Bali en solo : entre temples de Ubud et galères de Kuta
CarnetIndonesie202612 jours

Bali en solo : entre temples de Ubud et galères de Kuta

J'ai débarqué à l'aéroport international Ngurah Rai de Denpasar un matin de juillet, complètement décalé après 18 heures de vol avec Garuda Indonesia. Le chauffeur de taxi que j'avais réservé via Gojek n'était pas là —…

MA
Publié le · mis à jour le
12 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

J'ai débarqué à l'aéroport international Ngurah Rai de Denpasar un matin de juillet, complètement décalé après 18 heures de vol avec Garuda Indonesia. Le chauffeur de taxi que j'avais réservé via Gojek n'était pas là — premier moment de panique. J'ai attendu 40 minutes dans la chaleur étouffante avant que quelqu'un avec ma pancarte apparaisse. 32 degrés, humidité à 90%, le genre de chaleur qui te colle la chemise au dos. Direction Ubud, à 90 km de là. Une heure de route cahoteuse à travers les rizières en terrasses. Le chauffeur, Ketut, s'arrêtait tous les deux kilomètres pour des vendeurs de fruits. Nous avons mangé des mangues fraîchement découpées pour 15 000 roupies (environ 1 euro). Le jus dégoulinait partout mais c'était excellent — sucré, acide, froid. C'est là que j'ai compris que les trajets n'étaient jamais directs en Indonésie. Les premiers jours à Ubud : temples et déception touristiqueJ'ai logé au Karsa Kafe Bungalow, une petite guesthouse avec chambre ventilée, à 250 000 roupies la nuit (environ 15 euros). Pas de clim, mais des ventilateurs au plafond qui faisaient un bruit de combat d'hélicoptères. Le propriétaire, Wayan, vendait aussi du thé gingembre-miel dans la cour. C'était devenu mon rituel des 6 h du matin avant la visite du Tegallalang Rice Terraces. Le temple de Goa Gajah (Elephant Cave), je l'ai atteint à 7 h pile pour éviter la foule. C'était presque magn— non, c'était silencieux. Juste le son des petits geckos dans les fissures et l'odeur humide de pierre ancienne. Entrée : 30 000 roupies. En fin de matinée, je suis revenu et c'était envahi de groupes en tee-shirts assortis. J'avais choisi le bon créneau par hasard. Le Marché de Ubud (Pasar Ubud), je l'ai découvert par accident en me perdant. Odeur de fruits pourris mélangée à la cannelle et l'ail frit. Des femmes vendaient des épices en vrac, des légumes que je ne reconnaissais pas. J'ai acheté du cacahuètes grillées pour 20 000 roupies et un sachet de galette de riz (krupuk) pour un truc qui coûtait rien. La gallerie marchande était chaotique, collante, réelle — pas du tout comme les photos Instagram. La galère de Kuta et leçon sur les faux guidesAprès 5 jours à Ubud, j'ai pris le bus Bali Tani (ligne directe, départ à 13 h gare d'Ubud) pour Kuta, la station balnéaire du sud. Trois heures de route, 50 000 roupies. Le bus s'est arrêté deux fois pour que le chauffeur vende des petits pains. Classique. À Kuta, j'ai croisé un « guide local » à l'hôtel qui m'a proposé une visite privée du temple de Tanah Lot au coucher du soleil pour 500 000 roupies. Je me suis laissé convaincre — grosse erreur. Il nous a emmenés à trois petits temples de rien du tout avant, puis au site principal avec 300 autres touristes. Aucun intérêt. J'aurais dû prendre le bemo (minibus collectif) à 50 000 roupies comme les locaux. Leçon apprise, mais portefeuille allégé de 10 euros pour rien. Le soir, j'ai mangé des satay (brochettes de poulet/cacahuète) au restaurant Warung Bodag Barong pour 35 000 roupies. Excellent, bien meilleur que les pièges à touristes de la plage. La viande était juteuse, la sauce cacahuète fumait légèrement. Retour et réalitésTrois jours à Kuta m'ont suffi. Le bruit de la circulation, les vendeurs de massages aux 10 mètres, la plage surpeuplée. J'ai pris un vol Batik Air à 11 h pour Yogyakarta (vol domestique, 400 000 roupies). Pas de retard. C'était presque décevant. Au total, 12 jours. Ubud était plus captivant que prévu — moins codifié, avec des vrais gens. Kuta était la touristification qu'on redoute. Le rapport entre les deux m'a donné une meilleure vision de Bali.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Temple de Goa Gajah à Ubud — arrive avant 7 h 30, apporte 30 000 roupies, l'eau souterraine est glaciale

2

Tegallalang Rice Terraces — ne pas prendre le Swing touristique mais descendre dans les rizières par le sentier côté ouest

3

Warung Bodag Barong (restaurant local) — satay à 35 000 roupies et jus de fruits frais pressés sur commande

4

Bemo collectif Ubud-Kuta — expérience locale, 50 000 roupies, arrêts imprévisibles mais authentique

5

Marché Pasar Ubud le matin avant 8 h — épices en vrac, légumes frais, zéro touriste

Album · 10 photos

Photos — Ubud, Bali

Bali en solo : entre temples de Ubud et galères de Kuta
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Conclusion

Et au final.

Bali, c'est pas un simple séjour balnéaire. Si tu fais l'effort de sortir des hôtels, d'apprendre deux trois mots de balinais et de prendre les transports locaux, tu rencontres autre chose. Ceci dit, la circulation est infernale, les arnaque aux guides existent vraiment, et le prix grimpe vite pour un solo sans négocier.

En résumé

Avis Ubud, Bali : carnet de voyage de 12 jours par marcgavroche

Destination
Ubud, Bali
Pays
Indonesie
Durée
12 jours
Période
juillet · Été
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcgavroche
L'essentiel

Ubud, Bali en bref

Pourquoi choisir Ubud, Bali

  • Temples authentiques accessibles tôt le matin sans foule importante
  • Marchés locaux vibrants offrant une expérience réelle loin des circuits touristiques
  • Guesthouses abordables avec chambres à partir de 15 euros par nuit
  • Nourriture excellente et bon marché dans les warung locaux
  • Culture balinaise vivante si vous sortez des hôtels et apprenez quelques mots

Pour qui ?

  • Voyageurs solo en quête d'authenticité culturelle
  • Routards cherchant budget économique et transports locaux
  • Explorateurs intéressés par l'archéologie et les temples hindous
  • Voyageurs fuyant les stations balnéaires surpeuplées
  • Personnes tolerant le climat tropical humide et la circulation

À éviter si…

  • Vous recherchez le confort climatisé et les hôtels haut de gamme
  • Vous ne tolérez pas les bruits de circulation intense et la pollution sonore
  • Vous préférez les plages tranquilles et peu peuplées
  • Vous avez peu de temps et voulez un voyage sans complication
À découvrir aussi
Aéroport international Ngurah RaiDenpasarTegallalang Rice TerracesGoa Gajah (Elephant Cave)Pasar Ubud (Marché de Ubud)Temple de Tanah LotKutaYogyakartaGare d'UbudBaliIndonésieÎle de Bali

Photos communautaires : Ubud, Bali

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Unexpected reflection.
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© Tiomax80
A bargain.
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Do you do well in school?
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Bali-2
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© Ubaían
Bali-32
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Bali-30
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Tirta Empul.
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© Tiomax80
No wonder my back hurts.
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Questions fréquentes

FAQ — Ubud, Bali

Quel est le meilleur moment pour visiter les temples de Ubud sans foule?

L'auteur recommande d'arriver très tôt, idéalement à 7h du matin. Il a visité Goa Gajah à cette heure et a trouvé le site presque magique et silencieux, avant que les groupes touristiques n'arrivent en fin de matinée. C'est une stratégie efficace pour les temples populaires.

Combien coûte un séjour à Ubud en guesthouse?

L'auteur a payé 250 000 roupies par nuit (environ 15 euros) au Karsa Kafe Bungalow, une petite guesthouse avec ventilateurs. Sans climatisation mais fonctionnelle, elle offrait un bon rapport qualité-prix pour un voyageur solo en juillet.

Faut-il faire confiance aux guides touristiques à Kuta?

Non. L'auteur a payé 500 000 roupies pour une visite privée du temple Tanah Lot au coucher du soleil qui s'est avérée décevante, avec 300 autres touristes au site principal. Il aurait pu prendre un bemo local à 50 000 roupies. Négociez ou optez pour les transports collectifs.

Quel transport choisir entre Ubud et Kuta?

Le bus Bali Tani est une option directe avec départ à 13h depuis la gare d'Ubud, trajet de 3 heures pour 50 000 roupies. C'est fiable et économique comparé aux taxis réservés, bien que le chauffeur s'arrête pour vendre des petits pains en route.

Où manger authentique à Ubud et Kuta?

À Ubud, explorez le Marché Pasar Ubud pour des cacahuètes grillées et du krupuk. À Kuta, le Warung Bodag Barong propose d'excellents satay à 35 000 roupies, bien meilleur que les restaurants touristiques de plage. Les warung locaux offrent la meilleure qualité.

Comment se déplacer à l'aéroport de Denpasar?

L'auteur a réservé via Gojek mais le chauffeur n'était pas présent, causant 40 minutes d'attente dans une chaleur de 32°C. Prévoyez une marge de temps et confirmez à l'avance. Le trajet vers Ubud dure environ une heure pour 90 km.

Ubud ou Kuta : où passer plus de temps?

L'auteur recommande Ubud pour sa richesse culturelle, ses temples authentiques et ses rencontres avec les locaux, malgré l'absence de climatisation. Kuta convient pour 2-3 jours maximum; au-delà, la circulation, les vendeurs et la plage surpeuplée deviennent frustrantes.