Comment ça s'est passé.
On a débarqué à Bruxelles le 14 novembre par Brussels Airlines, trop tôt le matin (5 h 30). Première galère : le bus De Lijn 12 direction Bruges était signalé à 6 h 45, mais le chauffeur a eu 20 minutes de retard sans explication. L'odeur chaude du diesel mélangée au café d'un petit café près de la gare... pas terrible. Une fois à Bruges, on a trouvé notre Airbnb, une maison du 17ᵉ siècle avec des planchers qui craquent à chaque pas. Les murs penchaient d'au moins 10 cm. Flippant les premières nuits. On s'est posé au restaurant Den Amand, rue Saint-Amandsstraat. J'ai mangé des croquettes à la crevette grise (les vraies, pas les fausses) pour 9 euros. Le goût salé, légèrement sucré, presque beurré. C'était bon, mais pas révolutionnaire. La bière Trappiste Westvleteren 12 à 8 euros ne m'a pas touchée : trop sucrée, trop lourde. Mon copain a aimé, moi j'ai trouvé ça écœurant à la troisième gorgée. Chacun son truc. Les chocolats et les déceptions touristiquesOn a visité la chocolaterie Neuzekes sur la Grande Place de Bruges. C'est devenu un piège à touristes. Les pralines à 3–4 euros pièce, et franchement molles, pas croquantes comme on aurait espéré. L'odeur de cacao brûlé était entêtante. J'ai pris une mouche (littéralement une petite mouche) en fermant ma boîte de chocolats. Pas du tout agréable. On a cherché des alternatives et trouvé Dumon (Eiermarkt), c'était mieux : ganache plus ferme, moins de mièvrerie. Le marché de Noël début décembre était bondé. On a dû attendre 25 minutes pour une portion de gaufre aux spéculoos chez un vendeur aléatoire (4,50 euros). La gaufre était dure, presque rassis. Moment marquant, mais pas dans le bon sens : j'ai réalisé que Bruges, c'est 80 % pour les touristes, 20 % pour vivre réellement. Anvers : plus vrai, un peu plus fraisOn a pris le train Flixbus Bruges-Anvers le 19 novembre (9 euros), arrivée à 11 h 30 à la gare centrale d'Anvers. Bâtiment majestueux, mais le hall sent la friture froide et les égouts. Ambiance pas ouf. Anvers, ça m'a plus plu. Moins de dentelles en vitrine, plus de fringues de designer, plus de quartiers génériques où vivent les gens. On s'est perdu deux fois en cherchant l'adresse d'un bar café recommandé, Kafé Lokaal (Kaasrui). Une fois trouvé, on a pris un café (2,80 euros) et une tranche de tarte aux mirabelles (5 euros). C'était honnête. Le café avait ce goût un peu amer, pas trop sucré, presque acide. Je l'ai bu lentement, en regardant les gens de la rue Kaasrui passer. Les musées. On a fait le MAS (Museum aan de Stroom), l'entrée coûte 16 euros. 6 étages sur l'histoire d'Anvers. C'était bien construit, mais aucun moment « wahou ». Plutôt un diaporama géant avec des objets derrière du verre. On a expédié ça en 1 h 45 au lieu de 3 h. Retour et bilan sur placeOn a pris le train régional retour à Bruges le 21 novembre à 14 h 15, et un bus direct vers l'aéroport le 22 à 10 h. Vol Brussels Airlines pas d'encombre. Les frites belges, on en a mangé deux fois. Chez Frituuur Vleminckx à Bruges (frites + sauce andalouse, 5 euros). Les frites étaient croustillantes dehors, moelleuses dedans, comme on dit. La sauce andalouse, à base de mayonnaise, moutarde et épices, était un vrai petit délice. Ça, c'était honnête.
Les bons plans repérés sur place.
Frituuur Vleminckx à Bruges : frites croustillantes + sauce maison (5 euros) — vrai goût, vrai plaisir
Gare centrale d'Anvers : architecture Belle Époque, mais arrivez pas affamé (odeur de friture)
Bar Kafé Lokaal à Anvers (Kaasrui) : café simple, sans prise de tête, habitants vrais
Marché de Noël de Bruges : à éviter en décembre si vous n'aimez pas la cohue et le rabais
Chocolaterie Dumon (Eiermarkt, Bruges) : pralines fermes et vraies, sans trop de sucre ajouté
Photos — Bruges et Anvers
Et au final.
La Belgique, c'est sympa si on s'éloigne des zones touristiques évidentes et qu'on ne s'attend pas à de l'extraordinaire. Bruges, c'est joli mais très commercial. Anvers a plus de caractère, plus de vie réelle. Les gens sont corrects, la nourriture est solide (frites, moules, bière), mais pour l'amour, repasser. Le point faible : les prix peu justifiés pour ce qu'on reçoit, sauf pour les frites et la bière artisanale.
