Comment ça s'est passé.
On a pris le TGV InOui de 14h42 à la gare de Lyon-Perrache, arrivée à 16h15. Moi et mon mec, on voulait tester Lyon depuis des années, pas les trucs touristiques classiques, mais vraiment voir comment ça vit là-bas. Spoiler : c'est pas mal, mais faut pas s'attendre à un conte de fées. Premier jour, on a cherché notre hôtel sans GPS par pure connerie. L'Hôtel Carlton à Presqu'île était accessible avec le bus C3 depuis la gare, mais on a raté l'arrêt. On a marché 45 minutes sous 24°C avec les bagages. Une vraie galère. Arrivés vers 18h30, les murs jaunes passé du bâtiment de 1920 m'ont rappelé que j'aurais dû regarder les photos avant. Chambre convenable, douche avec une pression bizarre. Qu'importe. Le soir, on a traîné dans le Vieux Lyon. Les rues étroites, c'est pas un mensonge : Rue Saint-Jean, où on a bouffé à L'Ouest Express autour de 18h. Andouillettes sauce moutarde à 16€, un verre de Côtes du Rhône à 5€. L'odeur de la sauce était envahissante, presque étouffante dans le petit resto bondé. Goûter pas mauvais, mais honnêtement, j'ai mangé mieux à 8€ à Belleville. Jour 2, on a voulu voir les traboules, ces petits passages secrets entre les immeubles de la Renaissance. On a suivi un plan papier acheté 2€ au tabac de la Place Bellecour. Le gars du tabac nous a montré la Traboule du 54 rue Saint-Jean, celle qui monte sur deux étages avec les fenêtres de pierre. C'est cool, c'est calme, ça sent l'humidité et le vieux plâtre, y'a des tags modernes qui crachent sur la beauté du truc. Pris des photos ringues de touriste de base. Midi, on a chopé des fouquettes au Café du Levant sur la Place Bellecour : sorte de petite viande façon saucisse de 8 cm, dans un pain blanc. 3€80 l'unité. C'était bon, gras, c'est le genre de truc qu'on mange en 30 secondes. Mon mec en a pris quatre, moi deux, on se sentait bizarrement mal après. Ouais, c'est gourmand comme concept, faut l'admettre. Jour 3 : la grosse déception. On a réservé une table au Restaurant Météore au dernier étage du gratte-ciel Incity à 20h. L'endroit lui-même est classe, vue sur la confluence, ambiance zen. Mais c'est là qu'on s'est pris un moment franchement désagréable. Le serveur nous a dit que le plat à 34€ était « plus pour vous » après m'avoir regardée de haut en bas. Je suis pas épaisse, je porte un jean standard. Complètement déplacé. On a commandé le menu à 49€, c'était bon mais on était les dents serrées. Dessert à 12€, bon mais trop sucré. On a pas laissé de pourboire. Jour 4, on a pris le bus TCL C14 jusqu'à la Basilique Notre-Dame de Fourvière. Franchement, depuis le funiculaire en bas, c'est blanc, c'est massif, ça domine la ville. À l'intérieur, y'a des centaines de vitraux, ça sent l'encens vieux style. C'était 9h du matin, personne d'autre dedans, on pouvait respirer. Une heure de calme complet. T-shirt mouillé sous les bras, il faisait 22°C déjà. Les trois derniers jours, balade au Parc de la Tête d'Or, arrêt au Musée de l'Imprimerie (2€50 de réduction étudiante), marché Quai Saint-Antoine le samedi matin à 8h : tomates, fromage blanc, melons, vendeurs qui gueulent leurs prix. On a flâné sans rien acheter, juste marcher entre les étals. Retour par le même TGV le 8e jour, 18h42 depuis Perrache. Arrivée Paris à 20h15.
Les bons plans repérés sur place.
Traboule du 54 rue Saint-Jean : passage secret avec escalier en pierre, fenêtres Renaissance intactes
Fouquettes au Café du Levant, Place Bellecour : 3€80 la petit saucisse, goûter à 9h15 le samedi
Funiculaire de Fourvière depuis la Basilique : 8€80 l'aller-retour, 5 minutes pour dominer la ville entière
Marché Quai Saint-Antoine, samedi 8h-12h : charivari de couleurs et vendeurs, gratuit juste pour regarder
Parc de la Tête d'Or, entrée libre : 2 heures minimum pour en faire le tour
Photos — Lyon
Et au final.
Lyon, c'est une vraie ville avec ses trucs cool et ses moments décevants. Les traboules, les fouquettes, le parc, ça vaut le coup. Mais la gastronomie qu'on nous vend, honnêtement, c'est sur-vendu. Et cet hôtel Carlton, franchement, pour le prix c'était moyen. À refaire ? Oui. Mais en évitant de se faire avoir sur les restos « réputés ».








