Comment ça s'est passé.
Arrivé le 14 janvier à 6 h 45 au Tocumen International (vol Air France via Miami), j'ai pris un taxi jaune officiel jusqu'à Casco Viejo pour 35 dollars. Le chauffeur m'a averti : « Évite les rues sans monde après 18 h, même ici. » Le quartier colonial respire la salsa et l'odeur de diesel. Première vraie gaffe : j'ai cru que le restaurant Donde José était fermé en semaine, j'ai découvert plus tard qu'il ferme le lundi et mardi. J'ai dû me contenter de ceviche mediocre à 18 dollars au Mercado de Mariscos. L'hôtel Las Clases, une petite guesthouse rue 4 Diciembre, offrait des chambres de 55 euros la nuit avec ventilateur bruyant. À 5 h 30, levé pour le lever de soleil sur le Canal au Gatun Locks. C'était décevant, honnêtement : le soleil se lève derrière les nuages, l'air est moite à 28 °C, on transpire avant même de marcher. Mais voir passer un cargo containeur norvégien dans l'écluse en direct, ça restera gravé. L'eau était d'un vert opaque, presque marron. Visite du Museo Interoceánico (entrée 5 dollars) : photos, modèles réduits, quelques documents espagnols usés. Le guide parlait vite en espagnol. J'ai compris 60 %. Puis bus Metrobús n°1 jusqu'à San Blas Beach, 50 cents le trajet. Le bus était blindé, collé contre des vendeurs de mofongo à la machette. L'odeur du plantain frit imprègne tout là-bas. Île de Taboga, excursion le 17 janvier. Ferry depuis le port de Amador (traversée 6 dollars, 1 h). Sur place : 70 maisons colorées, plage grise, eau tiède. Restaurant Ruben's servi un ceviche correct à 12 dollars. Moment dur : le retour, le ferry avait une heure de retard, surchargé. Passagers debout, climatisation qui soufflait des gaz diesel. J'ai eu mal à l'estomac après. Pipeline Road dans la zone forestière : guide local, 50 dollars pour 4 heures. On a marché 2 km dans la jungle en sueur, cherchant des toucans et des singes hurleurs. J'en ai entendu un hurler à 200 mètres, son cri électronique me glaçait les os. Aucun ne s'est montré. La température sous la canopée : étouffante, 32 °C perçus comme 40. Le sol humide colle aux chaussures. Dinners au restaurante chino Taiwan (rue central, mofongo de crevettes 9 dollars) et El Patio (Casco Viejo, ceviche blanc 16 dollars). Cocktails au Tantalo Rooftop : rhum Añejo panaméen à 8 dollars le verre. Vue panoramique sur les gratte-ciel et la baie. Marché El Marisquito, comprimé le samedi matin, vendeurs qui crient les prix en criollо. Riz avec poisson entier cuit à la vapeur, 7 dollars. Derniers jours : musée Biomuseo (architecture de Gehry, entrée 24 dollars), visite commanditée par le gouvernement, un peu vide. Puis le quartier résidentiel de Punta Pacifica : gratte-ciel neufs, vides. « C'est de l'argent des cartels ici », m'a chuchoté un Panaméen au café. Pas vérifiable. Mauvais côtés : sécurité relative (pas agressions, mais présence police forte), inégalités criantes entre quartiers riches et populaires, transports locaux usés. Pas de vraie nature sauvage à 30 minutes de la ville. Le Canal, c'est surtout des photos derrière des grillages.
Les bons plans repérés sur place.
Gatun Locks au lever du jour (5 h 30) pour voir les bateaux passer les écluses
Casco Viejo, Donde José restaurant (fermé lun-mar, réserver) : ceviche blanc du jour
Pipeline Road avec guide local (jungle dense, singes hurleurs, 2 h de marche)
Île Taboga, ferry depuis port Amador, restaurant Ruben's en bord de plage
Mercado de Mariscos le samedi matin, riz-poisson vapeur, débordement de vie
Photos — Panama City
Et au final.
Panama City est moins 'aventure tropicale' que 'capitale bancaire en sueur avec des rues intéressantes'. J'ai vu le Canal, goûté du bon ceviche, entendu la jungle. Mais 10 jours, c'était une journée de trop. Je repars sans sentiment d'urgence à revenir.








