qui voyageait seule, elle avait le même avis : l'Équateur, c'est du voyage « réel », pas lissé.
Les bons plans repérés sur place.
Basilica del Voto Nacional à Quito : montée interne jusqu'au sommet, vue à 180 degrés sur toute la vallée, gratuit
Rio Napo depuis Francisco de Orellana : tour en canoë motorisé au lever du soleil, dauphins roses, possibilité de voir jaguars (même si c'est rare)
Thermes naturelles de Papallacta : bassins à température progressive, 38-42°C, restaurant sur place, à 60 km de Quito
Marché San Roque, Quito centre : vrai marché local, fruits tropicaux, viande fraîche, négociation de prix obligatoire
Route vers Coca : expérience du transport équatorien rural, paysages de montagne spectaculaires, environnement brut et non filtré
Photos — Quito
Et au final.
Deux semaines intenses, belles rencontres et paysages qui restent gravés. Ce qui m'a plu moins : la sécurité à Quito la nuit (deux fois on a dû changer de rue), et les tarifs qui augmentent vite dès qu'on ouvre la bouche avec un accent étranger. À revenir une autre saison pour mieux explorer le Galápagos et la côte.






