Comment ça s'est passé.
Arrivée à Dakar par Air Senegal le 3 novembre, 6 h du matin. L'aéroport Blaise Diagne est à 50 km de la ville ; le taxi officiel m'a coûté 10 000 FCFA (15 euros), trajet 1 h 30 dans les embouteillages de la Route de l'Aéroport. Première impression : chaleur humide à 28°C, odeur mélangée de diesel et de friterie ambulante, bruits de klaxons constants. Je me suis installé à l'hôtel Ndiambour Lodges dans le quartier de Médina, chambre vue sur la rue Thiong. 35 euros la nuit, petit déj basique. Franchement, le WiFi était erratique et le ventilo faisait un bruit de perceuse à 22 h, mais le staff était sympa. Le premier soir, j'ai mangé du yassa au poulet au restaurant « Chez Cheikh » près du marché Sandaga : 3 500 FCFA (5 euros), portion généreuse, sauce à base de citron et oignons qui brûlait un peu la gorge. Excellent rapport qualité-prix, même si le service était lent (45 minutes d'attente). Marché Sandaga et ses arnaquesLe marché Sandaga, c'est le cœur de Dakar. Trois jours pour explorer 2 km² de ruelles avec 3 000 vendeurs qui crient dessus. J'y suis allé mercredi et samedi ; le samedi, c'était blindé. J'ai été arnaqué sur un bogolan (tissu peint traditionnel) : le vendeur disait que c'était 100 % coton teint à la main, j'ai payé 25 000 FCFA (38 euros) et j'ai découvert après que c'était un faux batik synthétique. Galère classique, j'aurais dû demander un reçu. Conseil : négociez 40-50 % du prix initial, pas plus. J'ai aussi trouvé des bijoux en argent corrects (bagues, colliers) autour de 8 000-12 000 FCFA (12-18 euros). Gorée, le poids de l'histoireLe ferry pour Gorée part de la Gare Maritime de Dakar, Quai 1, à 9 h, 11 h et 15 h en semaine. Trajet 20 minutes, billet 5 000 FCFA aller-retour. L'île a environ 900 habitants, pas de voitures. Les ruelles sont étroites, peintes en jaune et rose. La Maison des Esclaves : 3 000 FCFA l'entrée (4,5 euros), visite obligatoire. C'est un petit bâtiment blanc, pas immense, mais étouffant. Les chaînes dans la cave, le prix des humains écrit au mur, ça crée un malaise qui ne part pas. Je suis resté 1 h 30. Le guide parlait français lentement, c'était clair. Le reste de Gorée, c'est des galeries d'art bidons (« achète un masque, ça aide les artistes locaux »), des restaurants à touristes (on m'a proposé un assortiment de poissons grillés à 18 000 FCFA, j'ai pris juste une dorade à 12 000 FCFA). La vue sur Dakar depuis le phare est bien, mais saturée de groupes de touristes espagnols. Île de Ngor et immersion moins touristiquePour fuir Gorée, j'ai pris un taxi-brousse (bus jaune local) à 500 FCFA depuis l'avenue Bourguiba jusqu'à Ngor (30 minutes, 15 personnes pour 2 places, très serré). L'île de Ngor est plus calme. Plage petite, sable blanc, eau à 26°C, quelques pirogues. J'ai traîné là 3 heures, puis j'ai mangé des brochettes de poisson au restaurant « Chez Lamine » pour 2 500 FCFA (3,5 euros). Le propriétaire m'a parlé de ses projets de pêche, des prix qui montent, des jeunes qui partent en Europe. Discussion honnête, pas de baratin. Musée Théodore Monod et vie nocturneLe Musée Théodore Monod à Fann, 4 000 FCFA (6 euros), collections d'art sénégalais correctes. J'ai aimé les statues dogon, les masques ivoire. Douche froide : la moitié du musée était fermée pour restauration. Ouverture : 10 h-17 h sauf dimanche. Le soir, Dakar bouge. J'ai testé le bar-restaurant « Le Lagon » à Ngor, happy hour 18 h-19 h, bière Flag 2 000 FCFA au lieu de 3 500. Music live tous les jeudis. Ambiance détendue, mélange de locaux et touristes. Une soirée au club « Thiossane » (discothèque, entrée 5 000 FCFA) : son trop fort, foule limite collante, je suis parti à 23 h. Pas mon truc. Excursion à Dakar Saint-Louis par busJour 9, j'ai pris un car Ndiaye Talla à la Gare Routière Pompiers (rue Thiong, tout près de mon hôtel), départ 7 h 30, arrivée 12 h 30 à Saint-Louis (270 km nord). Le prix : 9 000 FCFA (13,5 euros), deux arrêts toilettes, climatisation marche-pas-marche, une femme a vomi à cause des virages. Saint-Louis lui-même c'est un delta du fleuve Sénégal avec des îles, chouette pour voir des oiseaux migrateurs, mais je n'y suis resté qu'une journée. Hôtel La Maison Rose (colonial, 50 euros), visite du quartier de Guet Ndar, pêcheurs qui ramènent les pirogues au coucher du soleil, odeur de poisson séché très forte. Retour et réflexionsLe dernier jour, j'ai traîné à Almadies, quartier ouest où les ambassades et les villas cossues font de faux airs de banlieue parisienne. Restaurant « Maniang » : riz à la viande (tieb), 4 000 FCFA, moins bon qu'au restaurant de Médina. Puis aéroport en taxi partagé, vol retour Air Senegal 23 h, arrivée à Paris 7 h (avec décalage).
Les bons plans repérés sur place.
Marché Sandaga — négocier entre 40-50 % du prix initial, mercredi moins bondé que samedi
Île de Gorée, Maison des Esclaves — visite intense et nécessaire, ferry à 9 h depuis Gare Maritime
Restaurant Chez Cheikh (Sandaga) — yassa au poulet 3 500 FCFA, queue courte tôt le matin
Île de Ngor moins touristique — taxi-brousse à 500 FCFA depuis avenue Bourguiba, eau calme
Saint-Louis et delta du Sénégal — car Ndiaye Talla 9 000 FCFA, oiseaux migrateurs novembre-février
Photos — Dakar
Et au final.
Dakar, c'est bruyant, chaotique, parfois étouffant. Pas le Senegal touristique des cartes postales. Mais les gens sont directs, les prix vraiment abordables (sauf hôtels), et il y a une énergie qu'on ne voit pas en Europe. Le point faible : l'infrastructure routière et les arnaqueurs aux touristes. Je reviendrais, mais je passer plus de temps en dehors de Dakar, côté Casamance peut-être.








