Comment ça s'est passé.
J'ai atterri à l'aéroport international de Honolulu (HNL) un mercredi matin à 8h30, après douze heures de vol avec United Airlines. L'air chaud et humide m'a frappé immédiatement—cette odeur de fleurs d'orchidée mélangée à l'eau salée des vagues. J'ai loué une petite Kia chez Hertz pour 45 USD par jour, ce qui s'est avéré crucial. Les trois premières nuits, j'ai choisi le Moana Surfrider Hotel à Waikiki Beach, chambres à 280 USD la nuit. C'était touristique, oui, mais l'emplacement me permettait de marcher directement sur la plage au lever du soleil. J'étais levé à 5h15 ce premier jour pour photographier le coucher du soleil sur les Diamond Head—mauvais calcul, mais j'ai découvert que c'était vers 18h45 à cette époque. La plage elle-même était bondée dès 9h. Les familles australiennes et les groupes de jeunes mariés monopolisaient les meilleurs spots. Les repas et première galèrePour les petits-déjeuners, j'ai fini par adopter Koko Head Cafe, juste à côté, où leurs bowls açai coûtaient 14 USD—chers comparés à la France, mais les portions étaient généreuses. Le goût du miel local, légèrement floral, restait en bouche longtemps. Gros problème le jour 3 : j'ai réservé une excursion en catamaran avec une compagnie nommée Outrigger Canoe Club (89 USD par personne) via un site tiers. Au matin, plus personne au point de rendez-vous à 7h30. J'ai dû appeler trois fois avant de découvrir qu'il y avait eu un changement de date par email—que je n'avais pas reçu. Énervant. L'argent m'a été remboursé trois jours plus tard, après une vingtaine de minutes au téléphone. Découvertes hors des sentiersJe me suis décalé vers le nord-ouest. Le Polynesian Cultural Center à Laie (45 USD d'entrée) m'a surprise positivement—moins bondé que prévu le jeudi après-midi. J'ai mangé un kalua pork avec du riz à la noix de coco au restaurant interne vers 13h. Le porc était tendre, quasi fondu, parfumé de la vapeur du imu souterrain. C'est là que j'ai vraiment compris la cuisine locale, pas juste la version touristifiée. Le bus Thebus numéro 19 me reliait à partir de la station centrale d'Ala Moana (à côté du grand mall) : 2,75 USD le ticket, et on gagnait deux heures de trajet par rapport à la voiture. Les trajets étaient longs mais j'écoutais des podcasts. J'ai descandu à Kailua Beach, réputée moins fréquentée. C'était vrai jusqu'à midi. Le sable blanc était si fin qu'il grinçait sous les pieds. La température de l'eau : environ 26°C, agréable mais pas chaude comme en Méditerranée. Mauvaise surprise culinaireUn soir, je me suis aventuré au Leonard's Bakery, connu pour ses malasadas (beignets locaux portugais). J'en ai acheté trois : 4 USD chacun. Deux étaient trop sucrés, farci d'une crème quasi pâteuse. Pas mauvais, mais déçu par le manque de finesse. En contraste, Duke's Waikiki, le bar-restaurant au bord de plage, avec vue directe sur les surfers, m'a offert un mahimahi grillé extraordinaire (32 USD). Le poisson était cuit juste ce qu'il faut, avec une sauce citronnée très légère. J'y suis allé un dimanche vers 17h, le coucher de soleil était orange pétard. Les serveurs—tous très sympathiques—m'ont parlé des conditions de swell pour la semaine suivante sans que je pose la question. Derniers joursJ'ai passé deux jours à explorer les sentiers de trekking. Koko Crater Trail, tôt le matin à 6h30 (gratuit, parking 7 USD). Le sentier montait sec et caillouteux, mais les vues sur la côte valaient chaque goutte de sueur. Les escaliers en fer rouillés au sommet ressemblaient à des reliques de guerre mondiale. La descente, c'était des roches glissantes—j'ai glissé une fois, sans dégâts. Pour les derniers repas, j'ai visité le marché de Honolulu Farmers Market (samedi matin, près du Civic Center). Fruits frais, jus de canne fraîchement pressé (7 USD le grand verre), vendeurs locaux qui racontaient des histoires. C'est ici que j'ai acheter des papayes et des mangues pour un prix trois fois moins cher qu'à Waikiki. Au final, dix jours c'était juste assez. Oahu n'est pas aussi « vierge » qu'on l'imagine : c'est densément touristique, cher, parfois décevant. Mais il y a aussi des moments vrais—une fin d'après-midi tranquille à Lanikai Beach, le goût du café local au Kona Coffee au réveil, des rencontres sans prétention.
Les bons plans repérés sur place.
Koko Head Trail au lever du soleil (6h30) : escaliers en fer, vue côtière inédite, gratuit hors frais parking
Duke's Waikiki pour le mahimahi grillé (32 USD) et les surfers juste devant, coucher de soleil inclus
Honolulu Farmers Market le samedi matin : jus de canne frais pressé et mangues à prix local
Polynesian Cultural Center en semaine (plutôt mercredi-jeudi) pour éviter les foules et tester le kalua pork authentique
Lanikai Beach accessible en bus Thebus n°19 : moins touristique que Waikiki après 15h, eau limpide
Photos — Honolulu, Oahu
Et au final.
Oahu m'a plu, mais avec réserves. C'est beau, le soleil est chaud, les gens accueillants. La facture globale (vols + hôtel + bouffe + activités) pour dix jours frôle les 3 000 euros, ce qui pèse. Je reviendrais pour Big Island ou Maui, réputées moins saturées.








