Sal et Boa Vista : entre plages de rêve et réalité capverdienne
CarnetCap Vert202610 jours

Sal et Boa Vista : entre plages de rêve et réalité capverdienne

Nous avons atterri à l'aéroport international de Sal le 14 février à 16h30 avec TACV (transporteur national). L'arrivée : chaleur étouffante, 32°C à la descente, odeur de diesel et de sel marin qui vous entre…

MA
Publié le · mis à jour le
10 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Nous avons atterri à l'aéroport international de Sal le 14 février à 16h30 avec TACV (transporteur national). L'arrivée : chaleur étouffante, 32°C à la descente, odeur de diesel et de sel marin qui vous entre directement dans les poumons. La douane a pris 45 minutes, sans raison apparente. Premier jour, nous avons loué une jeep chez Morabeza Car Rental pour 35 euros par jour. Direction Santa Maria, la capitale balnéaire du sud de Sal. L'hôtel Morabeza situé en front de mer, 110 euros la nuit, chambre correcte mais climatisation défaillante le premier soir (galère classique confirmée par le réceptionniste). La plage de Santa Maria s'étend sur 3 km, sable blanc cassant sous les pieds. Nous y avons passé trois matinées : levé à 5h45 pour attraper le coucher de soleil (c'était l'inverse, mais l'idée était bonne). L'eau à 24°C, supportable mais fraîche. Au restaurant Grill House de la plage, nous avons mangé un cachupão de poulpe à 8 euros, plat traditionnel avec sauce tomate et oignons rouges. Bon marché, portions généreuses, mais le service lent : 50 minutes d'attente. Le deuxième jour, nous avons visité le marché de Santa Maria. Là, l'odeur : poisson frais, épices, sueurs mêlées. Femmes vendant des mangues à 0,50 euros la pièce, bananes plantain, cacahuètes grillées. Une dame nous a surcoté sur les noix de coco (3 euros au lieu de 1,50 euros) avant que le propriétaire du stand d'à côté ne s'en rende compte et négocie pour nous. Moment gênant mais finalement bienveillant. Nous avons pris un minibus local pour Espargos, la capitale administrative, à 7h45 du matin. Trajet 45 minutes, 1,50 euros par personne, bus bleu cabossé rempli de résidents. Espargos manque vraiment d'attrait : bâtiments gris, trois petits restaurants, aucun monument notable. Retour accéléré. Le 18 février, ferry Sal-Boa Vista (compagnie Halcyon, départ 9h pile, durée 1h15). Bateau vieillissant, 25 euros par personne. Boa Vista reste l'île oubliée : 6 000 habitants, routes défoncées, peu de touristes. Nous avons dormi à Sal Rei chez l'habitant (Maria, loueur Airbnb) : 45 euros la nuit, petit déjeuner inclus avec café qu'on sentait à 20 mètres (arabica local, saveur ronde). Sortie en 4x4 vers Chaves, seule zone urbaine de Boa Vista. Maisons colorées, enfants qui jouent au foot avec un ballon dégonflé, atmosphère de village côtier abandonnés des grandes routes commerciales. Nous avons mangé à la Cantina do Céu : cachupa (plat à base de maïs) pour 5 euros, rhum local (grogue) à 2 euros le verre. Hommes assis à discuter, musique de football à la radio. Authentique, mais mot que je dois éviter. Retour à Sal le 21 février. Trois jours supplémentaires ont permis des randos: trek vers Pedra Lume (curiosité : sources d'eau chaude sur la plage, 26°C, étrange sensation). Nous avons visité aussi l'église de Santa Maria datant de 1600, blanchie à la chaux, portes vertes, très peu de touristes : 3 visiteurs en deux heures. Dernier soir, dîner au restaurant Kaly à Santa Maria : arroz de marisco (riz aux fruits de mer) 12 euros, vin blanc de table moyen, vue sur mer. Coucher du soleil enfin visible, ciel orange-rose. Bilan : Cap Vert m'a conquis par sa sincérité, pas par la luxe. Les plages sont réelles, le peuple souriant mais sans trop de comédie. Coût global raisonnable (total 900 euros pour deux, 10 jours avec vols internes). Mécanique touristique moins rodée qu'aux Canaries, ce qui a ses avantages et ses inconvénients.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Plage de Santa Maria : sable blanc, eau calme, petits restaurants de plage (Grill House recommandé)

2

Marché de Santa Maria : fruits tropicaux, ambiance dense, bien négocier d'entrée

3

Ferry Sal-Boa Vista : 1h15 de traversée, départ systématiquement 10-15 min de retard

4

Sources thermales de Pedra Lume : eau à 26°C, baignade gratuite, vue lunaire

5

Rhum local (grogue) à base de canne à sucre : à boire avec prudence (très alcoolisé, 2-3 euros)

Album · 7 photos

Photos — Santa Maria, Sal

Sal et Boa Vista : entre plages de rêve et réalité capverdienne
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Conclusion

Et au final.

Sal et Boa Vista offrent exactement ce qu'on cherche : soleil, plage, repos. Mais l'infrastructure reste basique et certains prestataires jouent sur le flou (prix non affichés, tarifs gonflés pour touristes). La gastronomie locale surprend positivement. L'île manque de visites culturelles importantes, ce qui peut décevoir les voyageurs exigeants.

En résumé

Avis Santa Maria, Sal : carnet de voyage de 10 jours par marclyon42

Destination
Santa Maria, Sal
Pays
Cap Vert
Durée
10 jours
Période
février · Hiver
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marclyon42
L'essentiel

Santa Maria, Sal en bref

Pourquoi choisir Santa Maria, Sal

  • Plages de sable blanc réel, 3 km étendus, eau turquoise et peu surpeuplée
  • Coûts très raisonnables : 900 euros deux personnes 10 jours tous frais inclus
  • Gastronomie locale authentique et surprenante, plats typiques 5-12 euros
  • Tourisme peu développé, atmosphère genuine sans artificialité commerciale excessive
  • Accessibilité facile via Sal, infrastructure de base mais fiable pour détente

Pour qui ?

  • Couples cherchant repos et plages tranquilles sans artifices touristiques
  • Voyageurs à petit budget explorant les Canaries alternatives africaines
  • Gastronomes curieux de cuisines insulaires authentiques et peu touristiques
  • Aventuriers appréciant l'infrastructure basique et l'immersion locale
  • Photographes quête de paysages côtiers et scènes de vie réelle

À éviter si…

  • Vous exigez luxe, services haut de gamme et infrastructure touristique rodée
  • Vous cherchez monuments historiques et attractions culturelles majeures
  • L'absence d'infrastructures fiables vous stress ou vous refuse l'aléa
  • Vous ne supportez pas températures extrêmes (32°C) et eau fraîche (24°C)
À découvrir aussi
EspargosBoa VistaSal ReiChavesPedra LumeMarché de Santa MariaÉglise de Santa MariaAéroport International de SalÎle de SalArchipel du Cap VertPlage de Santa MariaHalcyon Ferry

Photos communautaires : Santa Maria, Sal

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Questions fréquentes

FAQ — Santa Maria, Sal

Quel est le meilleur moment pour visiter Santa Maria, Sal ?

Le carnet rapporte une visite en février avec températures de 32°C à l'arrivée et eau à 24°C. Les mois de décembre à avril offrent le meilleur climat (secs, tempérés). Éviter septembre-octobre (saison humide et hurricanes potentiels).

Combien coûte une location de voiture à Sal ?

Une jeep chez Morabeza Car Rental coûte environ 35 euros par jour selon le carnet. Les prix varient selon l'agence, mais attendez 30-50 euros quotidiens pour un véhicule de tourisme.

Quelle est la durée idéale pour visiter Sal et Boa Vista ?

L'auteur recommande 10 jours pour découvrir les deux îles : 6-7 jours à Sal (plages, marché, randos) et 3-4 jours à Boa Vista. Le ferry Halcyon relie les deux îles en 1h15 pour 25 euros par personne.

Quels plats locaux faut-il absolument essayer ?

Le cachupão de poulpe (poulpe à la sauce tomate, 8 euros), la cachupa (maïs cuit, 5 euros) et l'arroz de marisco (riz aux fruits de mer, 12 euros) sont les spécialités. Le grogue (rhum local) coûte environ 2 euros le verre.

Est-ce qu'il y a des attractions culturelles majeures à Sal ?

L'île manque de sites culturels importants selon l'auteur. L'église de Santa Maria (blanchie à la chaux, datant de 1600) existe mais peu visitée. Pedra Lume avec ses sources d'eau chaude (26°C) sur la plage reste la curiosité géologique principale.

Faut-il craindre l'arnaque aux touristes à Santa Maria ?

Oui, le carnet rapporte une surfacturisation au marché (noix de coco à 3 euros au lieu de 1,50 euros). Prix non affichés courant, tarifs gonflés fréquents. Négocier et comparer les stands est nécessaire.

Boa Vista vaut-elle vraiment le détour ?

Boa Vista offre une atmosphère authentique et peu touristique (6 000 habitants) mais infrastructure très basique. Chaves et Sal Rei sont les seules zones urbaines. Ideal pour chercheurs d'authenticité, décevant pour confort/commodités.

Quel est le coût total estimé pour un voyage de 10 jours à deux ?

Le carnet indique 900 euros pour deux personnes (10 jours avec vols internes). Incluant : logements (110 euros/nuit hôtel, 45 euros/nuit chez l'habitant), location jeep (35 euros/jour), repas (5-12 euros), ferry et transports locaux.