Comment ça s'est passé.
On a quitté Paris gare de Lyon à 6h47 avec un TER SNCF (numéro 86421), affamés et énervés d'avoir dû courir. Arrivée à Lyon Perrache à 9h15 sous une pluie froide qui collait au visage. La température ne devait pas dépasser 8°C les trois premiers jours. On s'était loué un petit appartement rue Thomassin dans le Vieux Lyon, juste à côté du restaurant Boccanegra où on a mangé une pasta al tartufo à 24 euros le premier soir — franchement moyen, trop d'ail, pas assez de truffe. Les traboules, ces passages secrets à travers les immeubles Renaissance, c'est vrai que ça change du tourisme classique. On en a traversé cinq en deux jours, la main contre les murs humides, l'odeur de pierre mouillée et de vieux chauffage qui remontait des caves. La plus spectaculaire : celle de la rue Saint-Jean menant à la cour de la Cathédrale, avec ses arcades jaunes et crème qu'on voyait à peine tant il faisait sombre. La vraie galère de ce séjourJour 3, on a pris le bus TCL ligne 31 à 14h pour aller au musée de la Confluence. On a attendu 40 minutes. Pas d'annonce, pas d'explication. Les gens autour de nous disaient « c'est normal mardi ». On est finalement arrivé là-bas à 15h15, et le musée ferme à 18h. Coup monté. On n'a eu que 45 minutes à l'intérieur. Déception complète. Le musée lui-même est moderne, d'accord, mais on n'a vu que la moitié de l'exposition égyptienne. Par contre, le marché de Quai Saint-Antoine, on y est allés dimanche matin vers 8h30. Les étals de fruits et légumes étaient encore mouillés de rosée. On a acheté des ravioles du Royans à 3,50 euros les 250g — elles étaient meilleures que prévu, vraiment delà, avec du beurre et de la sauge. On a aussi goûté un fromage blanc à la lavande d'un petit producteur savoyard qu'on n'a jamais retrouvé ailleurs. Fourvière et la pluie qui refuse de partirOn voulait voir la basilique de Fourvière au coucher du soleil. On a pris le funiculaire à 16h45 — 3,50 euros par personne — mais arrivés en haut, c'était tellement brumeux qu'on voyait la gare de la Perrache à 200 mètres à peine. La basilique elle-même est impressionnante vue de près, blanche, imposante, mais on n'a pas eu la vue panoramique qu'on cherchait. Le froid montait du sol, on entendait juste le vent. On a bu un café au bar « Les Pieds sur Terre » accolé à la basilique — 2 euros pour un expresso. Service glacial de la vendeuse, mais bon, c'est peut-être normal quand tu vends des cafés à 1600 mètres d'altitude en novembre. Les restaurants gastronomiques, c'est cher ici. On a regardé les menus du Bernachon (pâtisserie célèbre) et les tartes à 8-12 euros, on a trouvé ça abusé pour une part. On a préféré le petit salon de thé « Maison Caron » rue de la Bombarde, où on a mangé des bugnes à 2,30 euros — les beignets traditionnels lyonnais, sucre partout, gras chaud qui dégouline. Le goût sucré restait en bouche longtemps après. On a aussi trainé à la bibliothèque municipale de la Confluence un matin de pluie. Bâtiment futuriste, gratuit, joli moment de calme. On a lu sur les tables hautes en bois, fenêtres sur le fleuve gris. Ça n'a l'air de rien mais c'était un moment où on ne stressait pas sur « qu'est-ce qu'on visite aujourd'hui ».
Les bons plans repérés sur place.
Traboule rue Saint-Jean (passage secret qui mène à la Cathédrale, traverser en fin d'après-midi pour éviter le noir complet)
Marché Quai Saint-Antoine le dimanche matin (ravioles du Royans, producteurs savoyards, arriver vers 8h30 avant la cohue)
Funiculaire Fourvière à 16h45 (3,50€, mais vérifier la météo la veille, sinon c'est juste du brouillard blanc)
Café Maison Caron rue de la Bombarde (bugnes traditionnelles à 2,30€, petit et sans prétention)
Basilique Fourvière vue de l'esplanade en fin d'après-midi (architecture blanche imposante, photos plus belles sans touristes à midi)
Photos — Lyon
Et au final.
Lyon m'a plu, vraiment, mais c'était plus brut que ce qu'on attendait. Les traboules restent originales, la gastronomie existe mais faut pas la chercher en touriste pressé. La météo de novembre a salement gâché la vue depuis Fourvière. Je ne reviendrais pas en novembre, c'est sûr.








