Comment ça s'est passé.
Nous avons atterri à Muscat un jeudi soir, vol EK 507 d'Emirates, vers 21 h 30. L'air était chaud et sec, presque agressif quand on descend de l'avion. Pas de jeux de couleurs dramatiques au coucher de soleil : juste du beige, du gris, et les lumières de la piste. Première galère : le bus de shuttle vers la ville a eu une demi-heure de retard, on nous a entassés à 40 dans un minibus Volvo prévu pour 30 personnes. On s'est installés à l'hôtel Al Falaj Hotel, chambre 312, vue sur la baie. Rien d'extraordinaire : lit dur, clim qui rugissait toute la nuit. Mais le petit-déjeuner valait le coup : œufs, fromage blanc local et khubz (pain plat chaud). Le khubz sortait du four à 6 h 30 chaque matin, on en sentait l'odeur depuis la chambre. Muscat : le marché et la Grande Mosquée Mercredi matin, levés à 5 h pour ne pas crever de chaleur. On a pris le taxi numéro 42 (immatriculation reconnaissable aux bandes blanches) jusqu'au Mutrah Souq. Le chauffeur, Abdul, nous a facturé 4 rials omanais (environ 9 euros) pour 8 km. Pas une arnaque, juste le tarif normal pour les touristes. Le souq nous a choqués. Pas par sa beauté, mais par son fonctionnement. On marche entre des allées étroites, le bruit des négociations en arabe rebondit sur les murs en pierre. L'odeur d'encens d'oud était étouffante, presque dérangeante après dix minutes. Un vendeur nous a poursuivis pendant 200 mètres avec un flacon de parfum à base de musc. On a fini par acheter une petite fiole (30 rials, soit 65 euros) juste pour qu'il nous laisse tranquilles. C'était cher pour ce qu'on avait. Encens oud : vraiment cher pour les touristes. Les prix locaux sont 3 fois moins élevés.Humidité : 85 % le jour où on est allés au port de pêche. Les chemises collaient à la peau.Petit restaurant au coin du souq (sans nom en français, juste une pancarte en arabe) : riz au poisson et sauce tomate pour 3 rials par assiette. Bon marché, bon goût. On a mangé là trois fois. La Grande Mosquée du Sultan Qaboos nous a laissés froids. C'est magnifique architecturalement, mais on vous parque dans une zone étroite, avec un groupe de 200 touristes à la fois. Pas de silence, pas de recueillement. Dix minutes, c'est bon. Gratuit, mais réservation obligatoire par le site officiel. Direction Salalah et le Dhofar On a pris le vol Oman Air WY 141 un samedi matin vers 7 h 45. Une heure de vol, 8 rials (environ 17 euros). L'avion était un petit Dash 8, ça vibrait pas mal, mais on a eu une belle vue sur les wadis depuis le haut. À Salalah, on a loué une voiture Hyundai i10 chez Europcar pour 25 rials par jour (environ 55 euros). C'était la saison des Khareef (les pluies de mousson), donc le paysage était vert, pas rose désert comme on s'y attendait. La route côtière était fermée par endroits. On a appris à conduire sur les routes omanaises : bonne qualité, mais les ralentisseurs arrivent sans prévenir. Wadi Druk a été notre moment marquant, mais pas comme prévu. On a garé la voiture et descendu à pied vers la cascade. L'eau était froide, 18 degrés peut-être. On est restés 45 minutes dans ce trou d'eau, entourés de falaises grises. Un moment où on n'a pas pensé à prendre de photos, où on ne parlait pas. Ça change de la quête du selfie. Nourriture et retours à Muscat On a mangé au restaurant Haffa House à Salalah, spécialités du Dhofar : riz basmati aux crevettes et sauce coco, pour 6 rials (13 euros). Meilleur repas du voyage. Le cuisinier était ami avec le patron, vous voyiez l'implication dans le résultat. Vol retour le jeudi : Oman Air WY 142. Galère numéro deux : bagages surpondérés de 3 kg. On a dû laisser une paire de chaussures à l'aéroport. Amende de 15 rials (32 euros) qu'on aurait pu éviter en pesant avant. Derniers jours à Muscat. On a loué des scooters (35 rials pour deux jours) et exploré les villages côtiers : Qantab, Bandar Khayran. Les petites plages de galets, l'eau turquoise. Rien de neuf, mais agréable. On a bu du jus de grenade frais dans un petit café sur le port de Bandar Khayran (1,5 rial le verre). Le jus encore chaud du pressoir, pas cette mixture sucrée habituelle.
Les bons plans repérés sur place.
Mutrah Souq (Muscat) : marchander sans pression, pas de arnaque directe, mais prix touristiques élevés
Wadi Druk (Salalah) : baignade en eau froide entouré de falaises, aucun touriste le jour où on y est allés
Haffa House (Salalah) : restaurant de quartier, riz aux crevettes-coco, 6 rials, à côté de l'université
Route côtière entre Salalah et Al-Mughsayl : paysages verts en saison Khareef, chutes d'eau visibles de la route
Petit déjeuner à l'Al Falaj Hotel : khubz frais, fromage blanc local, avant 7 h chaque matin
Photos — Muscat
Et au final.
Oman, c'est pas le spectacle. C'est un pays qui vous regarde venir, qui vous demande de ralentir. Les gens sont calmes, polis. Les routes sont propres. Mais ça reste cher pour ce qu'on en tire, surtout si tu restes juste à Muscat. Le Dhofar vaut vraiment le coup. On y retournerait en novembre, pas en juillet.








