Kaboul en novembre : entre bazars survolés et thé amer au Serena Hotel
CarnetAfghanistan202612 jours

Kaboul en novembre : entre bazars survolés et thé amer au Serena Hotel

Arrivée à l'aéroport international Hamid Karzai à 14 h 30, le 3 novembre. Air sec, froid sec qui pique les narines. Le chauffeur de taxi (Abdul, affable mais pressé) m'a demandé 1500 AFN pour rejoindre le centre-ville,…

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Publié le · mis à jour le
12 jours1 album3/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Arrivée à l'aéroport international Hamid Karzai à 14 h 30, le 3 novembre. Air sec, froid sec qui pique les narines. Le chauffeur de taxi (Abdul, affable mais pressé) m'a demandé 1500 AFN pour rejoindre le centre-ville, soit environ 18 euros. Route défoncée, murs criblés de balles, checkpoints tous les 2 km. Première galère : arrêt inattendu par la police locale qui voulait vérifier mon passeport trois fois de suite. Abdul a négocié pendant 15 minutes en dari. J'ai choisi le Serena Hotel Kabul pour trois nuits (180 dollars la chambre avec petit-déjeuner). Murs vert menthe, personnel attentif, mais Wi-Fi qui coupe régulièrement. Le petit-déjeuner buffet inclus les nan chauds (pain afghan) sortis du tandoor, du miel épais et du thé noir amer qui restait en bouche. Moment marquant : discussion avec un jeune prof d'anglais à la réception qui rêvait de quitter le pays mais ne pouvait pas se le permettre. Ses mains tremblaient un peu en parlant. Le Bazar de Kaboul : chaos maîtrisé et odeur de muscLe 5 novembre, direction le marché central au cœur de la vieille ville. Dédale de petites rues, vendeurs qui crient, l'odeur écrasante de musc, d'épices et de fumée de charbon mélangée. Les tapis traditionnels (kilims) entassés dans les petites boutiques exiguës ; j'en ai repéré un vraiment travaillé chez Hasan's Carpet Store, derrière la mosquée Jama Masjid. Prix affiché : 450 dollars, mais négociable. Le vendeur a insisté pour que je prenne un chai gratuitement (thé au cardamome sucré à l'extrême). Bonne arnaque classique : un touriste français deux jours avant moi s'était fait facturer 50 euros pour une « authentique » petite boîte en lapis-lazuli qui venait visiblement de Chine. Marché des fruits secs rue Pashtunistan : raisins secs à 8 euros le kilo, abricots secs à 6 euros, amandes brutes à 12 euros. J'en ai acheté pour l'équivalent de 20 euros au total. Un vieux commerçant nommé Mohammad m'a offert une poignée d'abricots en prime en disant « welcome Afghanistan », puis m'a montré des photos de sa famille sur son téléphone cassé. Le mausolée de Timur Shah et l'écho du silenceLe 7 novembre, visite du Mausolée de Timur Shah. Entrée : 100 AFN (1,20 euro). L'édifice blanc aux portes bleues peintes, bâtiment relativement bien conservé mais très peu visité. Trois autres touristes sur place ce jour-là (deux Italiens, une fille seule). L'intérieur résonne bizarrement, les pas font du bruit, le silence entre les prières est palpable. Guide local engagé sur place (Ahmed) pour 300 AFN pour une visite d'une heure. Il parlait un mauvais anglais mélangé d'ourdou, ce qui rendait les explications confuses. Restaurant Kabul, le soir du 8 novembreRestaurant Kabul House, petite adresse au nord du boulevard Zarnegar. Assiette de qabuli palaw (riz aux raisins secs et carottes) : 150 AFN (1,80 euro). Viande de mouton légèrement coriace. Pain nan frais à 30 AFN la portion. Bière impossible à trouver (pays musulman oblige), j'ai pris du jus de raisin local qui avait une légère arrière-goût sucré-aigre un peu étrange. Le propriétaire s'appelait Rashid, il a fermé vers 21 h 30 malgré ma demande de rester plus longtemps. Couvre-feu de facto, m'a-t-il dit vaguement. Déplacements : bus locaux n°3 et #7 pour traverser la ville, très bondés, pas d'horaire officiel affiché. Un trajet coûte 20 AFN (0,24 euro). Les conducteurs klaxonnent constamment. Taxis privés plus faciles mais moins authentiques. Le 10 novembre, levé à 5 h 45 pour voir l'aube depuis le toit du Serena. Ciel gris, pollution légère, montagne hindoue en arrière-plan à peine visible. Moment silencieux et presque beau, malgré tout.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Bazar central de Kaboul (derrière la Jama Masjid) : dédales de petites boutiques, marchandage obligatoire, chaotique mais authentique

2

Restaurant Kabul House (boulevard Zarnegar nord) : qabuli palaw copieux pour moins de 2 euros, fermeture précoce

3

Mausolée de Timur Shah : bâtiment blanc aux portes bleues, peu de touristes, écho particulier à l'intérieur

4

Serena Hotel (petit-déjeuner inclus) : oasis de confort relatif, nan chaud du tandoor à chaque matin

5

Marché des fruits secs rue Pashtunistan : raisins et abricots secs à prix locaux, vendeurs qui donnent des échantillons gratuits

Album · 6 photos

Photos — Kaboul

Kaboul en novembre : entre bazars survolés et thé amer au Serena Hotel
Kaboul — 2
Kaboul — 3
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Conclusion

Et au final.

Kaboul est compliqué à visiter : infrastructure fragile, insécurité réelle (même si j'ai pas eu de problème direct), infrastructure touristique quasi-inexistante. Mais les gens sont incroyablement chaleureux et curieux. J'aurais aimé rester plus longtemps pour vraiment comprendre la vie au-delà des circuits, mais l'appréhension constante (fondée ou non) m'a retenu.

En résumé

Avis Kaboul : carnet de voyage de 12 jours par maximek-voyages

Destination
Kaboul
Pays
Afghanistan
Durée
12 jours
Période
novembre · Automne
Note du voyageur
3/5
Voyageur
@maximek-voyages
L'essentiel

Kaboul en bref

Pourquoi choisir Kaboul

  • Bazars authentiques et chaotiques préservés loin du tourisme de masse
  • Rencontres humaines intenses avec une population incroyablement chaleureuse
  • Monuments historiques peu visités comme le Mausolée de Timur Shah
  • Budget extrêmement économique (repas 1,80 euro, transports 0,24 euro)
  • Expérience brute et non filtrée d'une destination complexe et réelle

Pour qui ?

  • Voyageurs aventureux cherchant l'authenticité extrême
  • Historiens intéressés par l'architecture islamique
  • Routards avec budget serré acceptant l'inconfort
  • Anthropologues culturels et curieux des réalités géopolitiques
  • Photographes quête de scènes humaines non touristiques

À éviter si…

  • Vous cherchez un confort touristique standard et une infrastructure fiable
  • Vous êtes mal à l'aise avec l'insécurité perçue ou réelle
  • Vous refusez de négocier et d'adapter vos attentes constamment
  • Vous recherchez une vie nocturne, des restaurants tard et des alcools
À découvrir aussi
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Photos communautaires : Kaboul

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Bodhisattva (Musée Guimet, Paris)
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© dalbera
Créations Zarif Design (Musée Guimet, Paris)
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Le roi et la reine d'Afghanistan en 1928 à Versailles (Musée Guimet, Paris)
Le roi et la reine d'Afghanistan en 1928 à Versailles (Musée Guimet, Paris)
© dalbera
Le Bodhisattva Maitreya entouré de fidèles (Musée Guimet, Paris)
Le Bodhisattva Maitreya entouré de fidèles (Musée Guimet, Paris)
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Créations Zarif Design (Musée Guimet, Paris)
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© dalbera
Créations Zarif Design (Musée Guimet, Paris)
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© dalbera
Carte des sites archéologiques de l'Afghanistan (Musée Guimet, Paris)
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© dalbera
Alfred et Enna Foucher en Afghanistan (Musée Guimet, Paris)
Alfred et Enna Foucher en Afghanistan (Musée Guimet, Paris)
© dalbera
Questions fréquentes

FAQ — Kaboul

Quel est le meilleur moyen de se déplacer à Kaboul?

Les bus locaux (numéros 3 et 7) coûtent 20 AFN par trajet mais sont très bondés sans horaire officiel. Les taxis privés sont plus faciles (environ 1500 AFN pour l'aéroport au centre). Le récit déconseille les transports publics non fiables pour les touristes pressés.

Quel hôtel recommander pour un séjour à Kaboul?

Le Serena Hotel Kabul (180 dollars la chambre avec petit-déjeuner) offre un confort relatif avec personnel attentif, bien que le Wi-Fi soit instable. Le buffet inclut les nan frais, le miel et le thé traditionnel, idéal pour une première approche.

Que faut-il absolument visiter au centre-ville?

Le Bazar de Kaboul (marché central de la vieille ville) avec ses tapis traditionnels chez Hasan's Carpet Store, et le Mausolée de Timur Shah (entrée 100 AFN) aux portes bleues, bien qu'avec peu de touristes. La rue Pashtunistan concentre les marchés de fruits secs.

Quel est le budget journalier à prévoir?

Les repas locaux coûtent 150-180 AFN (1,80-2 euros), les transports 20 AFN par trajet, les attractions 100 AFN. Comptez 18-25 euros par jour en nourriture et déplacements, auxquels s'ajoutent l'hébergement (180 dollars au Serena).

Existe-t-il des restaurants touristiques recommandés?

Le Restaurant Kabul House offre le qabuli palaw (riz aux raisins et carottes) à 150 AFN avec nan frais à 30 AFN. Les restaurants ferment tôt (21h30) en raison d'un couvre-feu de facto. Les alcools sont impossibles à trouver.

Quelle est la meilleure période pour visiter Kaboul?

Novembre offre un air sec et froid sec (selon le récit), mais le ciel reste gris avec une légère pollution. Les conditions de sécurité et météorologiques varient; la visibilité des montagnes hindoues est limitée en cette période.

Les tapis et souvenirs sont-ils fiables?

Les prix affichés (tapis 450 dollars) sont fortement négociables chez les marchands comme Hasan. Attention aux contrefaçons : un lapis-lazuli touristique venait de Chine selon le récit. Les marchés de fruits secs sont plus authentiques et accessibles.

Est-ce sûr de voyager seul à Kaboul?

L'auteur n'a eu aucun incident direct malgré une appréhension constante. Les checkpoints tous les 2 km et les contrôles de police sont normalisés. Les habitants sont chaleureux et curieux, mais l'insécurité reste réelle selon le contexte géopolitique.