Comment ça s'est passé.
Nous avons atterri à l'aéroport international Juan Manuel Santamaría de San José un matin gris, à 6 h 45. La première chose qui m'a frappée : l'odeur d'humidité tropicale mélangée aux gaz d'échappement des taxis jaunes qui klaxonnaient sans relâche. Nous avons pris un collectivo (minibus partagé) jusqu'à notre hôtel, le Hotel Presidente dans le centre-ville, pour environ 2 500 colones par personne (5 euros). Le chauffeur conduisait comme un fou sur les routes cabossées. Le premier jour, nous avons visité le marché central de San José, près de la Avenida Central. L'atmosphère était chaotique : vendeurs qui criaient les prix des fruits, femmes en tablier rose proposant des casados (plats du jour) à 3 000 colones, et une chaleur suffocante même dès 9 h du matin. Nous avons goûté un jus de naranja fresco (orange pressée) pour 1 000 colones. Délicieux mais le sucre était écrasant. Les files d'attente au Musée de l'Or Précolombien étaient dingues ; on a attendu 45 minutes sous le soleil sans ombre. Monteverde : la montagne qui cache les nuagesNous avons loué une voiture chez Europcar San José pour 35 euros la journée, mais c'était une erreur. La route jusqu'à Monteverde (environ 120 km) est une succession de virages serrés sur une piste en mauvais état. Ça m'a donné des nausées. À la hauteur de Tilarán, nous avons dû attendre 20 minutes un bus en panne qui bloquait la route. Arrivés vers 14 h, nous avons découvert que notre réservation au Hotel El Sapo Dorado était annulée sans prévenir. Le gérant a dit « système informatique cassé ». Nous avons dû trouver une autre chambre en urgence ; c'était stressant. Mais la forêt de nuages, elle, était vraiment là. À 5 h 30, nous avons grimpé jusqu'au Monteverde Cloud Forest Reserve. Les sentiers étaient glissants, couverts de mousse verte fluo. L'air était si humide qu'on sentait chaque respiration. Les oiseaux quetzal sont introuvables en janvier, paraît-il, mais nous avons croisé des colibris violets et des singes hurleurs. Ce bruit viscéral, presque effrayant, des singes à l'aube. Les entrées coûtaient 18 dollars par personne. Nous avons mangé un casado au Restaurante de Fuente Viva à Monteverde : riz, haricots noirs, salade de tomates, œuf frit et plantain pour 4 500 colones. C'était généreusement servi. Le café local, un capuchino brut, sans sucre ajouté, était assez amer mais honnête. La Fortuna et le volcán ArenalNous avons pris un bus direct de Monteverde à La Fortuna (5 heures, bus Tilarán-La Fortuna, départ 6 h 15) pour 3 500 colones. Le conducteur a stoppé deux fois pour des appels, on a eu froid attendant dehors. La Fortuna elle-même est une petite ville touristique ordinaire, avec des hôtels partout et des agences vendant des excursions. Le Volcán Arenal ne s'est pas montré : nuages épais toute la journée. Ça m'a déçue. Nous avons fait une randonnée dans le parc national Arenal pour 13 dollars. Les sources chaudes (hot springs) près du Tabacón Hot Springs Resort étaient agréables mais surpeuplées. L'eau sentait le soufre, presque nauséabond après 10 minutes. Un moment marquant : une femme locale au restaurant où nous prenions notre petit-déjeuner (au Kappa Sushi, détail surprenant pour La Fortuna) nous a parlé des difficultés du tourisme rural. Elle gagnait 600 euros par mois en haute saison, rien en basse saison. Ça m'a remis les pieds sur terre. Nous avons dépensé en moyenne 250-300 euros par jour pour deux (hôtel, repas, activités), bien plus que prévu initialement. Les tarifs affichés aux touristes sont gonflés.
Les bons plans repérés sur place.
Marché central de San José : vendeurs de fruits et casados authentiques, arrive avant 8 h pour éviter la chaleur
Monteverde Cloud Forest Reserve : sentiers de mousse verte, lever à 5 h 30 pour les quetzals (18 dollars)
Volcán Arenal depuis La Fortuna : loue un guide local, pas sûr d'avoir une vue mais le parc vaut le coup
Gare Atlántico Nord San José : bus directs peu chers vers d'autres régions, achète les billets la veille
Casado et café local dans les restaurants de village : goûte au restaurant El Sapo Dorado à Monteverde, 4 500 colones
Et au final.
Costa Rica, c'est moins bondé que je le craignais, mais aussi moins dépaysant. La nature est belle mais très commercialisée. Ce qui m'a manqué : la vraie vie costaricaine en dehors des circuits touristiques. Je reviendrai, mais en haute saison pour le volcán.





