Comment ça s'est passé.
Nous avons débarqué à Stansted le 15 septembre à 7h15, complètement éreintés après un vol Ryanair où l'hôtesse a refusé de nous servir du café gratuit. Le Stansted Express nous a coûté 47€ pour deux jusqu'à Liverpool Street : un train moderne mais bondé, où j'ai dû rester debout 35 minutes en tenant ma valise entre mes jambes. Notre hôtel, le Travelodge King's Cross, occupait un petit immeuble Victorien transformé avec des chambres minuscules mais propres (65€ la nuit). Dès le premier matin, l'odeur de fumée du petit déj britannique nous a saisies à la réception. Bacon, saucisse, œuf au plat avec des toasts beurrés : c'était lourd mais finalement addictif. Nous avons déjeuné tous les jours chez Pret A Manger (un chaîne qu'on trouve partout), pour 8-10€ le sandwich-boisson. Le premier accroc : le jubilé de la ReineNous ne savions pas que la fermeture du palais de Buckingham était prévue pour les funérailles (nous l'avions lu sur Internet mais vaguement). En arrivant à 9h30 devant les grilles avec des files d'attente de 2 kilomètres, nous avons compris. Retour obligatoire. C'était la galère majeure du séjour, mais cela nous a au moins permis de visiter Kew Gardens à la place : 22€ l'entrée, trois heures à contempler les serres victoriennes et respirer cette fraîcheur verdoyante en contraste total avec les gaz d'échappement du quartier touristique. Le Musée d'Histoire Naturelle (entrée gratuite, donation suggérée) nous a pris quatre heures. La température intérieure était glaciale, les néons fluorescents omniprésents. Nous avons croisé des écoles entières qui criaient. Les squelettes de dinosaures sont impressionnants, mais nous nous sommes surtout sentis écrasées par l'affluence et le bruit. La Tamise, les pubs et les vraies décisionsNous avons pris le Tube Central Line jusqu'à Westminster, puis marché jusqu'au Tower Bridge. Le contraste entre la beauté gothique du pont (vu de près, la pierre est d'un gris terne, pas du conte de fées) et le flot de touristes avec selfie-sticks a provoqué chez nous une petite crise. Nous avons décidé d'ignorer le « circuit classique » les jours suivants. À la place, mercredi soir, direction le pub « The Churchill Arms » à Kensington, recommandé par notre Airbnb. 18€ pour deux pintes de bitter Guinness. L'atmosphère était chaude, remplie de mots anglais qu'on ne comprenait qu'à moitié. Un gars au comptoir parlait de cricket, un autre du prix du chauffage. La sensation de warmth (littéralement, le feu de cheminée) était palpable. Nous avons commandé un fish and chips à emporter chez « Poppies » à Spitalfields : 14€ pour deux portions. Le batter était croustillant, la morue tendre, mais l'huile nous a collé à la peau pendant deux heures. Cotswolds : la pause bucoliqueLe samedi, nous avons pris le bus National Express direction Bourton-on-the-Water (4h15 de trajet, 22€ les deux aller-retour). Le village est réputé, oui, mais l'autobus s'est arrêté à chaque petite bourgade du Gloucestershire. En arrivant enfin à 14h15, la pierre de miel du village luisait sous un soleil qui commençait à baisser. Nous avons logé deux nuits à la « Swan Inn » (92€ la chambre double, petit déj inclus). Le gîte sentait bon le bois ancien, humide mais pas moisi. Nous avons exploré Bibury (village voisin, bus local n°12, 2€50 le trajet). Les cottages de la Cotswolds sont exactement comme en photo, c'est vrai. Cela dit, chaque cottage était une boutique pour touristes : thé, miel, artisanat local à prix gonflé. Nous avons mangé au « Swan Hotel » : soupe à l'oignon 9€, roast chicken 18€. Honnêtement, la cuisine était convenable mais sans surprise. Retour et bilan contrasteNotre dernier jour à Londres, nous avons découvert les galeries d'art de Shoreditch (gratuites, souvent). Les murs pelaient, les peintures murales étaient colorées mais franchement, sans contexte, c'était juste du street art lambda. Ce quartier est vendu comme le cœur créatif londonien : la réalité, c'est des chaînes de restaurants branchés et du loyer qui crève le plafond. Le vol retour à 19h45 depuis Gatwick nous a obligées à partir de King's Cross à 16h30. Le Gatwick Express (Govia Thameslink Railway) : 20 minutes, 19€. Arrivée une heure avant l'avion. Pas de problème, mais j'avais la gorge sèche à cause du chauffage sec des trains.
Les bons plans repérés sur place.
Kew Gardens à Richmond : les serres victoriennes en verre, l'odeur des orchidées tropicales (22€)
The Churchill Arms pub à Kensington : bitter Guinness devant le feu de cheminée, ambiance locale authentique
Bourton-on-the-Water en fin d'après-midi : la rivière traverse le village, pas trop tôt pour les cars (bus National Express, 22€ AR)
Tower Bridge depuis la rive sud : vue moins bondée que depuis l'autre côté, silence de fin de journée
Poppies fish and chips à Spitalfields : morue croustillante (14€ pour deux portions)
Photos — Londres et Cotswolds
Et au final.
Dix jours intenses : Londres vaut vraiment le coup pour le Musée d'Histoire Naturelle gratuit, la Tamise et l'énergie des pubs. Les Cotswolds nous ont permis de respirer. Par contre, les files d'attente, les prix touristiques généralisés et ce sentiment constant d'être une parmi 50 000 autres ont rogné un peu sur le plaisir. Nous reviendrions pour explorer Manchester ou Liverpool, ce qu'on n'a pas eu le temps de faire.
