Willemstad en décembre : plongées, coloré des façades et déception culinaire
CarnetAntilles néerlandaises202610 jours

Willemstad en décembre : plongées, coloré des façades et déception culinaire

Nous avons atterri à l'aéroport international de Hato le 3 décembre en fin d'après-midi. Le bus KLM direkt vers le centre-ville n'a pas passé, alors nous avons pris le taxi jaune officiel pour 25 USD par personne…

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Publié le · mis à jour le
10 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Nous avons atterri à l'aéroport international de Hato le 3 décembre en fin d'après-midi. Le bus KLM direkt vers le centre-ville n'a pas passé, alors nous avons pris le taxi jaune officiel pour 25 USD par personne jusqu'à notre hôtel, le Hilton Curaçao situé à Piscadera Bay. La première nuit, j'ai dormi les fenêtres ouvertes : l'air salin mélangé au bruit des vagues m'a tenu éveillé, mais pas désagréablement. Le lendemain, réveil à 5 h 30 pour explorer Willemstad à pied. Les façades de Punda nous ont frappés immédiatement : jaunes criards, bleus électriques, roses bonbon, peintes à la chaux. Chaque maison coloniale des XVIIe et XVIIIe siècles avait sa couleur propre. Nous avons grimpé jusqu'au pont flottant Queen Emma : construit en 1888, il se relève toutes les heures pour laisser passer les bateaux. À 9 h 30, nous avons vu le mécanisme en action, les conducteurs attendant que le passage se libère. C'était presque théâtral. La première galère : le restaurant Café Thalassa, recommandé partout sur les blogs, nous a proposé un ceviche à 32 euros (sans boisson). Le plat était minuscule, la texture du poisson bizarre. Nous avons quitté la table frustrés et sommes allés manger ailleurs : au marché d'Otrobanda, nous avons trouvé des « pan bati » faits maison (sorte de crêpe aux légumes et viande) pour 3 euros pièce. C'était savoureux, assaisonné d'épices piquantes qui m'ont fait transpirer sous le soleil de midi. Les plongées sous-marinesLe 5 décembre, nous nous sommes inscrits à une sortie avec Sunscape Curaçao. Départ à 8 h du port depuis le complexe du même nom. Notre guide, Roel, parlait néerlandais avec un accent terrestre. Nous avons fait deux plongées. La première, près de la barrière de corail de Bapor, à 12 mètres : j'ai vu un mérou géant, des anémones jaunes fluorescentes et un tortue verte qui m'a frôlé l'épaule. La deuxième plongée, plus profonde (18 mètres), s'est déroulée près de Barcadera. Là, le froid surprenant de l'eau profonde, et l'odeur salée qui revient dès qu'on enlève le détendeur en surface. C'était magnifique mais j'aurais aimé plus de temps en bas. Le forfait : 140 euros pour deux plongées, équipement inclus. Les plages et les embûchesNous avons testé Cas Abao et Boka Sami, deux plages publiques dans le nord-ouest de l'île. À Cas Abao, le sable blanc et chaud, l'eau cristalline à 28 °C. Mais un vendeur ambulant nous a proposé des bracelets « fait main » pour 5 euros : nous en avons acheté trois. Le lendemain, la teinture s'est étalée sur mon poignet. Arnaque classique, j'aurais dû refuser dès le départ. Boka Sami était plus tranquille, presque déserte un mercredi après-midi. Nous y avons pris un lunch : du poisson grillé acheté à une petite guérite de restaurant de plage (« Sabine's Shack », rien qu'une cabane en bois). 15 euros pour une assiette généreuse avec riz et plantain. Le serveur, Alvin, nous a parlé du changement climatique : moins de pluie depuis cinq ans, plus de sécheresse. Curaçao ne compte que deux saisons principales et peu de précipitations. Visite du centre historique et muséesLe musée de la pharmacie de Willemstad (Apoteka di Curaçao) nous a étonnés. Petit mais dense, il raconte l'histoire des remèdes et des esclaves qui devaient connaître les plantes médicinales. Entrée : 6 euros. Nous y avons passé deux heures, bien plus que prévu. Juste à côté, la cathédrale de Santa Anna (XVIIe siècle, rénovée récemment) sentait le bois ciré et l'encens. Les vitraux colorés donnaient l'impression de nager dans l'eau de mer tant les reflets jouaient. Notre plus grand coup de cœur : monter à Scharloo, le quartier résidentiel riche, et découvrir les maisons victorienne peintes avec soin. Pas de touristes, juste des habitants qui nous saluaient. Une femme agée nous a invités à boire de l'eau fraîche sur sa véranda en bois. Dix minutes de silence, regardant les toits rouges d'Otrobanda s'étendre jusqu'au port. Aucun paiement proposé, juste une conversation gentille. Déception gastronomique et découvertes localesLa cuisine de Curaçao nous a partagés. Au restaurant Bistro Murato (excellent service, nappe blanche), nous avons mangé du keshi yena (fromage farci à la viande) : 28 euros, bon mais pas transcendant. Par contre, les empanadas de Mamá's Kitchen, vendues à l'unité pour 2,50 euros, étaient nos meilleures bouchées. Nous en avons acheté quatre différentes types. Nous avons loué une voiture (budget de 45 euros par jour) pour explorer les cactus et les plages du nord. Route côtière étroite, très peu d'essence de secours si panne. Nous avons eu peur une fois quand le moteur a cafouillé, mais c'était juste un carburant dilué à la station Shell de Soto.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Plongée à Bapor avec Sunscape Curaçao (mérous géants et tortues marines à 12 mètres)

2

Regarder le pont flottant Queen Emma se relever à 9 h 30 pour laisser passer les bateaux

3

Manger les pan bati du marché d'Otrobanda (3 euros, assaisonnement piquant parfait)

4

Prendre du café à la véranda de Scharloo en fin d'après-midi, sans touristes

5

Boka Sami pour le poisson grillé de Sabine's Shack en fin de journée (plage presque vide)

Album · 8 photos

Photos — Willemstad, Curaçao

Willemstad en décembre : plongées, coloré des façades et déception culinaire
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Conclusion

Et au final.

Dix jours à Curaçao nous ont laissés partagés. Les plongées, les couleurs de Willemstad et les rencontres humaines valaient le voyage. Mais la nourriture touristique était surfacturée et parfois décevante, et l'île souffre d'enjeux environnementaux réels qu'on ne peut ignorer. À revenir, oui, mais en prenant plus de temps en dehors des circuits classiques.

En résumé

Avis Willemstad, Curaçao : carnet de voyage de 10 jours par marcusv-explorateur

Destination
Willemstad, Curaçao
Pays
Antilles néerlandaises
Durée
10 jours
Période
décembre · Hiver
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcusv-explorateur
L'essentiel

Willemstad, Curaçao en bref

Pourquoi choisir Willemstad, Curaçao

  • Plongées exceptionnelles avec tortues vertes et mérous géants à moins de 140 euros
  • Façades coloniales colorées uniques au monde, patrimoine UNESCO depuis 1997
  • Rencontres humaines authentiques loin des circuits touristiques dans les quartiers résidentiels
  • Gastronomie locale bon marché accessible aux marchés et petits restaurants côtiers
  • Eau chaude à 28°C toute l'année et climat stable en décembre

Pour qui ?

  • Plongeurs certifiés cherchant des récifs coralliens accessibles
  • Couples appréciant l'architecture coloniale et les balades à pied
  • Voyageurs culturels intéressés par l'histoire esclavagiste et les musées
  • Explorateurs routiers loués à un budget petit car modéré
  • Photographes de paysages urbains et côtiers colorés

À éviter si…

  • Vous recherchez une cuisine gastronomique accessible : les restaurants haut de gamme sont surfacturés et décevants
  • Vous êtes sensible aux défis environnementaux : l'île souffre de sécheresse croissante et manque d'eau douce
  • Vous craignez les arnaques touristiques : vendeurs ambulants et petits pièges classiques omniprésents sur les plages
  • Vous n'aimez pas conduire sur routes étroites : le nord nécessite une voiture de location sur des routes côtières exiguës
À découvrir aussi
PundaOtrobandaScharlooPiscadera BayCas AbaoBoka SamiBarrière de corail de BaporBarcaderaPort de WillemstadCathédrale Santa AnnaPont flottant Queen EmmaAéroport international de Hato
Questions fréquentes

FAQ — Willemstad, Curaçao

Quel est le meilleur moment pour plonger à Willemstad en décembre ?

Décembre offre des conditions excellentes avec une eau à 28°C environ. L'auteur a réalisé deux plongées mémorables avec Sunscape Curaçao en décembre : une à 12 mètres près de la barrière de Bapor où il a croisé un mérou géant et une tortue verte, et une autre à 18 mètres à Barcadera. Les forfaits coûtent environ 140 euros pour deux plongées avec équipement inclus.

Combien coûte le transport de l'aéroport au centre-ville ?

Les taxis jaunes officiels pratiquent environ 25 USD par personne. Le bus KLM Direct n'était pas disponible lors de la visite de l'auteur, donc les taxis sont une option fiable pour rejoindre des hôtels comme le Hilton Curaçao à Piscadera Bay.

Où manger authentique et abordable à Willemstad ?

Évitez les restaurants touristiques haut de gamme : le Café Thalassa affichait 32 euros pour un ceviche minuscule. Préférez le marché d'Otrobanda pour des pan bati faits maison (3 euros), Mamá's Kitchen pour les empanadas (2,50 euros pièce), ou les petits restaurants de plage comme Sabine's Shack (15 euros pour un poisson grillé généreux).

Quelles plages recommandez-vous près de Willemstad ?

Cas Abao offre du sable blanc chaud et une eau cristalline à 28°C, mais méfiez-vous des vendeurs de bracelets qui perdent leur teinture. Boka Sami, plus tranquille et moins touristique, est idéale pour un mercredi après-midi et dispose de petits restaurants locaux.

Quel est l'intérêt du pont flottant Queen Emma ?

Construit en 1888, ce pont iconique se relève toutes les heures pour laisser passer les bateaux. L'auteur a assisté au mécanisme en action à 9h30 et qualifie le spectacle de presque théâtral. C'est un incontournable du quartier coloré de Punda.

Quels musées valent vraiment le coup à Willemstad ?

Le musée de la pharmacie (Apoteka di Curaçao) est petit mais dense, racontant l'histoire des remèdes et des plantes médicinales des esclaves. Entrée 6 euros et l'auteur y a passé deux heures. La cathédrale de Santa Anna, rénovée récemment, offre des vitraux colorés impressionnants.

Faut-il louer une voiture pour explorer Curaçao ?

Oui pour explorer le nord et les plages isolées : la location coûte environ 45 euros par jour. Attention cependant : les routes côtières sont étroites, les stations-essence peu nombreuses, et le carburant peut être dilué. Vérifiez l'état du véhicule avant de partir.

Quels sont les enjeux climatiques actuels à Curaçao ?

L'île connaît une sécheresse accrue depuis cinq ans avec peu de précipitations selon les habitants locaux rencontrés. Curaçao n'a que deux saisons principales et les changements climatiques impactent visiblement la disponibilité en eau.