Libreville et Lambaréné : entre chaos urbain et silence de la forêt équatoriale
CarnetGabon202614 jours

Libreville et Lambaréné : entre chaos urbain et silence de la forêt équatoriale

On a atterri à Libreville le 3 février à 16h30, vol Air Gabon depuis Douala. L'aéroport international Léon-Mba est petit, bordélique, avec une file d'attente pour la police des frontières qui n'en finissait pas.…

MB
Publié le · mis à jour le
14 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

On a atterri à Libreville le 3 février à 16h30, vol Air Gabon depuis Douala. L'aéroport international Léon-Mba est petit, bordélique, avec une file d'attente pour la police des frontières qui n'en finissait pas. Quarante minutes pour deux passeports. Le taxi jusqu'à l'hôtel Tropicana (Boulevard de la Mer, quartier Komo) coûtait 15 000 francs CFA (environ 23 euros), le chauffeur roulait comme un fou sur la route côtière. Libreville sent la sueur, les gaz d'échappement et, bizarrement, du poisson frit à chaque coin de rue. Les murs sont couverts de tags. On s'attendait à une capitale tranquille, on a trouvé une ville étouffante, sale en certains endroits, avec des embouteillages monstres même en fin d'après-midi. Le Tropicana était correct : climatisation qui grinçait, douche tiède, mais propre. 45 euros la nuit. Première déception : les prixOn s'est vite rendu compte qu'on s'était trompés sur le budget. Le Gabon n'est pas bon marché. Un repas simple au restaurant Komo (rue du Commerce) coûtait 8 000 à 12 000 CFA. Le riz au poisson, c'était bon mais portions minuscules. On a commandé deux plats pour trois personnes. La bière locale, la Régab, était à 2 000 CFA. Beaucoup plus cher qu'en Côte-d'Ivoire où on venait avant. On a marché jusqu'au marché du Mont-Bouët le 4 février vers 9h. Chaos complet. Des femmes qui criaient, des odeurs de poisson séché très fortes (presque oppressantes), des poules vivantes dans des cages. On a vu des ignames, du manioc, des mangues. On a acheté des mangues bien mûres à 500 CFA la pièce. Un moment où un enfant a essayé de nous voler nos sacs à dos : on a dû crier. Pas agressif mais insistant. Ça a gâché un peu l'ambiance. La route vers LambarénéLe 6 février, on a pris le minibus pour Lambaréné vers 6h du matin. La gare routière de Libreville (Gare Routière Intercités, quartier Oloumi) était dingue : une centaine de personnes, des animaux, des sacs partout. Notre minibus, immatriculé en bleu et blanc, était pas mal surpeuplé. Prévu pour 25 personnes, il y en avait 32. On a payé 15 000 CFA par personne. La route N1 traverse la forêt pendant 240 kilomètres. Six heures de trajet, avec une pause à Ndjolé. C'était long. Très long. Les routes sont en bon état mais le chauffeur s'arrêtait tous les 40 kilomètres pour laisser des gens descendre. La température montait au fil des heures. Pas de climatisation digne de ce nom. On a senti l'humidité de la forêt centrale s'installer peu à peu : comme une mur d'eau chaude qu'on ne peut pas fuir. Les chants religieux à la radio gabonaise (station Évasion FM) nous ont poursuivis deux heures d'affilée. Lambaréné : le silence après le bruitArrivée à 14h30. Lambaréné est une petite ville calme sur les rives de l'Ogooué. On a loué une chambre à l'Hôtel Okoumé Palace (Rue de l'Hôtel, centre-ville) : 35 euros, ventilateur qui faisait du bruit bizarre mais efficace. La proprio, une Gabonaise d'environ 65 ans, nous a fait un sourire complice quand on a dit qu'on venait de Libreville. Le lendemain matin, on s'est levés à 5h30. On voulait absolument voir le Hôpital Albert Schweitzer, le site historique de la région. C'est sur une île dans l'Ogooué. On a dû trouver un piroguier. Un homme nommé Pierre, qu'on a rencontré près du débarcadère, nous a proposé une balade en pirogue. 20 000 CFA pour deux heures. La pirogue avait une vieille planche de bois qui servait de siège. L'eau de l'Ogooué était marron clair, presque opaque. Bruits des oiseaux partout. C'était calme, étrangement apaisant après Libreville. L'hôpital Schweitzer, c'était survendu. Le bâtiment principal est encore debout mais fermé au public. On a vu l'extérieur seulement. Un musée minuscule, avec des photos en noir et blanc des années 1920. Entrée 5 000 CFA. Intéressant historiquement, mais ça prend dix minutes à visiter. La galère : l'arnaque du restaurantAu restaurant du Stade Municipal de Lambaréné, on s'est fait avoir. On a commandé une salade de fruits frais et du poulet grillé. Le serveur nous a dit 12 000 CFA. À la fin du repas, il a annoncé 28 000 CFA. Le propriétaire a refusé d'expliquer. On a payé 20 000 pour éviter les problèmes. Moment très désagréable. Les autres clients regardaient. On a appris plus tard qu'c'était courant avec les touristes. On a aussi découvert que les magasins ferment tôt. À 18h, presque tout était clos à Lambaréné. Le restaurant Au Cœur du Gabon, en revanche, était ouvert tard et honnête : 18 euros pour un repas complet avec Régab. Les femmes en cuisine faisaient bouillir du riz et du plantain dans des marmites énormes. On a quitté Lambaréné le 12 février, tristes de partir. Le retour à Libreville s'est mieux passé, même minibus, même route chaotique.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Marché du Mont-Bouët à Libreville : goût des mangues mûres à 500 CFA, chaos vivant et authentique (arrive en fin de matinée)

2

Pirogue sur l'Ogooué avec Pierre : silence de la forêt équatoriale et bruits des oiseaux à l'aube (partir avant 6h)

3

Restaurant Au Cœur du Gabon, Lambaréné : rapport qualité-prix honnête, plantain chaud et Régab fraîche, personnel sans arnaque

4

Route N1 Libreville-Lambaréné : six heures d'immersion forêt centrale, minibus surpeuplé, 15 000 CFA

5

Hôpital Schweitzer (île de l'Ogooué) : site historique modeste mais repos sur l'eau après le chaos urbain (billet 5 000 CFA)

Album · 6 photos

Photos — Libreville, Lambaréné

Libreville et Lambaréné : entre chaos urbain et silence de la forêt équatoriale
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Libreville, Lambaréné — 5
Libreville, Lambaréné — 6
Conclusion

Et au final.

Le Gabon nous a surpris : moins nature-brut et aventure qu'on imaginait, plus bureaucratique et cher que prévu. Libreville nous a épuisés, Lambaréné nous a soulagés. On ne regrette pas, mais trois semaines aurait été excessif. Dix jours aurait suffi.

En résumé

Avis Libreville, Lambaréné : carnet de voyage de 14 jours par maxandlaura-backpackers

Destination
Libreville, Lambaréné
Pays
Gabon
Durée
14 jours
Période
février · Hiver
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@maxandlaura-backpackers
L'essentiel

Libreville, Lambaréné en bref

Pourquoi choisir Libreville, Lambaréné

  • Contraste unique entre chaos urbain et tranquillité forestière
  • Accès direct à la forêt équatoriale et rivière Ogooué
  • Hôpital Albert Schweitzer, site historique unique en Afrique centrale
  • Expérience authentique, peu touristique, loin des circuits balisés
  • Observation de la vie locale dans marchés et pirogue fluviale

Pour qui ?

  • Voyageurs en quête d'authenticité et de nature brute
  • Couples cherchant calme après grandes villes africaines
  • Passionnés d'histoire coloniale et patrimoine médical
  • Backpackers tolérants au chaos urbain et budget limité
  • Explorateurs de l'Afrique centrale hors sentiers touristiques

À éviter si…

  • Vous recherchez une destination bon marché type Afrique de l'Ouest
  • Vous n'acceptez pas le désordre, la saleté et la pollution urbaine
  • Vous craignez les arnaques aux restaurants ou arnaque tarifaire
  • Vous attendez beaucoup d'attractions ou infrastructure touristique développée
À découvrir aussi
Aéroport International Léon-MbaLibrevilleBoulevard de la MerQuartier KomoMarché du Mont-BouëtQuartier OloumiGare Routière IntercitésRoute N1NdjoléLambarénéFleuve OgoouéHôpital Albert Schweitzer

Photos communautaires : Libreville, Lambaréné

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Crossing the Equator
Crossing the Equator
© D-Stanley
Questions fréquentes

FAQ — Libreville, Lambaréné

Combien coûte un voyage au Gabon et quel budget prévoir ?

Le Gabon est bien plus cher que les pays voisins comme la Côte-d'Ivoire. Comptez 45 euros/nuit pour un hôtel correct, 8-12 000 CFA (12-18 euros) pour un repas simple, et 15 000 CFA (23 euros) pour un trajet en taxi. Les auteurs ont dû réviser à la hausse leur budget initial.

Comment se passe l'arrivée à l'aéroport Léon-Mba de Libreville ?

L'aéroport est petit et désorganisé avec des files d'attente longues (40 minutes pour deux passeports observés). Les taxis vers le centre coûtent environ 15 000 CFA. Préparez-vous à une attente administrative.

Est-ce que Libreville vaut le coup d'être visitée ?

Libreville est une capitale étouffante et bruyante, avec embouteillages, pollution et quartiers sales. Elle fonctionne surtout comme point d'accès. Les auteurs la décrivent comme épuisante plutôt que comme destination en soi.

Que faire à Lambaréné et combien de temps y rester ?

Lambaréné offre une expérience contrastée : calme sur les rives de l'Ogooué, visite du Hôpital Albert Schweitzer (5 000 CFA, rapide), promenades en pirogue avec piroguiers locaux (20 000 CFA/2h). Les auteurs recommandent 5-6 jours, moins d'attractions qu'espéré.

Comment se déplacer entre Libreville et Lambaréné ?

Minibus depuis la Gare Routière Intercités (quartier Oloumi). Trajet de 240 km sur la route N1 à travers la forêt, 6 heures, 15 000 CFA/personne. Prévoir surpeuplement (32 personnes pour 25 places) et arrêts fréquents.

Y a-t-il des risques d'arnaque touristique ?

Oui. Au restaurant du Stade Municipal de Lambaréné, les auteurs ont été facturés 28 000 CFA au lieu des 12 000 CFA annoncés. Le propriétaire a refusé d'expliquer. Les touristes seraient des cibles courantes.

Quel est le meilleur moment pour visiter et quelle durée ?

Les auteurs ont voyagé début février. Ils recommandent 10-14 jours maximum (pas 3 semaines), avec 4-5 jours à Libreville pour acclimatation et 5-6 jours à Lambaréné pour explorer.

Où manger et quels prix prévoir ?

Marché du Mont-Bouët pour fruits frais (mangues 500 CFA). Restaurants : Komo (Libreville, 8-12 000 CFA/plat), Au Cœur du Gabon (Lambaréné, 18 euros complet). Bière Régab locale 2 000 CFA. Attention aux arnaques dans certains établissements.