Comment ça s'est passé.
On a atterri à l'aéroport international de Bahreïn un mardi matin à 6 h 30, après un vol Gulf Air depuis Paris de 7 heures. Le taxi depuis l'aéroport coûte environ 15 BHD (38 euros) jusqu'au centre de Manama. L'hôtel Adhari Park Resort, face à la corniche, offrait une vue sur le golfe Persique mais les chambres sentaient l'humidité de façon tenace — on a dû garder la clim à fond jour et nuit. Le premier matin, levés à 5 h pour marcher jusqu'à Al-Fatih Mosque, la grande mosquée de Manama. L'air à cette heure est encore respirable, presque frais. La mosquée elle-même est impressionnante avec son dôme doré, mais on n'a pas pu entrer à cause de l'heure — les visites guidées ne commencent qu'à 9 h. On a traîné dans les petites rues adjacentes où des vendeurs ambulants préparaient des falafels dans des poêles qui crachaient de la vapeur grasse. Nous avons goûté un sandwich falafel pour 1,5 BHD (3,50 euros), délicieux mais trop salé. Le principal problème : la chaleur et l'humidité combinées. Même en novembre, en plein matin, on suffoquait. À midi, le thermomètre affichait 34 °C. On a passé deux heures au Gold Souk, le marché de l'or traditionnel, un dédale de petites échoppes étriquées où l'air ne circule pratiquement pas. Les vendeurs nous collaient au train constamment pour nous proposer des bracelets ou des colliers. C'était agaçant, franchement, même si on a fini par acheter quelques grammes d'or à un prix correct — autour de 25 BHD les 2 grammes. Mercredi, on a loué une voiture avec Hertz (Bahreïn est petit, tout se fait en voiture). On a roulé jusqu'à la Tree of Life, un arbre de 400 ans perdu seul en plein désert, à 40 km au sud de Manama. Le trajet nous a pris 45 minutes sur la route 301. C'était étrange et un peu mélancolique, cet arbre isolé sans raison logique, au milieu de nulle part. On a posé une demi-heure là-bas, photographié, puis on s'est demandé si ça valait vraiment le détour. Honnêtement, non. Le restaurant Al-Reef Bakery, presque caché dans une petite rue du quartier d'Al-Adliya, propose les meilleures brochettes de poulet (shish taouk) qu'on a mangées pendant le séjour — 6 BHD (15 euros) pour deux. On y est allés trois fois. L'accueil y était chaleureux, le chef en cuisine nous faisait signe à travers une petite fenêtre de service. Jeudi, galère classique : notre vol de correspondance vers Doha a été retardé de 4 heures. On a squatté au Pearl, un centre commercial gigantesque au bord du golfe, à la limite kitsch, rempli de boutiques de luxe vides. On a grignté un cappuccino à 8 BHD (20 euros) au Coffee Bean — c'est fou les tarifs du Qatar et de Bahreïn. Pendant ce temps, on a observé les femmes locales en niqab noir faire du shopping chez Gucci et Louis Vuitton, un contraste surréaliste. On a aussi visité le Bahreïn National Museum, près de la corniche. L'expo sur les perles historiques de Bahreïn était bien documentée. À 5 BHD l'entrée (12 euros), c'était raisonnable. On y a passé deux heures. C'était instructif mais peu dynamique — les panneaux explicatifs en anglais et arabe seulement. La nourriture en général reste un point faible. Peu de restaurants authentiques hors des hôtels ou du Gold Souk. Les chaînes internationales (Olive Garden, Italian Kitchen) envahissent la ville. On a mangé une fois au restaurant Nobu — très cher (déjeuner à 120 BHD, soit 310 euros pour deux avec boisson), sophistiqué mais fade.
Les bons plans repérés sur place.
Al-Fatih Mosque à Manama — l'architecture vaut le coup, visite gratuite de 9 h à 11 h le matin
Gold Souk au centre de Manama — négocier fermement, les prix affichés sont gonflés de 40 %
Al-Reef Bakery, rue Al-Adliya — les brochettes à 6 BHD, arrive avant 14 h sinon c'est fermé
The Tree of Life sur la route 301 — à faire seulement si vous avez une journée morte, pas dépaysant
Corniche de Manama au coucher du soleil — marche en fin d'après-midi vers 17 h, l'air se rafraîchit un peu
Photos — Manama
Et au final.
Bahreïn, c'est surtout une halte pour du shopping duty-free ou pour voir le golfe. Huit jours, c'était un peu trop. La chaleur et l'absence de vie urbaine vraie rendent la visite étouffante. Les gens sont gentils, le coût de la vie est très élevé. À faire en 3-4 jours maximum, couplé avec le Qatar ou les Émirats.








