Comment ça s'est passé.
Levé à 5h30 le premier matin pour attraper le vol Ryanair FR4782 depuis Lyon à 7h15. Arrivée à l'aéroport d'Athènes vers 11h, puis navette KTEL pour rejoindre le port du Pirée (40 minutes, 10 euros). Le bateau Seajet 2 nous a menés à Santorin en 2h30 : j'avais oublié à quel point le vent pouvait malmener l'estomac dans les Cyclades. S'installer à Santorin, c'est d'abord affronter une réalité : les prix. Notre chambre double à Perissa (village balnéaire moins connu que Oia) coûtait 95 euros la nuit en juin. Le premier soir, dîner au restaurant Taverna Katina en front de mer : salade horiatiki (11 euros), brochette d'octopus (16 euros), retsina blanc frais (5 euros la carafe). L'odeur du charbon de bois qui grille l'octopus, mélangée à l'air salin, ça reste. Jour 2, randonnée le long des falaises blanches entre Amoudi et Oia. Prévu : 2h30 de marche tranquille. Réalité : 4h sous 38°C, nous avons mal évalué la distance et l'absence d'ombre. Là-dedans, un arrêt à la plage de Kamari, noire de sable volcanique. On a trempé les pieds. L'eau était brûlante après une journée d'exposition. Moment marquant : arrivée au village blanc d'Oia vers 17h. Les toits en dôme bleu, les rues étroites à peine passantes. Mais avant le coucher de soleil, c'est un chaos touristique. Des centaines de visiteurs agglutinés sur les terrasses. Nous, assis à Café Thalassa, avons commandé deux fredos (cafés froids, 6 euros chacun) et attendu l'instant. Le soleil a coulé sur la mer d'une couleur presque orange pâle. Pas magique, mais joli. Les gens criaient autour. Drôle d'ambiance. Les trois jours suivants à Mykonos ont d'abord déçu. Cliché oblige, on s'est retrouvés dans la « Little Venice » bondée de touristes allemands et russes, tous en quête du même angle photo. Mais le matin, très tôt, marché du centre-ville était vrai : les Grecs qui achetaient leurs légumes, leurs feta, leurs olives. Nous, on a grappillé du loukoumi (pâte de fruit, 2 euros) chez un vendeur sans nom, juste un vieux qui criait « mellon, mellon ! » depuis trois décennies. Transport interne : les bus KTEL circulent à Mykonos aussi, mais régulièrement en retard. Une journée, le bus 2 (Mykonos-Paradise Beach) a 25 minutes de retard. Aucune explication, aucun SMS, juste une attente sous le soleil. Les Grecs attendaient, résignés. Nous aussi, finalement. La galère majeure : auberge de change du port. On voulait retirer 500 euros. Commission de 8 euros annoncée à la fin. On n'avait pas vu les petits caractères sur le panneau. Pas une arnaque flagrante, mais agaçant. À part ça, les distributeurs ATM de National Bank donnaient des meilleurs taux. Plage de Platys Gialos : sable doré, eau cristalline, mais parasol + deux chaises louées à un beach bar = 20 euros. Lunch : souvlaki poulet-pain (7 euros), eau minérale (2 euros). Le goût du citron frais pressé sur le poulet, c'était simple mais vraiment bon. Dernier jour : ferry de retour vers Athènes jeudi 17h30. Nous avons raté le départ à cause d'une confusion sur l'heure (18h30 sur le billet, pas 17h30). Heureusement, un second départ le même jour à 20h. Agitation inutile. Arrivée à Pirée vers 23h, nuit à l'aéport avant le vol de 6h du matin.
Les bons plans repérés sur place.
Taverna Katina à Perissa : octopus grillé et vue sans foule (moins touristique qu'Oia)
Randonnée entre Amoudi et Oia aux falaises blanches, mais partir à 6h du matin, pas 9h
Marché du centre-ville de Mykonos tôt le matin (6h-7h30) avant l'invasion touristique
Plage volcanique de Kamari pour l'eau chaude et le contraste noir-blanc
Ferry Seajet 2 depuis Pirée : réserver online, sinon supplément de 3 euros à bord
Photos — Santorin, Mykonos
Et au final.
Santorin et Mykonos, c'est beau, c'est vrai. Mais c'est aussi surfait et cher. On a eu des moments sincères, loin des foules, le matin tôt ou en fin de journée. À côté, les couchers de soleil très vendus et l'afflux estival rendent les choses étouffantes. Je reviendrais, mais plutôt hors-saison (mai ou septembre).








