Comment ça s'est passé.
Arrivée à 14 h 30 à l'aéroport Punta Cana sur le vol Lufthansa LH740. Première impression : 32 °C, une moiteur qui colle à la peau immédiatement, et l'odeur caractéristique du tarmac tropical mélangée à l'essence des navettes. J'ai réservé une chambre à l'hôtel Colonial Zone de Saint-Domingue, dans la vieille ville, pour 85 euros la nuit. Jour 2, levé à 5 h 30 pour visiter la Plaza de España avant les foules. Les pavés jaunes datent du XVIe siècle, c'est vrai, mais surtout ils sont inégaux et glissants de pluie. Déjeuner au marché de la rue Espaillat : un jugo de naranja frais servi dans un gobelet en plastique (0,5 euros), accompagné d'un arepa au fromage (1 euro). Le jus avait un goût de vraie orange pressée, sucré, pas sucré industriel. La foule pressée du matin, les vendeurs qui criaient les prix, l'odeur de mangue pourrie sous la pile de fruits. Le choc de la première journéeTentative pour prendre le bus local ligne 42 vers Playa Boca Chica. Débâcle totale : pas de numéros visibles, le chauffeur parlait un espagnol très rapide, et j'ai payé 25 pesos (0,45 euros) pour finir sur la mauvaise route. Deux heures perdues. C'est là que tu comprends que Google Maps à Saint-Domingue, c'est un rêve. J'ai dû demander à un jeune avec un scooter de me montrer le vrai arrêt. Moment frustrant, honnêtement, mais il m'a indiqué un resto sympa : la Taverna en face, où les pescado con coco coûtent 8 euros et c'est copieux. Boca Chica lui-même m'a déçu. J'imaginais une plage vierge : c'est un endroit saturé de touristes, avec des vendeurs de colliers à tous les trois mètres. Le sable gris-beige, l'eau tiède (28 °C), pas ce bleu turquoise des brochures. Mais honnêtement, une fois dans l'eau, l'sensation est bonne, reposante, loin du stress parisien. Le vrai plaisir : SamanáJour 4, j'ai pris la compagnie Caribe Tours depuis la gare routière de Saint-Domingue, vers 7 h du matin (bus climatisé, 6 euros). Trois heures trente de route pour arriver à Samaná. La ville elle-même est une petite station balnéaire : pas de monstre touristique, juste des petits hôtels créoles en bois coloré et des resto-bars sur le front de mer. J'ai logé à l'hôtel Hacienda Bay (72 euros la nuit avec terrasse vue mer). Pêche à la ligne le matin sur un petit bateau, départ à 6 h avec Capitán Jose. Il m'a montré comment tenir la canne, en riant de mon inexpérience. J'ai attrapé un petit snapper vers 7 h 45, le soleil commençait à peine à éclairer la baie. C'était calme, pas surexploité. On a ramené le poisson au restaurant Los Almendros qui l'a cuisiné directement : filet grillé avec citron vert, riz noir, plantains frits (12 euros). Le goût du poisson encore frais, avec juste du sel et du citron, c'était différent des filets congelés de la maison. Moments vrais et petites galèresJ'ai tenté de visiter la Punta Balandra en kayak, excursion organisée par l'hôtel. Problème : le kayak était percé légèrement (rien de grave, mais fuite constante). Le guide n'a rien dit, j'ai dû écoper de l'eau pendant une heure. Pas dramatique, mais agaçant. La mangrove sentait fort, presque marécageuse, avec une acidité désagréable. Bar Las Galeras le soir : rhum agricole local (compagnie Brugal) à 2 euros le verre, servi avec du vrai jus de citron frais, pas de syrup. J'ai discuté avec un couple de Belgique et une commerçante locale. C'est là que tu te sens vraiment dehors de ton univers quotidien. Retour à Saint-DomingueDernier jour, visite de la Cathédrale de Santa María de la Encarnación. Entrée gratuite. Intérieur sombre, plafond en bois imposant, odeur d'encens concentrée. Peu de touristes, ambiance pieuse et silencieuse, contraste total avec les rues bruyantes dehors. Dernier repas à Casa de las Empanadas : empanadas à la viande (1,5 euros pièce), très salées, avec une pâte un peu trop grasse, mais j'en ai mangé quatre parce que c'était dès la rue. Vol de retour le soir avec KLM.
Les bons plans repérés sur place.
Samaná, excursion kayak dans la mangrove avec Capitán Jose au lever du soleil
Marché de rue Espaillat à Saint-Domingue, jus de naranja frais et arepa au fromage
Pescado con coco à la Taverna, face à l'arrêt de bus 42, bord de Boca Chica
Plaza de España pavée jaune, seul à 5 h 30 du matin avant le chaos touristique
Rhum Brugal servir au bar Las Galeras avec des locaux, 2 euros le verre
Et au final.
Bilan : j'ai aimé Samaná et la tranquillité relative, la fraîcheur du poisson local, les rencontres sans calcul. Saint-Domingue m'a semblé fatigante, bruyante, pas aussi touchante que prévu. Les infrastructures routières et les transport, c'est une vraie galère pour un touriste français habitué à la SNCF. Je retournerais, mais uniquement côte nord.