Comment ça s'est passé.
Arrivée le 14 novembre à 18h à l'aéroport Silvio Pettirossi d'Asunción après un vol de 8h depuis Buenos Aires avec Aerolíneas Argentinas. Premier choc : la chaleur moite qui vous frappe en descendant de l'avion. On s'installe à l'Alcibia Hotel dans le quartier de San Cristóbal, petite rue calme à 15 min du centro. 35 guaranis par dollar au taux parallèle, ce qui change pas mal des tarifs affichés en banque. Le premier matin, levé à 6h pour explorer le Mercado Municipal Central. L'odeur d'herbe maté fraîche et de fruits tropicaux m'a vraiment déstabilisé – plus forte que prévu, presque enivrante. On achète un tasse de tereré (maté glacé avec des herbes locales) pour 2 500 guaranis auprès d'une vendeuse qui nous explique en rapide espagnol du coin comment bien mélanger les herbes. Les tomates cerises y sont minuscules et coûtent rien, 500 guaranis le kg. Première vraie galère : le bus 30On décide de rejoindre le Palacio de López en bus – billet 3 500 guaranis, ligne 30 depuis le cœur du marché. Sauf que le chauffeur ne s'arrête pas où on le demande. On crie, il freine d'un coup, on saute un peu partout dans la rue comme des imbéciles. Arrivés finalement à côté du Museo del Barro, à 200m du Palacio. Ça paraît bête mais ça m'a montré qu'ici rien n'est très linéaire – faut rester alerte. Le Palacio de López, c'est gratuit le mercredi (on a eu de la chance). Rose bonbon, tour blanche, gardes en uniforme serré. À l'intérieur, plafonds hauts, meubles qui datent franchement, tableaux de généraux partout. Un guide nous explique l'histoire des guerres du Chaco, mais j'ai perdu le fil vers le milieu. Ce qui m'a frappé c'est la fraîcheur des salles – climatisation poussée à fond, contraste violent avec l'extérieur où on crève à 32°. L'excursion aux ruines de TrinidadJeudi 20 novembre, on prend un bus long distance avec la compagnie Asubus depuis la Terminal de Omnibus (Av. República del Paraguay 2.100) pour Trinidad, 40km au sud-est. Trajet 1h30, 25 000 guaranis par personne. Le bus sent le désinfectant chimique and engine oil – mélanges qui vous monte à la tête après 20 min. Les ruines jésuites de Trinidad del Paraná, c'est incontournable mais aussi hyper touristique. On arrive vers 11h. Entrée 80 000 guaranis pour deux. L'église en pierre rouge – vraiment rouge, presque criarde sous le soleil – se dresse au milieu. Colonnes effondrées, hiéroglyphes guaraní sur les murs partiellement restaurés. Le guide local nous raconte (mal) que les Jésuites ont enseigné la musique aux Guaraní, d'où la tradition du instrument traditionnel (l'arpa) qu'on entend dans les bars le soir. Repas au petit resto à côté des ruines : milanesa de viande et purée de mandioca, 28 000 guaranis. La viande était un peu filandreuse, honnêtement. On se déshydrate malgré 3 bouteilles d'eau. Retour à Asunción : vie nocturne et déceptionsLe samedi soir, on va au bar La Trinchera (Calle Perú 430), réputé pour les concerts de musique folk. Bière locale (Cerveza Pilsen) à 12 000 guaranis. Ambiance sympa mais pas folle – 15 personnes max, musicien solo à la guitare qui joue les mêmes trois chansons en boucle. On aurait préféré plus d'énergie. Le type à côté de nous nous demande si on achète de la drogue – moment mauvais, on a quitté après une heure. Dimanche matin au Jardín Botánico y Zoológico. Un peu délabré sur les bords, certaines cages des animaux sont vraiment trop petites. Pas le meilleur zoo. But au restaurant Café Moka (Av. España 352) : milanesa de poisson, très bon et bien servi, 32 000 guaranis. Cette fois la viande était tendre, sauce citron bien dosée. On a aussi visité le Musée de la Identidad avec ses collections d'art guaraní moderne et colonial. Musée minuscule honnêtement, on l'a fait en 45 min. Gratuit. Personnel gentil mais en sous-effectif. Dernier jour au marché de l'Ycua Bolaños – plus petit que le Mercado Central mais plus authentique. Moins de touristes, plus de familles locales. Achat de tissu à motifs locaux comme souvenirs (35 000 guaranis pour un petit bout).
Les bons plans repérés sur place.
Mercado Municipal Central le matin tôt, tereré à la main et odeur d'herbes fraîches
Ruines de Trinidad del Paraná – église rouge en pierre au coucher de soleil, 80 000 guaranis l'entrée
Milanesa de poisson au Café Moka (Av. España 352), sauce citron précise et assiette copieuse
Palacio de López le mercredi gratuit, climatisation maximale et vue sur le Río de la Plata
Promenade à pied sur la costanera au coucher de soleil, pas de touristes, marchands de chipá (pain au fromage local)
Photos — Asunción
Et au final.
Asunción m'a surpris par son côté décontracté mais aussi vaguement chaotique. Les gens sont accueillants, la nourriture simple est vraiment bonne, les ruines jésuites valent le coup. Par contre c'est bruyant la nuit, les trottoirs sont dangereux (j'ai failli me tordre la cheville), et la vie culturelle est moins riche qu'à Buenos Aires. Je reviendrais mais pas pour longtemps.








