Montevideo et la côte atlantique : 12 jours entre tango, asados et marées de l'Atlantique
CarnetUruguay202612 jours

Montevideo et la côte atlantique : 12 jours entre tango, asados et marées de l'Atlantique

Levé à 6 h 30 dans notre hôtel Fierro Buenos Aires Design (Piedras 655), j'ai entendu avant de voir Montevideo. Les camions poubelle passaient déjà dans la Ciudad Vieja, leurs moteurs diesel créaient une symphonie…

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12 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Levé à 6 h 30 dans notre hôtel Fierro Buenos Aires Design (Piedras 655), j'ai entendu avant de voir Montevideo. Les camions poubelle passaient déjà dans la Ciudad Vieja, leurs moteurs diesel créaient une symphonie urbaine qu'on n'oublie pas. Ma compagne a ouvert les volets : l'Atlantique était gris, le ciel identique, une bande blanche séparait à peine les deux. C'était déstabilisant, comme si le monde s'arrêtait là. Nous avons pris le bus 3 depuis la Rambla pour rejoindre le marché Tristán Narvaja (dimanche uniquement, 10 h-16 h). Le chauffeur nous a vendus deux billets 42 pesos chacun ; ce marché existe depuis 1870 et regroupe des bouquinistes, antiquaires et fripiers dans une énergie à la fois chaotique et presque nostalgique. J'y ai acheté un vieux guide touristique de 1952, prix négocié : 150 pesos. L'odeur des vieux papiers, du cuir usé des vieilles malles se mélangeait aux grillades que vendaient des commerçants en bordure. Les galères réellesLa première grosse arnaque : nous avons réservé une « expérience de tango en petit groupe » via un site touristique. Tarif annoncé : 80 euros. Arrivés à 19 h au milieu d'une ruelle mal éclairée (Ciudad Vieja), nous avons découvert qu'il ne s'agissait que d'un bar avec une vidéo de danseurs de tango sur écran. Aucun danseur, aucun musicien. Après discussion musclée avec le gérant, on nous a remboursés partiellement : 50 euros. Leçon apprise. Le deuxième jour, visite programmée au Teatro Solís. Fermeture surprise pour restauration en cours jusqu'en avril. Les panneaux d'affichage n'étaient pas à jour. Nous avons traversé la Plaza Independencia quand même, grimpé les marches sous un soleil de 28 °C. Le monument à Artigas au centre était entouré d'une zone grillagée, inaccessible. Les moment marquants (vraiment)Mercredi matin, nous avons pris un taxi jusqu'à Punta del Este, à 140 km. Le trajet a duré 2 h 15 sur la Ruta 3, le chauffeur nous a demandé 1800 pesos aller-retour (négocié de 2200 initiaux). Arrivés là, nous avons découvert une station balnéaire ultra-touristique, avec ses yachts alignés et ses restaurants qui nous ont semblé surpeuplés. Mais l'instant qui m'a vraiment marqué : nous étions seuls sur la plage Brava vers 14 h, l'eau était froide (j'ai mesuré avec mon téléphone : 16 °C), le vent rafales, et je me suis baigné seul pendant 8 minutes. C'était stupide, solitaire, revigorant. C'est ce jour-là que j'ai compris pourquoi les Uruguayens sont un peu secrets : ce pays vous donne des moments d'isolement intense. Jeudi, marché central (Mercado del Puerto, 18 de Julio 1445). Dédale de petits restaurants, stands de fruits, viande crue exposée sur des lits de glaçon qui fondaient. Nous avons mangé un asado de pulpo (poulpe grillé) chez Vivanda, face au port. Tarif : 445 pesos pour deux portions, chimarrão non compris (thermos d'herbe maté chaud à 80 pesos supplémentaires). Le goût était iodé, charnu, vraiment bon. Le serveur nous a expliqué que l'Uruguay exporte 90 % de son bœuf, donc en manger sur place c'est déjà un luxe relatif. Le port sentait le poisson cru et la rouille des bateaux de pêche encore amarrés. Colonia del Sacramento et le détour obligatoireSamedi, ferry depuis Montevideo (terminal de Tres Cruces, départ 8 h 20, arrivée Colonia 9 h 45 après une traversée du Río de la Plata, 2600 pesos aller-retour). Colonia est une petite bourgade de 20 000 habitants, fondée en 1680. Nous avons flâné dans ses ruelles pavées (calle de los Suspiros notamment), visité l'église matriz, bu un café médiocre à 120 pesos à la confitería El Barque. Les façades couleur pastel étaient correctes mais usées. Pas de pluie, mais une ambiance grise vraiment typiquement sud-atlantique. Dimanche matin, un problème de santé a écourté notre séjour. Ma compagne a eu une intoxication alimentaire (probablement les moules du samedi soir à Colonia). Impossible de quitter l'hôtel avant mardi. Nous avons appelé un médecin via notre assurance, consultation à domicile : 2100 pesos. Pas d'antibiotiques, du repos. Cet imprévu a mangé deux jours de notre séjour. Ce que nous avons adoré malgré toutL'atmosphère des bars-restaurants le long de la Rambla, particulièrement le Café Bacacay (jus d'orange frais pressé le matin, 95 pesos). Les gens sont polis, discrets, pas harcelants. Les musées sont peu chers (Museo del Carnaval : 250 pesos, très intéressant sur la culture afro-uruguayenne). Les prix globaux restent raisonnables comparé à l'Argentine ou au Chili. Et puis, il y a quelque chose dans l'indifférence bienveillante des Montevidéens qui nous a plu. Pas de théâtre, pas de folklore exagéré, juste des gens qui vivent.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Mercado Tristán Narvaja le dimanche matin (Piedras et Bacacay) : bouquins, antiquités, odeur de tango invisible mais présente

2

Plage Brava à Punta del Este vers 14 h 30 : eau à 16 °C, solitude complète, ne pas oublier de maillot imperméable

3

Asado de pulpo chez Vivanda au Mercado del Puerto (445 pesos pour deux) : iodé et charnu, accompagné de vin blanc local à 200 pesos

4

Ferry Montevideo-Colonia (départ Tres Cruces 8 h 20, 2600 pesos) : vue sur le Río de la Plata et ses berges industrielles

5

Museo del Carnaval (250 pesos) : histoire des comparsas afro-uruguayennes, petit mais très dense

Album · 9 photos

Photos — Montevideo

Montevideo et la côte atlantique : 12 jours entre tango, asados et marées de l'Atlantique
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Conclusion

Et au final.

L'Uruguay n'est pas spectaculaire. C'est un pays de nuances, de calme, avec des moments soudains d'intensité. Nous y retournerions, mais peut-être pour trois semaines d'affilée, pas en visite éclair. Le seul vrai regret : avoir consacré du temps à des faux plans touristiques au lieu d'explorer Maldonado ou Paysandú dans le nord.

En résumé

Avis Montevideo : carnet de voyage de 12 jours par marcg-travel

Destination
Montevideo
Pays
Uruguay
Durée
12 jours
Période
avril · Printemps
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcg-travel
L'essentiel

Montevideo en bref

Pourquoi choisir Montevideo

  • Calme, discrétion et absence d'artifice touristique excessif
  • Marchés authentiques et cultures bouillaissantes (afro-uruguayenne, tango)
  • Asados excellents et fruits de mer iodés au Mercado del Puerto
  • Proximité de Colonia del Sacramento (ferry facile depuis Montevideo)
  • Prix raisonnables comparés Argentine ou Chili, musées peu chers

Pour qui ?

  • Couples cherchant calme et moments intenses isolés
  • Voyageurs intéressés par cultures afro-latino-américaines
  • Amateurs de marchés, brocantes et livres anciens
  • Touristes déçus par superficialité touristique ailleurs
  • Séjours longs (3+ semaines) plutôt que visites éclair

À éviter si…

  • Vous cherchez spectacles de tango garantis sans vérification préalable
  • Vous voulez plages méditerranéennes chaudes (Atlantique 16°C)
  • Vous détestez ambiance grise, discrète, sans folklore exagéré
  • Vous avez peu de temps : préférer 3 semaines à 12 jours
À découvrir aussi
Punta del EsteColonia del SacramentoRío de la PlataRambla de MontevideoCiudad ViejaPlaza IndependenciaMercado del PuertoTeatro SolísMercado Tristán NarvajaMaldonadoPaysandúRuta 3

Photos communautaires : Montevideo

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MonteviDeo
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Montevideo
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Montevideo
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Ship Graveyard Montevideo Uruguay
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Faro Punta Carretas Montevideo Uruguay
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© Federico Ettlin - Uruguay
Winter Window, Montevideo, Uruguay
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© Rod Waddington
Summer in Montevideo | 190301-1040947-jikatu
Summer in Montevideo | 190301-1040947-jikatu
© jikatu
Montevideo, Uruguay.  Street art.
Montevideo, Uruguay. Street art.
© Lynda W1
Questions fréquentes

FAQ — Montevideo

Combien coûte un voyage de 12 jours à Montevideo ?

Les prix sont raisonnables comparés à l'Argentine ou au Chili. Le transport local coûte 42 pesos par trajet, un asado au Mercado del Puerto 445 pesos pour deux, musées 250 pesos. Une consultation médicale à domicile 2100 pesos. Le ferry Montevideo-Colonia 2600 pesos aller-retour. Budget global dépend de l'hébergement et des restaurants choisis.

Quand visiter Montevideo et la côte atlantique ?

L'auteur y était en été austral (références à 28°C). L'Atlantique reste froid (16°C mesuré en février), baignades déconseillées sauf intrépides. Éviter les périodes où Teatro Solís et musées majeurs sont en restauration. Dimanche est idéal pour Mercado Tristán Narvaja (10h-16h uniquement).

Faut-il faire confiance aux agences de tango touristiques ?

Non systématiquement. L'auteur a réservé une 'expérience en petit groupe' à 80 euros qui s'est avérée être une vidéo sans danseurs réels dans une ruelle mal éclairée. Après négociation, remboursement partiel seulement. Vérifier les avis indépendants avant.

Punta del Este vaut-elle le détour depuis Montevideo ?

C'est une station ultra-touristique à 140 km (2h15 en taxi, ~1800 pesos). L'auteur y a trouvé des yachts et restaurants surpeuplés, mais des moments isolés sur plage Brava (eau froide, vent fort). À considérer selon profil : plutôt pour escapade que destination en soi.

Où manger les meilleurs asados à Montevideo ?

Mercado del Puerto (18 de Julio 1445) regroupe petits restaurants spécialisés. L'auteur recommande Vivanda pour asado de pulpo (poulpe grillé) : 445 pesos deux portions, chimarrão 80 pesos. Le port offre ambiance authentique avec bateaux de pêche amarrés.

Colonia del Sacramento est-elle vraiment à visiter ?

Oui, bourgade fondée 1680, 20 000 habitants. Ruelles pavées (calle de los Suspiros), église matriz, confiterías. Ferry depuis Tres Cruces : 8h20-9h45 (Río de la Plata), 2600 pesos aller-retour. Ambiance grise authentique mais correcte, pas spectaculaire.

Quel risque sanitaire à Montevideo ?

L'auteur a connu intoxication alimentaire probablement via moules le samedi. Consultation médicale à domicile possible (2100 pesos via assurance). Eau potable sûre, mais vigilance habituelle sur fruits de mer. Assurance voyage recommandée.

Pourquoi les Uruguayens semblent-ils réservés ?

Selon l'auteur, le pays 'donne des moments d'isolement intense'. Ambiance bienveillante mais indifférente, sans théâtre ni folklore exagéré. Les gens vivent simplement. Pas de harcèlement touristique contrairement à autres villes.