Asunción et le Chaco : entre ville coloniale et immensité désertique
CarnetParaguay202612 jours

Asunción et le Chaco : entre ville coloniale et immensité désertique

Levée à 5 h 30 pour attraper le vol TAP Portugal via São Paulo jusqu'à Asunción. Après 14 heures de trajet, arrivée à l'aéroport Silvio Pettirossi vers 20 h. Le taxi collectivo (minibus partagé) jusqu'à l'hôtel Cecilia…

MA
Publié le · mis à jour le
12 jours4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Levée à 5 h 30 pour attraper le vol TAP Portugal via São Paulo jusqu'à Asunción. Après 14 heures de trajet, arrivée à l'aéroport Silvio Pettirossi vers 20 h. Le taxi collectivo (minibus partagé) jusqu'à l'hôtel Cecilia coûte 150 000 guaraní, soit environ 20 euros. Premier choc : la chaleur humide de février frappe instantanément. C'est 34 °C, mais le taux d'humidité rend impossible de bouger normalement. Les trois premiers jours, j'explore Asunción à pied depuis le quartier San Blas. La Catedral Metropolitana, perchée sur la baie du río Paraguay, offre une vue sans prétention sur le fleuve boueux. L'intérieur sent l'encens et la pierre ancienne. Je déambule dans les ruelles coloniales jusqu'au Palacio de Gobierno, où des militaires en uniforme bleu montent la garde. Personne ne m'arrête pour prendre des photos depuis la rue. Le mercado central, juste au-dessous, explose d'odeurs : agrumes pourris, viande fraîchement découpée, soja torréfié. Les vendeurs crient les prix en guaraní ; impossible de négocier. Un kilo de mangues rouges coûte 8 000 guaraní. J'achète du maïs grillé enrobé de fromage (choclo con queso) à une femme âgée : elle me regarde bizarrement, probablement car j'ai demandé en espagnol avec un accent français. La mésaventure du bus vers le Chaco Jeudi matin, je prends un bus de la compagnie Empresa Filadelfia à la gare routière Asunción (ligne 10, départ 7 h 15). Le ticket coûte 180 000 guaraní pour six heures de trajet jusqu'à Filadelfia. Le bus est climatisé, mais le chauffeur roule à 140 km/h sur une route défoncée. À 14 h, nous tombons en panne moteur à 45 km de Filadelfia. Trois heures d'attente sous 38 °C, sans bouteille d'eau supplémentaire. Une femme paraguayenne me partage du tereré (infusion glacée de yerba mate) dans un gobelet métallique : geste salvateur. Le goût est herbacé, sucré, et la température presque gelée soulage immédiatement. Arrivée vers 17 h 30, furieuse mais reconnaissante envers cette inconnue. Filadelfia s'avère être une petite ville de 3 000 habitants, fondée par des mennonites allemands. L'Hôtel Florida, rue Mariano Moreno, est basique (chambre double 280 000 guaraní, soit 37 euros). Le soir, je dîne au restaurant Schweizer Grill : un bol de chipa guazú (galette de maïs, fromage et œuf) accompagné d'un asado (viande grillée mixte). Facture : 120 000 guaraní. La viande fond sur la langue, salée à point. J'apprends que les mennonites élevaient le bétail ici depuis les années 1920. Les habitants parlent allemand entre eux, ce qui déstabilise. Immersion dans le Chaco Le lendemain, excursion organisée par l'hôtel vers les réserves naturelles du Chaco. Six heures en jeep à travers la scrubland sèche, cahoteux. Le guide, Víctor, montre des nandous (autruches sud-américaines), des tatous, des iguanes figés. Température : 40 °C à midi. L'air sent la poussière calcaire, presque minéral. Moment marquant : à 16 h, Víctor nous fait arrêter pour observer un jaguar à distance (300 mètres, jumelles) qui traverse la piste. Mon cœur s'accélère. C'est la raison pour laquelle j'avais enduré ce voyage inconfortable. Reconnaître cet animal dans son habitat, sans intervention touristique béton, c'est rare. Víctor me demande 50 euros pour les trois heures, cash uniquement. Retour à Asunción le dimanche. La capitale s'anime les week-ends. La rue Palma, piétonne, se remplit de vendeurs ambulants. Le Café Literario au coin de la Plaza de Armas sert un café au lait dense et savoureux (25 000 guaraní). Quelques touristes, surtout des Argentins. Le Museo del Barro, installé dans un bâtiment blanc contemporain, expose de la céramique guaraní ancienne et des sculptures actuelles. Entrée libre. Le calme de ce musée contraste avec le chaos de la rue. Les trois derniers jours, je suis allée au Palacio de López Moreira (musée présidentiel fermé le lundi, prévoir mercredi-dimanche 10 h-17 h), exploré le parc Haus (petit zoo privé, 50 000 guaraní l'entrée, sans intérêt majeur). Un après-midi à la Costanera del Paraguay, promenade au bord du fleuve. Les vendeurs de rue proposent du chipa (pain au fromage) et du suco (jus de fruits frais). Le río Paraguay ressemble à un fleuve de boue, peu attrayant pour se baigner. J'ai traîné deux heures à lire sur un banc, en sueur, écoutant les bruits du trafic fluvial. Dîner d'adieu au Bolsi (restaurant réputé, avenue Mariscal López) : empanadas paraguayennes fourrées de viande et olives, asado grillé à la table, et une carafe de vino tinto local (mauvais, à éviter). Facture : 180 000 guaraní pour deux. Les Paraguayens dînent tard, vers 21 h. Les restaurants sont vides à 20 h. L'atmosphère devient conviviale seulement après 22 h.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Catedral Metropolitana d'Asunción : montez les escaliers tôt le matin pour éviter le monde et admirer le río Paraguay sous la lumière douce

2

Mercado Central : le meilleur endroit pour goûter le choclo con queso et négocier des fruits (arrivez avant 9 h, après c'est surpeuplé)

3

Réserve naturelle du Chaco via Filadelfia : spotting du jaguar et des nandous avec Víctor (rechercher 'Chaco Tours Filadelfia'), préparez l'eau et la crème solaire

4

Café Literario (Plaza de Armas) : café au lait et tostadas avec du dulce de leche, refuge climatisé des après-midi accablants

5

Route Ruta 2 Asunción-Filadelfia : paysages désertiques hypnotisants, mais partez très tôt et apportez du tereré

Conclusion

Et au final.

Le Paraguay est moins 'instagrammable' que ses voisins, mais c'est justement son charme. Asunción bouge sans surfaçage touristique ; le Chaco impose une forme de respect pour son ampleur hostile. La panne de bus m'a énervée, et la chaleur humide m'a épuisée plus que prévu. Globalement, je quitte le pays avec une certaine tendresse pour son côté brut, sans filtre.

En résumé

Avis Asunción : carnet de voyage de 12 jours par mariefromlyon42

Destination
Asunción →
Pays
Paraguay →
Durée
12 jours
Période
février · Hiver
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@mariefromlyon42 →

Photos communautaires : Asunción

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Asunción, Paraguay
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© loritoarai
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Questions fréquentes

FAQ — Asunción

Quand partir à Asunción ?

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Quel budget prévoir pour 12 jours à Asunción ?

Le budget dépend du standing (camping / hôtel / location), de la saison et du voyagiste. Lisez le récit complet ci-dessus pour les détails dépensés par ce voyageur, puis comparez avec les autres carnets de Asunción.

Que faire à Asunción ?

Découvrez les visites, activités et bonnes adresses partagées dans ce carnet. La page « Asunción » regroupe l'ensemble des carnets, hôtels et avis de la communauté Vacanceo sur cette destination.

Combien de jours pour visiter Asunción ?

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Comment se rendre à Asunción ?

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