Buenos Aires et la Route du Vin : 14 jours entre tango, asados et Mendoza
CarnetArgentine202614 jours

Buenos Aires et la Route du Vin : 14 jours entre tango, asados et Mendoza

Nous avons atterri à l'aéroport international de Ministro Pistarini le 3 novembre à 6 h 45, morts de fatigue après 13 heures de vol avec Air France. Le taxi depuis l'aéroport nous a coûté 1200 pesos (environ 12 euros) ;…

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Publié le · mis à jour le
14 jours4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Nous avons atterri à l'aéroport international de Ministro Pistarini le 3 novembre à 6 h 45, morts de fatigue après 13 heures de vol avec Air France. Le taxi depuis l'aéroport nous a coûté 1200 pesos (environ 12 euros) ; le chauffeur roulait comme un fou sur l'autopista. Première impression : Buenos Aires sent l'essence et les empanadas frites. Les murs colorés du barrio de La Boca nous ont saisi immédiatement, même si on savait que ce quartier était ultra-touristique. Nous avons logé à l'hôtel Fierro, rue Defensa, chambre 307, avec vue sur la rue pavée. 180 pesos la nuit, correct pour le centre. Le premier jour, on a marché sans plan jusqu'au café Tortoni sur l'Avenida de Mayo. C'est vieux, sombre, les murs sont jaunes et il y a une odeur mélangée de café et de poussière accumulée depuis 1858. Un cortado (petit café) coûtait 85 pesos. À midi, première déception : on s'est fait arnauer sur les prix à un restaurant de la Caminito. Nous avons mangé une « milanesa » (escalope panée) à 450 pesos, servi dans une assiette froide, accompagnée de frites trop molles. Le serveur avait même rajouté un couvert non demandé en fin de repas. Le tango de San TelmoLe soir, nous avons pris le colectivo (bus) numéro 29 jusqu'à San Telmo. Les gens se croisaient dedans sans parler, les femmes parfumées au gardénia, les hommes en costume. Nous avons débarqué à 20 h 15 devant le bar Dorrego pour voir les danseurs de tango sur le trottoir. Personne ne dansait vraiment bien ; c'était surtout pour les photos. En revanche, nous avons bu un verre à la Bodega del Café voisine : un Malbec régional à 120 pesos (excellent), du jamón ibérico à 280 pesos la portion. Moment marquant : une femme âgée, seule à sa table, nous a parlé en castellano lent en voyant notre accent. Elle nous a expliqué que le vrai tango, c'était dans les milongas fermées, pas dans les rues. Nous n'avons pas eu le courage d'y aller. La Recoleta et le cimetièreLe 5 novembre, musée MALBA en priorité. 200 pesos l'entrée. On y a passé 3 heures. Les toiles de Frida Kahlo y sont intenses. À côté, le cimetière de La Recoleta : 100 pesos. C'est fou, les tombes sont comme des petites maisons de marbre blanc. Eva Perón y est enterrée (tombeau C). La chaleur était étouffante ce jour-là, 32 °C à 14 h. Nous avons mangé un choripán (sandwich de saucisse grillée) vendu par un ambulant près de la Recoleta, 65 pesos. C'était gras, bon, la saucisse goûtait fort le cumin et la fumée du charbon. Nous avons pris un remis (taxi radio) pour aller au Puerto Madero. 380 pesos. Le quartier est neuf, aseptisé, des restaurants de chaîne. Pas notre truc. On s'est endormis à 22 h, éreintés. Vol vers Mendoza et les bodégasLe 7 novembre, vol Flybondi Buenos Aires – Mendoza, 7 h 30 de matin, 340 pesos par personne. L'avion était petit, bruyant, l'hôtesse parlait fort. Arrivée à 9 h 15. Mendoza sent les raisins écrasés, même en novembre (c'est après les vendanges). Nous avons loué une voiture chez Hertz pour 3 jours : 1600 pesos/jour. Le gars de la location nous a prévenu que les routes vers Tupungato étaient mauvaises (c'était vrai, plus tard nous avons perdu 30 minutes à cause des nids-de-poule). La bodega Catena Zapata : visite à 11 h, 300 pesos pour 5 vins + petit verre à emporter. Le Malbec 2019 était dense, ronde, bon équilibre. À côté, bodega Achaval Ferrer, ambiance plus familiale. 250 pesos pour 3 vins. La proprio, une femme d'environ 60 ans, nous a parlé 45 minutes de ses vignes. Elle expliquait qu'il faisait 45 °C en janvier à Mendoza, que c'était dur pour les cépages. Déjeuner chez Siete Cocinas, restaurant d'une ferme, à 13 h 30. Asado de cordero (agneau grillé sur braise) à 680 pesos. La viande était rose au centre, salée juste bien. On sentait le feu de bois partout. Pain artisanal chaud. Vin Malbec Tupungato à 200 pesos la demi-bouteille. C'est ici qu'on a vraiment compris pourquoi les Argentins font du malbec : le terroir, le climat sec, l'altitude des Andes juste à côté (voir les pics depuis le restaurant). Retour à Buenos Aires et galère finaleRetour le 10 novembre, vol à 18 h 15. Problème : la voiture de location, nous l'avons amenée avec 14 litres d'essence au lieu de plein. Hertz nous a facturé un « service de carburant » de 890 pesos. Arnaque classique. À l'aéroport, 2 heures d'attente aux guichets d'enregistrement à cause d'un système informatique down. Derniers jours à Buenos Aires : nous avons passé du temps à la librairie Ateneo Grand Splendid (Calle Santa Fe), immense et glaciale. Puis au bar de la gare Retiro, juste pour voir. Les murs sont en brique rouge, il y a des ventilateurs de 1920. Un café crème à 95 pesos. Le 12 novembre, dernier dîner à Punto G, petit restau de viande, réservation au 2649-9200. Rib-eye grillé à 950 pesos, légumes rôtis, sauce chimichurri maison (ail, persil, vinaigre rouge, intensité 9/10). Nous avons bu un Malbec Rutini 2018 à 380 pesos. C'était bon, mais on était fatigués. Départ le 14 novembre à midi pour l'aéroport.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Café Tortoni, Avenida de Mayo, Buenos Aires : boire un cortado dans une salle centenaire, murs jaunes poussiéreux, ambiance immuable

2

Bodega Catena Zapata, Mendoza : visite avec dégustation du Malbec 2019, vue sur les vignes et les Andes en arrière-plan

3

Cimetière La Recoleta, Buenos Aires : traverser les allées de tombes de marbre blanc à 32 °C, tomber sur la tombe d'Eva Perón

4

Siete Cocinas, ferme près de Tupungato : asado de cordero sur braise, pain chaud, tables en bois massif

5

San Telmo le dimanche : marcher rue Defensa, éviter les pièges touristiques de Caminito, boire un Malbec à Bodega del Café

Conclusion

Et au final.

Buenos Aires, c'est vraiment une ville où il faut marcher beaucoup pour trouver les bons coins. Les arnaques aux touristes existent, c'est réel. En revanche, Mendoza et ses vignes valent le coup : le paysage des Andes change tout. On aurait aimé passer plus de temps à Salta ou Jujuy, mais ce voyage était déjà bien chargé.

En résumé

Avis Buenos Aires + Mendoza : carnet de voyage de 14 jours par marcanthony-voyages

Destination
Buenos Aires + Mendoza →
Pays
Argentine →
Durée
14 jours
Période
janvier · Hiver
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcanthony-voyages →
Questions fréquentes

FAQ — Buenos Aires + Mendoza

Quand partir à Buenos Aires + Mendoza ?

Ce voyageur est parti en janvier (hiver). Consultez la fiche climat de Buenos Aires + Mendoza (Argentine) et les autres carnets de la communauté pour comparer selon la saison souhaitée.

Quel budget prévoir pour 14 jours à Buenos Aires + Mendoza ?

Le budget dépend du standing (camping / hôtel / location), de la saison et du voyagiste. Lisez le récit complet ci-dessus pour les détails dépensés par ce voyageur, puis comparez avec les autres carnets de Buenos Aires + Mendoza.

Que faire à Buenos Aires + Mendoza ?

Découvrez les visites, activités et bonnes adresses partagées dans ce carnet. La page « Buenos Aires + Mendoza » regroupe l'ensemble des carnets, hôtels et avis de la communauté Vacanceo sur cette destination.

Combien de jours pour visiter Buenos Aires + Mendoza ?

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Comment se rendre à Buenos Aires + Mendoza ?

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