Comment ça s'est passé.
On a atterri à Faleolo International Airport un samedi matin à 6 h 15 après un vol Air New Zealand de 3 h depuis Auckland. L'air était déjà étouffant, humide, avec cette odeur caractéristique du sel marin mélangée aux fleurs de frangipanier. Le trajet jusqu'à Apia dure 45 minutes en bus local (3 tala, soit 1 euro), assis sur des sièges usés, avec une radio qui crachait du reggae à volume maximal. Le conducteur n'a pas vraiment respecté les arrêts officiels. On a descendu à la gare routière d'Apia vers 7 h 45. Première galère : notre réservation au O Le Suga'i Resort s'était évaporée. L'hôtelier, très souriant, nous a demandé de repasser l'après-midi. On a traîné au marché de Salelologa jusqu'à 11 h. L'odeur des poissons frais, des mangues écrasées sur le béton, était presque asphyxiante. On a mangé des umu talofa (ignames cuites à la vapeur dans des feuilles de bananier) pour 4 tala chez une vendeuse sans nom affiché. C'était gluant, sucré, pas désagréable. Les trois jours suivantsLe O Le Suga'i s'est avéré honnête : 65 dollars USD la nuit pour une bungalow avec ventil et moustiquaire. On a passé le mardi à Palolo Deep Marine Reserve. Pas besoin de guide cher : on a pris le bus à 8 h depuis le terminal (numéro 4, 3 tala), on a demandé au chauffeur de nous laisser près de la plage. Leau était à 28 degrés, transparente jusqu'à 4 mètres. On a vu des poissons-perroquets, des bénitiers géants, des coraux en bonne santé. C'était vraiment serein, sans affluence touristique. Mercredi, on s'est tentés le trek jusqu'à Return to Paradise Beach. Mauvaise idée : on n'avait pas prévu l'humidité infernale. Le sentier, à travers des cocotiers et des propriétés privées, s'est transformé en bourbier après 15 minutes de pluie tropicale. On a tourné demi-tour, mouillés jusqu'aux os. On a plutôt passé l'après-midi à Apia Town, dans le café Paddles au centre-ville (espresso correct, 3 dollars). Le personnel parlait anglais, français, samoan sans effort apparent. Le moment difficileJeudi, on a voulu louer un vélo pour explorer Upolu. Le loueur, rencontré près de la Bank of Samoa bâtiment bleu colonial en face du port, nous a dit 10 dollars pour 24 heures. On a donné 15 en acompte. Vers 14 h, crevaison. On retour : il refusait de rembourser, prétendant qu'on avait touché une pierre. Discussion tendue, pas agressif mais inflexible. Finalement, on a perdu 15 dollars. C'était le truc désagréable du séjour. Vendredi : on a pris un minibus private (60 dollars USD pour trois) vers Savai'i, île sœur. Le ferry depuis Apia prend 45 minutes, départ 9 h 30, arrivée Salelologa 10 h 30. C'est une compagnie locale, pas standardisée, mais ça marche. À Savai'i, on a mangé du oka (poisson cru à la noix de coco) au marché de Salelologa pour 5 tala. Le goût était citronné, presque trop acide, mais honnête. On a visité Alofaaga Blowholes : un phénomène géologique où l'eau s'engouffre dans des cavités de lave en créant des geysers naturels. Spectaculaire mais très court à découvrir (20 minutes max). Retour et bilan partielLes trois derniers jours, on a trainé à Apia. Soirée au bowling du centre commercial central (jeux 4 dollars pièce). On a dîné deux fois au restaurant Scalini's (pâtes pas excellentes, 25 dollars USD). Samedi soir, bar Fugalei's en front de mer, bière Vailima locale (2,50 dollars). L'ambiance était tranquille, quelques familles locales, pas de touristes. On a écouté de la musique live mediocre mais sympathique. L'internet est mauvais partout, même dans les hôtels. Les appels téléphoniques sont chers. Les routes sont en bon état en général. Les gens sont réservés, pas chaleureux spontanément, contrairement à ce qu'on avait lu. On n'a jamais senti une véritable connexion, juste de la politesse transactionnelle.
Les bons plans repérés sur place.
Palolo Deep Marine Reserve : descente en snorkel libre depuis la plage, eau cristalline, coraux intacts, très peu de monde le matin avant 9 h
Marché de Salelologa à Apia : aller avant 10 h 30, les prix baissent, vendeurs locaux véritables pas touristiques, dégustation d'umu gratuite parfois
Ferry Apia-Salelologa : minibus privé à 60 USD valable 3 personnes, trajet 45 min, départ régulier 9 h 30 du port principal
Scalini's ou Paddles à Apia : repas corrects sans excitation, budget 25-30 USD le dîner, Internet Wi-Fi fiable contrairement au reste
Alofaaga Blowholes à Savai'i : visite courte mais seul accès autorisé à ce phénomène, ticket 10 tala, accessible en minibus depuis Salelologa 30 min
Photos — Apia, Samoa occidental
Et au final.
Samoa occidental, c'est réel, c'est tranquille, les paysages volcaniques méritent le détour. Mais c'est moins social qu'on imaginait, le tourisme est très basique, et les petites arnagues existent. On repartirait, mais pas pour longtemps.
