Comment ça s'est passé.
Arrivée à Douala par un vol Air France en fin d'après-midi. L'aéroport international Nsimalen était bondé, files d'attente interminables aux douanes. Température accablante : 34°C même après le coucher du soleil. Après 45 minutes de négociation avec les taxis, j'ai pris un Uber jusqu'à l'hôtel Sawa (280 euros la nuit, trop cher mais seul endroit avec clim fiable). Le trajet a duré 1h45 au lieu des 30 minutes annoncées – bouchons monstrueux vers le port. Le lendemain, j'ai exploré le marché Sandaga dès 7h du matin. L'odeur était... intense. Mélange de poisson séché, d'épices, de sueur. Des vendeuses m'ont interpellée directement, certaines agressives pour les prix. J'ai acheté du ndolé (feuilles de courge avec arachides) au restaurant du coin pour 2500 francs CFA (4 euros). Savoureux mais l'hygiène du lieu m'a mise mal à l'aise. Le moment le plus difficileVisite organisée au musée maritime : le responsable n'a jamais montré up. Après 90 minutes d'attente dans le hall, un autre gardien m'a expliqué que la personne avait « oublié ». Plutôt que de me plaindre, j'ai exploré seule l'extérieur – il y a une statue impressionnante du Général Leclerc près du port, mais c'est malheureusement fermé aux visiteurs. Frustration légitime. J'ai pris un minibus (ligne régulière, pas de numéro officiel) de Douala à Limbe le jour 5 : 3500 CFA (5,50 euros), 90 minutes de route côtière spectaculaire. Le chauffeur s'arrêtait partout, faisait du commerce en roulant. Les enfants montaient/descendaient sans cesse. Limbe : respirer enfinLimbe m'a plu davantage. Plage de sable noir volcanique, beaucoup moins touristique que Douala. J'ai logé à la guesthouse Limbe Beach Club (120 euros, bien meilleur rapport qualité-prix). Le propriétaire, Olivier, était calme et réactif. La plage sent l'algue et l'iode. L'eau est chaude, presque 28°C même en janvier. Dîner au restaurant Rendezvous (fruits de mer frais) : poisson entier grillé + riz = 8000 CFA (12 euros). Vraiment bon. Le lendemain, levé à 5h pour voir le lever de soleil sur le Mont Cameroun. On voyait la silhouette du volcan en arrière-plan, tout orangé. Moment sans prise de tête, juste moi et deux pêcheurs locaux. Journée à Crater Lake (Limbe) : petit lac en altitude, randonnée facile mais mal indiquée. J'ai failli me perdre. Vue dégagée sur la côte atlantique en bas. Coût local : 2000 CFA (3 euros) pour l'accès.Visite du Limbe Botanic Garden : parc bien entretenu, 70 ans d'histoire. 2500 CFA (4 euros). Les espèces tropicales étaient somptueuses mais peu d'ombrage – je me suis brûlée les épaules.Bar karaoké « Casablanca » en centre-ville : ambiance locale fun, bière Kronenbourg locale à 2000 CFA. Musique très forte. Quelques hommes insistants pour danser.Les trois derniers jours, j'ai flâné. Café au petit établissement « Chez Maman » chaque matin : café filtre serré avec beignets coco pour 1500 CFA (2,30 euros). L'électricité était intermittente, coupures l'après-midi. Pas de Wi-Fi stable non plus. Ce qui m'a vraiment énervée : les coupures du courant interrompaient mes appels vidéo avec la famille. Retour à Douala en bus Travelkam (compagnie réputée, 5500 CFA) : transport moins chaotique qu'à l'aller. Deux contrôles militaires sur la route, très brefs. Vol Air France le jour 12 en fin d'après-midi.
Les bons plans repérés sur place.
Marché Sandaga (Douala) : arrive avant 8h pour éviter la cohue, bois du bissap frais sur place
Plage de sable noir à Limbe : coucher de soleil vers 18h30, eau chaude, peu de touristes
Crater Lake depuis Limbe : petite rando 2h aller-retour, vue sur la côte en bas, très photogénique
Restaurant Rendezvous (Limbe) : poisson grillé frais, prix locaux, terrasse simple mais agréable
Mont Cameroun en arrière-plan : visible depuis la plage à Limbe en fin d'après-midi, silhouette nette
Photos — Douala et Limbe
Et au final.
Le Cameroun, c'est brut. Douala m'a fatigué – chaos des transports, arnaque latente, hygiène questionnée. Mais Limbe m'a redonné goût. Les gens sont généreux une fois la méfiance passée. Je repartirais, mais moins longtemps à Douala. Et l'instabilité électrique, c'est vrai problème – prévoir un power bank.
