Potosi

Détails de ce carnet de voyage :

Pas de photo Pas de video 1 avis Par alain35 France
le 19 janvier 2017 à 11h12

Lieu en rapport avec ce carnet :

Pays :Bolivie BolivieCarte Bolivie
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Présentation du carnet de voyage

Période : Octobre
Climat : Grand soleil !
Températures : Chaud

Infos météo : Bolivie
Type de voyage : Vol + hotel payés séparement
Période de départ : Octobre
Durée du séjour : Week-end / Court séjour
Budget approximatif : 120 € / personne
Méthode d'achat : Sur Internet
But du séjour : Se cultiver / découvrir
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Description et avis sur le voyage :

Description du sejour :

Après plusieurs jours passés à Sucre, nous avons pris un bus de la compagnie " 6 de Octubre" pour nous rendre dans la ville voisine de Potosi , située à une centaine de kms de Sucre et l'une des villes les plus hautes du monde, à 4100 m d'altitude. .

Nous nous rendons en taxi à la nouvelle gare routière flambant neuf et on nous délivre en montant dans le bus les tickets en échange des 20 bolivianos par personne requis pour ce trajet.

Une demi-heure après, nous voila partis pour la célèbre ville minière dont les "conquistadors" se sont emparés .

C'est au XVI ème siècle que les mines furent découvertes et très rapidement, l'argent extrait finança l'empire espagnol. L'expression proverbiale " vale un Potosi" qui signifie "ça vaut un potosi" s'applique très bien aux contrats rentables et lucratifs négociés.

Du reste, dès notre arrivée , nous nous trouvons en face du " Cerro Rico" le Mont riche d'où on extrait ce minerai . Nous nous apercevons que le bus s'arrête à l'entrée de la ville : heureusement que nous demandons s'il faut descendre à cet arrêt sur la route principale, car nous apprenons que le bus part directement pour Uyuni sans passer par le terminal.

C'est alors qu'en taxi, nous nous dirigeons vers notre lieu d'hébergement réservé deux jours auparavant par internet situé en plein cœur de la ville antique et à un kilomètre environ de la gare centrale.



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1 - Les lieux d'hébergement :

Dès notre arrivée un peu avant midi à l'hôtel Casa Blanca nous sommes surpris par l'affluence et l'animation qui y règnent et qui font plus penser à une auberge de jeunesse qu'à un établissement hôtelier proprement dit .

Nous nous sommes aperçus très vite que l'accueil n'était pas chaleureux et que le désordre était le point fort de cet établissement, notamment dans la cour intérieure. L'un des responsables nous a guidés dans notre chambre spacieuse donnant sur cette cour et accessible par un escalier . De plus, un balcon ouvragé nous permettait de voir l'animation de la rue . Le petit déjeuner continental où il fallait se servir soi-même était proposé et inclus dans le prix de la chambre qui s'élevait à 20 € par personne, mais nous avons été franchement déçus par l'état de la cuisine dont la propreté laissait à désirer, même si le petit déjeuner était consistant .

Nous avons décidé de changer de lieu d'hébergement et nous nous sommes dirigés vers un autre établissement situé dans la rue voisine : l'hôtel " Carlos V " suggéré par un ami avant notre départ pour la Bolivie.

Le personnel de l'hôtel était vraiment à "nos petits soins " et nous a proposé une chambre double au rez-de-chaussée avec une salle de bain partagée située juste à côté de notre chambre . Malgré la petitesse de la chambre, nous avons trouvé le confort suffisant et nous avons pu apprécier le lendemain matin le déjeuner copieux servi à l'étage et donnant sur le patio intérieur . Contrairement à l'auberge de jeunesse , tout était propre, rangé parfaitement et le hall d'accueil, pourvu de banquettes, était décoré avec goût : nous avons été très satisfaits de la qualité de cet établissement qui offrait toutes les prestations nécessaires agréables pour un séjour de quelques jours et de l'emplacement à proximité du cœur névralgique de la ville.

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2 - La visite de la ville :

Nous parcourons les vieilles rues de la ville à l'architecture coloniale et nous admirons les oriels en saillie qui débordent des fenêtres : que c'est admirable de voir ces somptueuses demeures, traces du passé, avec en arrière- plan le Cerro Rico !

Nous nous dirigeons alors vers la place principale " la Plaza 10 de Noviembre", dominée par les lignes élégantes de la Cathédrale de style néoclassique .

Nous accédons par un escalier qui monte dans la tour du clocher et de là, une jolie vue sur la place principale s'offre à nous après être passé sous la cloche .

Quel beau panorama se déploie devant nous avec en arrière plan le mont Rico !

Nous redescendons ensuite l'escalier en colimaçon avant de rendre visite sur cette place au monument phare de la ville : la " Casa de la moneda " considéré comme l'un des plus beaux musées d'Amérique du Sud : le portail d'entrée nous fait accéder dans la cour intérieure ornée d'une fontaine en pierre et d'un masque étrange de Bacchus, devenu l'un des emblèmes de la ville. Qu'il est insolite de voir dans un tel site ce "mascaron" trôner au-dessus de nos têtes !

C'est, avec une visite guidée en français, que nous avons été conduits à découvrir les trésors historiques renfermés dans ce bâtiment splendide . Après avoir contemplé les peintures religieuses dont la collection fait merveille, nous avons découvert la fonderie avec les différents engrenages en bois , mus par des ânes qui servaient à façonner les pièces d'argent nécessaires : c'est là le point fort de la visite qui permettait de nous rendre compte de l'évolution du machinisme jusqu'au remplacement du mécanisme manuel par les machines à vapeur. Nous apprenons très vite que les billets de 50 bolivianos sont fabriqués par Oberthur, l'une des entreprises les plus florissantes situées près de Rennes, à une vingtaine de kms de mon domicile. Du reste, sur le billet, on voit bien l'inscription de l'endroit de fabrication.

Nous avons été surpris par la longueur de la visite et la fraîcheur de la température à l'intérieur, aussi faut-il prévoir des vêtements chauds pour éviter les maux de gorge .

Après la visite fort instructive de cet hôtel des monnaies, nous avons flâné dans les rues étroites qui nous ont permis de découvrir les façades ouvragées, les portes et les balcons en bois qui surplombent la chaussée : comment ne pas succomber au charme de la maison des trois portails dont l'architecture coloniale est du plus bel effet ? Nous pouvons apprécier dans certains maisons typiques des colonnes torsadées qui flanquent de jolis portails .

Nous prolongeons notre itinéraire dans le centre-ville en passant devant l'église San Lorenzo : comment ne pas trouver charmant le portail ouvragé de style baroque sculpté dans la pierre par des maîtres indiens au XVI ème siècle ?

Face à cette église; le marché couvert nous a ouvert ses portes et avons pu nous rendre compte de la variété des fruits et des légumes proposés à la clientèle. Nous avons longé ensuite la rue Bolivar, parsemée d'échoppes, de boutiques et d'étals placés sur le trottoir Vente de viande, d'œufs, de pain, tous ces produits étaient mis à la disposition de la clientèle .

Nous avons alors décidé de rejoindre notre lieu d'hébergement situé sur la rue Linares qui dévoile tout son charme .

Nous décidons alors de grimper au troisième étage qui mène à la terrasse d'où le panorama sur la ville est de toute beauté .

Pendant les années d'opulence où les mines d'argent tournaient à plein régime, la cité devint la plus grande et la plus riche des Amériques. Mais lorsque le filon commença à s'épuiser, la ville connut le déclin et sa population se retrouva dans la misère.

IL faut dire que l'exploitation des mineurs est l'objet de conflits et de soulèvements fréquents par rapport au pouvoir central qui ne veut pas améliorer les conditions de vie et de travail de ces ouvriers qui sont obligés de mâcher des feuilles de coca pour combattre leur activité harassante.

Aussi avons-nous décidé de ne pas descendre dans les mines pour éviter les dangers inhérents à l'extraction et ne pas être confronté au voyeurisme des situations dans la mine.



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Comme la plupart des villes à la prospérité fulgurante, Potosi connut une gloire de courte durée. Au milieu du XIX ème siècle, la baisse brutale du cours de l'argent porta un coup fatal au dynamisme de la ville . Cependant, les traces de la grandiose cité coloniale restent visibles et l'Unesco a inscrit en 1987 La ville au patrimoine mondial en raison de son passé et de sa somptueuse architecture coloniale. La ville, avec ses églises magnifiques, ses demeures aux balcons ouvragés ,et ses habitants accueillants, est une merveille.

Comme Sucre, Potosi mérite un détour, car elle fut le nombril de l'Espagne coloniale, comme le témoignent les différents édifices qui restituent toute l'histoire de son passé.


A ne pas rater sur place :

Par alain35 France
  • La Casa de la Moneda
  • la vieille ville
  • le Cerro Rico

Avis global sur le séjour :

Avis global : Très bienTrès bienTrès bienTrès bienTrès bienTrès bienTrès bienTrès bienTrès bienTrès bien
Un séjour très agréable à l'hôtel Carlos V et une visite agréable de la maison de la monnaie qui montre toutes les étapes de la fabrication et l'évolution au cours de l'histoire

L'avis des membres :

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Très bienTrès bienTrès bienTrès bienTrès bienTrès bienTrès bienTrès bienTrès bienTrès bien | Par darel Canada | le mardi 31 janvier 2017 à 23h11

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