Deux semaines à Lahore et dans la vallée de l'Indus : chaos, saveurs et mosquées
CarnetPakistan202614 jours

Deux semaines à Lahore et dans la vallée de l'Indus : chaos, saveurs et mosquées

Arrivée à l'aéroport international Allama Iqbal de Lahore un mardi soir vers 22h30. Le vol PIA 706 depuis Islamabad avait deux heures de retard. J'ai pris un Uber jusqu'à l'hôtel Pearl Continental dans le quartier…

MA
Publié le · mis à jour le
14 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Arrivée à l'aéroport international Allama Iqbal de Lahore un mardi soir vers 22h30. Le vol PIA 706 depuis Islamabad avait deux heures de retard. J'ai pris un Uber jusqu'à l'hôtel Pearl Continental dans le quartier d'Anarkali, payé 1 200 roupies (moins de 4 euros). Dès la première nuit, j'ai entendu l'appel à la prière de la mosquée Badshahi en arrière-plan, un son grave et répétitif qui m'a réveillé à 4h45 du matin. Pas dérangeant finalement, presque apaisant. Le lendemain, levé avant l'aube pour voir le lever de soleil depuis les jardins de Shalimar, construits sous l'empereur moghol Shah Jahan au 17e siècle. Nous étions quatre touristes et trois gardiens qui dormaient sur des bancs. L'air était froid, autour de 8°C, les fontaines éteintes à cette heure. Un gardien a allumé les jets d'eau à 6h30 précises, sur commande. Les reflets orangés sur l'eau calcaire, c'était joli, sans plus. La galère première journée : j'ai tenté de prendre le minibus local vers le fort de Lahore (Shahi Qila). Ligne 19, départ prévu à 7h. J'ai attendu 35 minutes. Le chauffeur a refusé ma monnaie indienne (reliquat du voyage précédent), il fallait des roupies pakistanaises. Un homme dans le bus a payé pour moi, 40 roupies (12 centimes). Je lui ai offert un café au Caffeine Corner en retour, le lieu de rendez-vous des jeunes Lahori, pris un latte (200 roupies, environ 60 centimes). Le fort de Lahore m'a déçu. Restaurations modernes maladroites, nombreux selfie-sticks des familles locales, vendeurs de barbe à papa partout. Mais l'Alamgiri Gate, cette porte du 17e siècle avec ses murs de grès rouge usés par les siècles, ça restait imposant. Les odeurs de henné et de poussière de route se mêlaient aux braises du marchand de charbon à côté. Entrée : 600 roupies. Après, marché de Badshahi Bazaar pour manger. J'ai commandé un haleem (ragoût de viande et lentilles) à un vendeur en rue, près de la gare ferroviaire de Lahore. Le mec a fait cuire sur un petit feu, odeur insistante de viande mitonnée et de gingembre. Assiette servie dans une feuille de bananier pliée, 250 roupies. C'était chaud, riche, pas mauvais du tout. Jeudi, j'ai pris le train pour Multan. Réservation en ligne via le site Pakistan Railways. Départ 6h30 de Lahore Cantonment (la vraie gare, pas celle du centre). Wagon climatisé, passable. Six heures de trajet dans la vallée de l'Indus. Paysages plats, champs de canne à sucre, villages aux maisons de terre cuite. Un homme assis à côté m'a offert du chai maison dans un thermos, nous avons discuté de football. À Multan, atterrissage à l'hôtel Ramada, chambre avec clim qui faisait un bruit infernal. Changement obligatoire en 48 heures. Multan, la « ville des saints ». Les mausolées (mazar) sont partout. Celui de Bahauddin Zakariya, un soufi du 12e siècle, était fermé pour travaux. J'ai visité celui de Shah Rukn-e-Alam à la place, entrée 500 roupies. Dôme bleu turquoise, intérieur carrelé, quelques pèlerins en prière sur tapis. C'est calme à l'intérieur, contraste total avec le chaos dehors. Les rues de Multan sont étroites, encombrées de motos qui klaxonnent sans relâche. On se sent petits. Repas du soir au restaurant Zargarh dans le vieux quartier. J'ai pris un karahi (curry à la poêle avec morceau de poulet, oignons, tomate) et des naans. Roquette bruyante du gaz des cuisines, le feu clair qu'on voit depuis la table. Repas complet : 600 roupies (moins de 2 euros). Les portions énormes, j'ai laissé la moitié. Samedi, bus Daewoo vers Islamabad (compagnie Skyways, départ 7h30, arrivée 15h après arrêts). Route chaotique, circulation imprévisible, deux arrêts pépites aux « dhabas » (petits restaurants routiers) pour chai et biscuits salés. Un checkpoint militaire, vérification des passeports rapide. À Islamabad, trois jours au Margalla Greens, petit hôtel tranquille de la zone F-7. Randonnée au trail de Margalla Hills en début de matin. Départ 5h45, sentier rocheux, température montant vite après 8h, 24°C à midi. Vue sur la capitale plate. Une vieille femme avec son troupeau de chèvres m'a demandé des roupies et du sucre (elle avait une préférences pour le sucre). Bilan du voyage : climat aride, nourriture épicée mais équilibrée, gens curieux et généreux. Les mosquées, ça revient partout, cinq appels à la prière par jour, impossible de l'ignorer. Les routes me stressaient, beaucoup d'accidents potentiels. Pas assez de temps pour Peshawar ou Chitral, les vraies montagnes du nord.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Mosquée Badshahi la nuit, éclairée en blanc, vue depuis la terrasse du Pearl Continental Lahore

2

Marché de Badshahi Bazaar, essayer le haleem chez le vendeur en rue près de la gare (250 roupies)

3

Train Pakistan Railways vers Multan depuis Lahore Cantonment, wagon climatisé, paysages de la vallée

4

Mausolée de Shah Rukn-e-Alam à Multan, intérieur carrelé bleu, très calme (500 roupies)

5

Dhabas sur la route Islamabad-Multan, chai et biscuits salés, ambiance routière authentique

Album · 10 photos

Photos — Lahore (Punjab, Pakistan)

Deux semaines à Lahore et dans la vallée de l'Indus : chaos, saveurs et mosquées
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Conclusion

Et au final.

Le Pakistan m'a séduit par son chaos contrôlé et ses habitants chaleureux, mais aussi frustré par les routes dangereuses et l'infrastructure touristique perfectible. Je reviendrais, mais plutôt pour le Baltistan en septembre. Un pays qui demande de la patience et de l'adaptabilité.

En résumé

Avis Lahore (Punjab, Pakistan) : carnet de voyage de 14 jours par marcindw

Destination
Lahore (Punjab, Pakistan)
Pays
Pakistan
Durée
14 jours
Période
août · Été
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcindw
L'essentiel

Lahore (Punjab, Pakistan) en bref

Pourquoi choisir Lahore (Punjab, Pakistan)

  • Immersion dans spiritualité authentique avec cinq appels à la prière quotidiens et mosquées imposantes du 17e siècle
  • Gastronomie locale extrêmement bon marché et savoureuse: repas complets entre 1 et 2 euros
  • Architecture moghole préservée: jardins de Shalimar, forts et portes de grès rouge centenaires
  • Vallée de l'Indus et paysages ruraux accessibles en train ou bus via village traditionnel
  • Population locale exceptionnellement généreuse offrant chai, paiements, conversations spontanées

Pour qui ?

  • Voyageurs cherchant immersion dans Islam et spiritualité soufie authentique
  • Backpackers avec budget très restreint et forte tolérance au chaos urbain
  • Passionnés par architecture moghole et monuments historiques du 17e siècle
  • Aventuriers acceptant routes imprévisibles et logistique peu touristique
  • Gourmands attirés par cuisine locale épicée et authentique abordable

À éviter si…

  • Vous recherchez confort hôtelier moderne et transports organisés style occidental
  • Vous êtes sensible aux bruits (appels à prière 5 fois jour, klaxons motos permanent, ventilateurs bruyants)
  • Vous avez faible tolérance au chaos urbain ou à infrastructure routière dangereuse
  • Vous souhaitez montagnes hautes et trekking: le Baltistan et Peshawar plus adaptés
À découvrir aussi
Vallée de l'IndusJardins de ShalimarFort de Lahore (Shahi Qila)Alamgiri GateMosquée BadshahiMultanMausolée Shah Rukn-e-AlamMausolée Bahauddin ZakariyaMargalla HillsIslamabadPeshawarBaltistan

Photos communautaires : Lahore (Punjab, Pakistan)

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Wood Sandpiper (Tringa glareola)
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© gilgit2
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Questions fréquentes

FAQ — Lahore (Punjab, Pakistan)

Quel est le meilleur moment pour visiter Lahore et la vallée de l'Indus?

Le récit mentionne une température de 8°C au lever du soleil en début de séjour, suggérant une visite en hiver (novembre-février). Les conditions routières sont mentionnées comme chaotiques mais aucune mention de météo extrême. Évitez l'été torride de mai à septembre où les températures dépassent 40°C.

Combien coûte un voyage de deux semaines au Pakistan?

Le carnet détaille des tarifs très accessibles: Uber à 4 euros, haleem à 0,75 euros, repas complets à 2 euros, entrées de musées à 1,50 euros. Un budget de 800 à 1200 euros par personne suffit pour deux semaines incluant transport, hôtels modestes et repas locaux.

Comment se déplacer entre Lahore, Multan et Islamabad?

Train climatisé possible (Lahore à Multan: 6h via Pakistan Railways), bus Daewoo pour trajets plus longs (Multan à Islamabad: 7h30), taxis Uber à Lahore (1200 roupies), minibus locaux. Les routes sont chaotiques avec trafic imprévisible et accidents potentiels fréquents.

Qu'y a-t-il à voir absolument à Lahore?

Jardins de Shalimar (construits par Shah Jahan, magnifiques au lever du soleil), Fort de Lahore/Shahi Qila avec l'Alamgiri Gate du 17e siècle en grès rouge, Badshahi Bazaar pour l'immersion locale. Mosquée Badshahi son appel à la prière depuis l'hôtel.

Les appels à la prière sont-ils une gêne pour dormir?

L'auteur a été réveillé à 4h45 par l'appel depuis la mosquée Badshahi mais l'a décrit comme apaisant plutôt que dérangeant. Cinq appels quotidiens sont constants et impossible à ignorer, mais font partie de l'atmosphère locale.

Où manger authentique à Lahore et Multan?

Vendeurs de rue près de Badshahi Bazaar et gare ferroviaire de Lahore pour haleem (ragoût 250 roupies), Caffeine Corner pour boissons (latte 200 roupies). À Multan: restaurant Zargarh offrant karahi et naans (600 roupies complet). Dhabas routiers sur axes entre villes pour chai.

Faut-il parler ourdou ou anglais au Pakistan?

L'auteur s'est débrouillé sans détails linguistiques précis. Un homme a payé son trajet en minibus, un autre lui a offert du chai, l'homme aux chèvres a demandé des roupies. L'anglais fonctionne dans zones touristiques, sourires et gestes universels dans campagne.

Multan vaut-elle le détour depuis Lahore?

Oui pour les mausolées soufis (Shah Rukn-e-Alam, Bahauddin Zakariya), ambiance mystique et spirituelle radicalement différente. Malgré le chaos des rues étroites et motos klaxonnantes, l'intérieur des mazar offre calme total. Moins touristique que Lahore.