Comment ça s'est passé.
Arrivée à Jomo Kenyatta International à 14h30, lugubre avec la queue à l'immigration qui traîne 45 minutes. Les chauffeurs crient les noms des touristes près des portes de sortie. J'ai pris un taxi Uber vers le centre-ville (900 KES, environ 7 euros) plutôt qu'un marshrutka – bonne décision vu l'état de la route Mombasa Road, embouteillée et bruyante. Première nuit au Serena Hotel, Nairobi, chambre 412 avec vue sur Central Business District. Douche froide à 6h du matin – j'ai compris plus tard que c'était délibéré pour économiser l'eau. Le petit-déj buffet coûtait 2800 KES (21 euros) : oeufs, ugali, mandazi (beignets sucrés avec une saveur presque de brioche molle). L'odeur du café kenyan frais était réelle, pas mauvaise, grains de Nyeri. Deuxième jour, visite du David Sheldrick Wildlife Trust à 6h du matin. Les éléphanteaux jouaient dans un enclos boueux. Un moment sincère : voir une mère éléphant tendre sa trompe vers son petit orphelin m'a creusé un vrai nœud à l'estomac. Tarif d'entrée 4000 KES par personne. Le guide, Moses, avait 20 ans de métier et n'hésitait pas à corriger les touristes qui s'approchaient trop. Je suis resté trois jours à Nairobi pour explorer. Restaurant Karen Blixen dans le quartier de Westlands : nyama choma (brochettes de viande de chèvre) et sukuma wiki (feuilles de chou) pour 1500 KES. Le serveur a commis l'erreur classique de me proposer du Tusker Beer à 450 KES la bouteille au lieu du prix normal (280 KES). Après négociation frontale, il a cédé. Petit espace touristique, murs peints en ochre, musique swahili en fond. Trajet vers Hell's Gate en bus matatu (mini-autobus délabré) ligne 105 depuis la gare de bus de Accra Road. Départ à 8h15, arrivée à Naivasha 11h45. Assis serré entre des sacs de maïs et une femme qui vendait des arachides : chaleur étouffante, odeur de transpiration mélangée à la poussière rouge qui rentre par les vitres baissées. C'était cru et inconfortable, mais c'est comme ça que les Kenyans se déplacent. Hell's Gate National Park : pas de lion, malheureusement. Guide local Kipchoge m'a expliqué que c'était la mauvaise saison pour les big five. On a marché 4 heures dans le parc, girafes à l'horizon et des zèbres passant à 50 mètres. Tarif parc 2000 KES, guide obligatoire 3500 KES pour la journée. La gorge geothermale avec ses fumerolles – vous sentez l'odeur sulfurée à 100 mètres, c'est presque une puanteur minérale. Nuit au Crater Lake Tented Camp : tentes avec vrais lits, douche chaude (enfin), dîner de posho (semoule de maïs) et sukuma wiki pour 1200 KES. Coucher de soleil sur le lac Naivasha à 18h30, ciel orange-rose avec des hérons bleus qui décollaient. Vrai moment de pause, loin de la frénésie. Dernier jour, visite impromptue du marché de Naivasha. Fruits, légumes, vêtements entassés. Une femme m'a vendu des avocats trois fois le prix normal (« mzungu price »). Sourire complice du vendeur d'à côté. C'est un jeu ici, pas une arnaque malveillante. Achat de nyama choma chez un cuisinier ambulant sous un parasol vert : viande impeccable, 250 KES. Retour à Nairobi en Uber (1200 KES, plus long que prévu : embouteillages à Limuru). Dernier soir, petit verre au Gipsy's International Bar, proche du Hilton, terrasse avec vue sur la ville de nuit, bière Tusker 350 KES. Musique live reggae, très touristique mais relaxant après dix jours.
Les bons plans repérés sur place.
David Sheldrick Wildlife Trust, Nairobi : orphelins d'éléphants à 6h du matin, vraiment émouvant, tarif 4000 KES
Hell's Gate National Park : marche pédestre dans la gorge avec odeur de soufre, girafes et zèbres visibles, guide Kipchoge fiable
Marché de Naivasha : chaos organisé, fruits frais, prix à négocier mais jovial, viande grillée sous parasol
Karen Blixen Restaurant, Westlands : nyama choma et sukuma wiki, ambiance locale, 1500 KES pour deux
Matatu ligne 105 Accala Road vers Naivasha : expérience de transport authentique (bruyante, chaude), 400 KES par personne
Et au final.
Le Kenya m'a confronté à ma complaisance. Nairobi n'est pas une destination vacances – c'est une vraie ville chaotique, sale par endroits, où les arnaqueurs testent les limites. Hell's Gate et la Rift Valley valent le coup si tu acceptes l'inconfort logistique. Je n'ai pas vu les Big Five, ce qui était frustrant après 4000 KES de parc. À refaire, mais pas avec des attentes hollywoodiennes.