Rio de Janeiro en février : entre favelas et Copacabana, les vraies galères du Carnaval
CarnetBresil202614 jours

Rio de Janeiro en février : entre favelas et Copacabana, les vraies galères du Carnaval

Arrivée aéroport Santos Dumont le 2 février à 14h30, après 11 heures de vol avec TAP Air Portugal. Le thermomètre affichait 38°C. Dès la sortie, cette odeur caractéristique d'humidité tropicale mélangée aux gaz…

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Publié le · mis à jour le
14 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Arrivée aéroport Santos Dumont le 2 février à 14h30, après 11 heures de vol avec TAP Air Portugal. Le thermomètre affichait 38°C. Dès la sortie, cette odeur caractéristique d'humidité tropicale mélangée aux gaz d'échappement des taxis jaunes jacinthe. J'avais réservé la Pousada Copacabana Beach sur la Avenida Atlântica, chambre 302, vue directe sur la plage. 280 réals par nuit. Premier choc : le bruit. Pas romantique. Sirènes, klaxons continus, musique des bars jusqu'à 3 du matin. Les trois premiers jours ont coïncidé avec le début des répétitions du Carnaval. J'ai traîné jusqu'à la Sapucaí, le sambodrôme, mercredi matin à 6h. Payé 150 réals pour une place debout. Ce qui m'a frappée : le bruit des tambours résonne physiquement dans la poitrine. Pas une métaphore. Les écoles de samba répètent leurs costumes géants de 15 mètres de haut. Pas de spectateurs « touristiques » à cette heure, juste des Cariocas qui dansent depuis 5h du matin en ayant déjà consommé trois bières. La galère du bus 474Samedi, j'ai voulu monter au Cristo Redentor en train depuis le quartier de Cosme Velho. Erreur. Le touriste derrière moi à la gare Corcovado (lignes 400 et 404, trajet de 20 minutes) ne parlait pas anglais. J'ai demandé en portugais approximate « Quem tem bilhete? » (qui a un billet?). Le chauffeur m'a regardée comme si j'avais demandé le sens de la vie. Finalement, j'ai pris le bus 474 direct depuis la Praia de Botafogo. 4 réals, trajet de 50 minutes dans un véhicule sans climatisation. Assis sur les genoux d'un homme qui mangeait un pastel de queijo chaud. L'odeur du fromage frit mélangée à la sueur. Je suis descendue trois arrêts trop tôt. Cristo Redentor : impressionnant, oui, mais bondé de groupes de touristes avec des selfie-sticks. 28 réals l'accès. La vue sur la baie de Guanabara était voilée par la pollution. Rester 15 minutes. Partir avant 11h si on veut éviter les cars de touristes. Où manger sans se ruinerLa vraie vie culinaire se joue dans les lanchonetes. Au Boteco Praia, petite gargote à Leme, j'ai mangé une moqueca de peixe (ragoût de poisson à la noix de coco) pour 32 réals. Goût rance du lait de coco fermenté... non. Goût riche, épais, écœurant après deux bouchées. Les Cariocas, eux, commandaient de l'eau glacée en complément. Le chopp (bière pression) coûtait 12 réals les 400 ml. Au marché São Cristovão, jeudi soir, j'ai acheté des açaí bowls (45 réals) auprès d'un vendeur qui pesait la portion sur une balance mécanique cassée. Il ajoutait du granola à vue de nez. Le contraste favela-plageDimanche, grosse erreur de planification. J'avais réservé une visite guidée du complexe de la Rocinha avec « TourCarioca.com ». Le guide était en retard de 45 minutes. Pendant ce temps, assis sur un banc à l'entrée, j'ai vu des enfants jouer au foot avec une balle dégonflée. Une femme vendait des jus d'orange frais pressés à même la rue (5 réals). La Rocinha : 70 000 habitants sur moins de 2 km². Les ruelles montent à 45°. Pas de beauté là-dedans, juste une densité urbaine écrasante, des fils électriques partout, des odeurs d'égout par endroits. Le guide, sympathique, m'expliquait qu'il avait grandi ici. Pas de complaisance touristique. Pas d'« authenticité » vendues en boucle. Juste la réalité. Mardi et mercredi, j'ai enfin profité de Copacabana correctement. 5h du matin pour voir le soleil se lever sur la plage. Température : 28°C déjà. Les vieux Cariocas faisaient leur gym à même le sable. Un couple embrassé à la bouche près des vagues. Café-au-lait avec un bolo de chuva (gâteau à la pluie) à la Confeitaria Colombo (avenue centrale) : 8 réals. Ce pain était humide, sucré, rien d'extraordinaire. Mais c'était brésilien. Le Carnaval enfinSamedi des parades officielles, j'ai craqué pour des billets à 380 réals en catégorie 3 (vue latérale du Sambodrôme). 5 heures d'attente, bousculade dans les escaliers de béton brut. Aucune organisation, les vendeurs ambulants traversaient les rangées de spectateurs avec des bières à 25 réals pièce. Les écoles passaient : 45 minutes par école de samba, 80-100 danseurs en costumes ridiculement beaux, orchestres de 150 musiciens. Un seul moment : l'école Mangueira passait et une femme à côté de moi s'est levée et a pleuré. Elle dansait avec ce groupe depuis 20 ans. C'était son histoire qui défilait. Les deux derniers jours, j'ai flâné. Lagoa Rodrigo de Freitas, une petite course autour du lac (trajet facile, 7 km). Visite au musée d'art moderne fermé le lundi (pas vérifié à l'avance). Paleta de picolé à la passion fruit à 3 réals. Retour à l'aéroport Santos Dumont le 16 février, vol 14h45 avec TAP.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Sapucaí sambodrôme - répétitions gratuites le matin (6h-9h), vrais danseurs sans touristes

2

Boteco Praia à Leme - moqueca de peixe 32 réals, goût trop riche mais authentique

3

Rocinha favela - visite contrastée, pas de folklore, réalité urbaine brute

4

Copacabana lever de soleil 5h - Confeitaria Colombo pour bolo de chuva 8 réals

5

Bus 474 depuis Botafogo - trajet chaotique mais vrai Rio, 4 réals

Album · 7 photos

Photos — Rio de Janeiro

Rio de Janeiro en février : entre favelas et Copacabana, les vraies galères du Carnaval
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Conclusion

Et au final.

Rio, c'est intense. Le Carnaval vaut vraiment le détour mais c'est un chaos organisé : cher, fatigant, pas assez de toilettes. Les plages sont belles mais surpeuplées en février. Ce que j'ai moins aimé : la saleté, les arnaqueurs de taxis aux faux compteurs, et cette sensation de toujours devoir surveiller ses affaires. Je reviendrais, mais pas pour le Carnaval.

En résumé

Avis Rio de Janeiro : carnet de voyage de 14 jours par marialopes-travels

Destination
Rio de Janeiro →
Pays
Bresil →
Durée
14 jours
Période
février · Hiver
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marialopes-travels →
L'essentiel

Rio de Janeiro en bref

Pourquoi choisir Rio de Janeiro

  • Carnaval unique au monde avec écoles de samba et costumes géants impressionnants
  • Plages iconiques Copacabana et Botafogo avec lever de soleil magique à 5h du matin
  • Coût de vie bas: repas 30 réals, transport 4 réals, attractions 3-28 réals
  • Contraste fascinant ville/montagne/mer avec Cristo Redentor à proximité directe
  • Accès culture authentique via Rocinha et lanchonetes locales sans façade touristique

Pour qui ?

  • Voyageurs en quête d'expérience authentique urbaine intense
  • Passionnés de musique, danse et manifestations culturelles grandioses
  • Routards budget cherchant découverte sociale et géographie variée
  • Couples romantiques acceptant chaos pour moments mémorables
  • Photographes attirant composition urbaine, plages bondées, mouvements Carnaval

À éviter si…

  • Vous recherchez calme, silence ou environnement non pollué
  • Vous êtes sensible au chaos urbain, bousculades ou manque d'organisation
  • Vous prévoyez peu de budget pour période Carnaval (surcoût 100-300%)
  • Vous êtes intolérant à l'humidité extrême et températures 38°C+ en février
À découvrir aussi
Aéroport Santos DumontSambodrôme SapucaíCristo RedentorCopacabanaBotafogoRocinhaLagoa Rodrigo de FreitasBaie de GuanabaraLemeCosme VelhoSão CristovãoMusée d'art moderne de Rio

Photos communautaires : Rio de Janeiro

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Paraty : nuit
Paraty : nuit
© www.gilpivert.fr
Atlantic Forest / Mata Atlântica
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© A. Duarte
Catedral Metropolitana do Rio de Janeiro
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© Rodrigo_Soldon
Rio de Janeiro - Pain de Sucre
Rio de Janeiro - Pain de Sucre
© Nicolas Vollmer
Catedral Metropolitana do Rio de Janeiro
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© Rodrigo_Soldon
Catedral Metropolitana do Rio de Janeiro
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Niteroi
Niteroi
© www.gilpivert.fr
copacabana, rio de janeiro april 2006
copacabana, rio de janeiro april 2006
© seier+seier
Questions fréquentes

FAQ — Rio de Janeiro

Quel est le meilleur moment pour visiter Rio de Janeiro ?

Février coïncide avec le Carnaval, spectacle inoubliable mais très cher (billets 380 réals) et surpeuplé. Les plages sont saturées de touristes. Évitez le lundi des musées (fermés). Préférez octobre-novembre ou avril-mai pour moins de foule et meilleur confort.

Combien coûte un séjour à Rio en février ?

Comptez 280 réals/nuit pour une pousada (Copacabana Beach), repas en lanchonete 32 réals, accès Cristo Redentor 28 réals, billets Carnaval 150-380 réals. Budget moyen: 800-1200 réals/jour (160-240 EUR) avec attractions principales.

Le bus 474 est-il fiable pour monter au Cristo Redentor ?

Oui, le bus 474 depuis Praia de Botafogo coûte 4 réals pour 50 minutes sans climatisation. Cependant, il est bondé et peu confortable. Le train depuis Cosme Velho (lignes 400/404, 20 min) est préférable mais nécessite une bonne orientation. Arrivez avant 11h pour éviter les groupes touristiques.

Visiter les favelas est-il sûr ?

La Rocinha (70 000 habitants) reste accessible via agences comme TourCarioca.com avec guide local. L'expérience révèle la densité urbaine réelle sans complaisance touristique. Guide peut être en retard. Pas de description romantique, juste la réalité sociale et infrastructurelle.

Où manger correctement sans se ruiner à Rio ?

Les lanchonetes offrent moqueca de peixe 32 réals, chopp 12 réals, jus orange frais 5 réals, paleta picolé 3 réals. Marché São Cristovão pour açaí bowls (45 réals). Évitez touristic restaurants, privilégiez Boteco Praia à Leme et vendeurs de rue.

Le Carnaval en direct vaut-il vraiment le coup ?

Spectaculaire oui: 80-100 danseurs par école, orchestres de 150 musiciens, costumes impressionnants. Mais: 5h d'attente, bousculades, organisation chaotique, toilettes insuffisantes, bières 25 réals. Moments émouvants (habitants revoyant leur histoire danser) malgré l'inconfort. Catégorie 3 = 380 réals vue latérale.

Quels problèmes pratiques attendre à Rio ?

Bruit 24/7 (sirènes, bars fermant à 3h du matin), taxis avec faux compteurs, saleté générale, surveillance constante des affaires recommandée. Température 38°C en février avec humidité tropicale intense. Pollution visible sur la baie de Guanabara (Cristo Redentor).

Est-il facile de communiquer en anglais à Rio ?

Non, l'anglais est peu parlé, même à gare Corcovado. Apprentissage minimum portugais ("Quem tem bilhete?") fortement conseillé. Chauffeurs et vendeurs peu enthousiastes pour répondre à des questions touristiques basiques.