Comment ça s'est passé.
On a débarqué à Bangkok le 12 novembre à 23h30 via Thai Airways. Première galère : la file d'attente aux visas à Suvarnabhumi était interminable, on a attendu 90 minutes sous un froid de climatisation brutal. Dehors, l'air était étouffant, cette chaleur humide de fin d'automne thaïlandais qu'on ne retrouve nulle part ailleurs. On a pris un taxi jusqu'à notre hôtel, le NapPark Hotel dans le quartier de Thonburi, à 400 bahts (environ 11 euros). Le chauffeur parlait zéro anglais, on a dû montrer l'adresse sur Google Maps pendant 30 minutes en roulant en cercle. C'est là qu'on a compris que Bangkok sans applications, c'est la galère. Premiers jours à Bangkok : Chatuchak et YaowaratOn s'est levés à 6h le lendemain matin pour visiter le marché de Chatuchak. On y est allés en BTS (ligne Sukhumvit, trajet 30 bahts). Le marché ourait à 9h mais dès 8h, on suffoquait dans la foule. L'odeur était intense : mélange de bouillon de nouilles, d'encens bon marché et de transpiration. On a mangé des pad thai chez un petit vendeur rue Phahon Yothin 36 (vraiment le numéro de la ruelle), à 40 bahts la portion. C'était bon mais pas transcendant. Le jour 4, on a pris le bus 7 vers Yaowarat (le quartier chinois). On a raté l'arrêt une première fois, le contrôleur n'a pas compris où on voulait descendre. On est arrivés devant le Nai Mong Hoi Tod (restaurant de fruits de mer) en fin d'après-midi. Les crevettes grillées coûtaient 180 bahts, les huîtres frites 120 bahts. Le goût était salé à mort, trop de sauce de poisson, on a trouvé ça éprouvant pour les papilles. Vol vers le nord et Chiang MaiOn a pris le vol Bangkok Airways BA 301 à 11h15 direction Chiang Mai. Deux heures de vol calme. On s'est installés au Tamarind Village Hotel dans la vieille ville, chambre 204 avec vue sur un jardin intérieur. Le personnel était sympa, petit-déjeuner inclus (œufs et riz). Le moment marquant, ce fut l'aube au temple de Doi Suthep. On s'est levés à 4h45, on a pris un taxi collectif rouge (songthaew) à 30 bahts par personne depuis Chiang Mai Gate. La route était en lacets, le chauffeur roulait vite, on a eu peur. Puis à 5h30, on a vu le soleil éclairer progressivement le temple d'or en haut de la montagne. Les moines chantaient en background, on était seuls avec quatre autres touristes. C'est un des rares moments où la Thaïlande a vraiment senti différente de chez nous. On a visité le marché du dimanche (Sunday Walking Street) le jour 9. Fermé le lundi, donc on a raté le créneau. On est revenus le dimanche suivant vers 17h. Les vendeurs proposaient des souvenirs en masse, des sculptures en bois, des tissus traditionnel. On a négocié un tour de temple privé avec un guide freelance, Somchai, pour 800 bahts les deux personnes pendant 3 heures. Il parlait bien anglais, il nous a montré le temple de Wat Chedi Luang en détail. Les photographies des statues étaient interdites mais on a pu regarder les murs intérieurs peints. Galères et petites déceptionsLe jour 11, on a essayé de commander du khao soi (plat local de nouilles) dans une petite gargote rue Samlan Road. Le vendeur nous a facturé 120 bahts au lieu des 60 annoncés verbalement. C'était une arnaque classique aux touristes. On a payé sans faire de scandale mais c'était frustrant. La nourriture était bonne au moins, très épicée, le goût du curry rougeâtre était envahissant. On n'a pas fini le bol tellement c'était fort. La chaleur et l'humidité ont été éprouvantes plusieurs jours. On était en novembre, paraît que c'est la meilleure saison, mais vers midi il faisait 32°C avec 75% d'humidité. La sueur coulait, les vêtements collaient, on comprenait pourquoi les thaïs restent à l'intérieur l'après-midi. On a aimé le contraste entre Bangkok moderne (centres commerciaux avec clim, gratte-ciel) et Chiang Mai plus lent, avec ses petites ruelles calmes et ses temples partout. Mais honnêtement, on s'est sentis touristiques, on ne s'est pas vraiment intégrés, et les interactions avec les habitants se limitaient à des transactions commerciales.
Les bons plans repérés sur place.
Temple de Doi Suthep au lever du soleil via songthaew rouge depuis Chiang Mai Gate (30 bahts)
Marché Chatuchak le samedi matin, BTS ligne Sukhumvit jusqu'à la station Mo Chit
Yaowarat la nuit avec les restaurants de fruits de mer rue Yaowarat (crevettes 180 bahts)
Pad thai chez le vendeur rue Phahon Yothin 36 à Chatuchak (40 bahts, basique mais authentique)
Sunday Walking Street le dimanche soir entre 17h et 21h pour les sculptures et tissus
Et au final.
La Thaïlande, c'était cool, dépaysant, on a mangé bien (sauf les arnaque-portions), on a vu des temples impressionnants. Mais c'était aussi très touristique, fatigant, et on s'attendait à plus de vraie rencontre locale. On reviendrait plutôt en décembre-janvier quand il fait moins chaud.
