Manama en décembre : entre gratte-ciel et souks étouffants
CarnetBahrain20268 jours

Manama en décembre : entre gratte-ciel et souks étouffants

On a débarqué à l'aéroport international de Bahrain un mardi matin vers 6 h 30, complètement lessivés après 5 heures de vol depuis Paris avec Gulf Air. Le taux d'humidité nous a frappés dès la porte ouverte, même en…

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Publié le
8 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

On a débarqué à l'aéroport international de Bahrain un mardi matin vers 6 h 30, complètement lessivés après 5 heures de vol depuis Paris avec Gulf Air. Le taux d'humidité nous a frappés dès la porte ouverte, même en décembre — on transpire sans vraiment bouger. L'immigration était fluide, contrairement à ce qu'on redoutait. Taxi jusqu'à l'hôtel Ramada Bahrain (East Road, Manama) pour 15 dinars bahreïnis, soit environ 35 euros. La chambre donnait sur la corniche et on a pu dormir deux heures avant de commencer à explorer. Le premier jour, on s'est lancés dans le souk d'Al-Manama. C'était chaotique, bruyant, des dizaines de vendeurs qui criaient leurs prix, l'odeur du cumin et de l'encens mélangée à celle des égouts en travaux. On a acheté du café cardamome à un vieux monsieur (3 dinars le paquet), puis des dates Medjool chez un grossiste (5 dinars le kilo). On s'est perdus deux fois en essayant de trouver le quartier des orfèvres — un jeune mec nous a escroqués de 2 dinars en prétendant nous guider, clairement du touriste-piégé. On s'est quand même retrouvés face à des bracelets en or vraiment magnifiques, mais les prix étaient ahurissants. Les restaurants et la nourriture On a mangé du machboos au restaurant Al-Reef (Old Palace Street, à côté du palais d'Al-Qudaibiya) : du riz relevé avec de la viande de chameau, pour 8 dinars le plat. Honnêtement, c'était très bon, bien plus savoureux qu'on ne l'imaginait. Le goût du ras el hanout était dominant, la viande presque fondue. Le lendemain, petit-déj chez Café Lilou (Seef Avenue) : café au lait très sucré, pâtisseries (fatayer avec fromage frais), 4 dinars. L'air conditionné était glacial, ce qui faisait un contraste saisissant avec la rue à 28 °C dehors. Le moment qui m'a vraiment marquée, c'était la visite du Fort de Bahrain (Qal'at al-Bahrain) en fin d'après-midi. On y est arrivés vers 16 h 45, juste avant la fermeture à 18 h. Les fouilles dégageaient des briques d'argile érodées depuis le 16e siècle. Sur les remparts, on voyait Manama s'illuminer, les tours de Finance Island en verre teinté face aux anciennes murailles. C'était vertigineux comme contraste. Le musée en bas était plutôt vide — peut-être deux touristes et nous. Les poteries Dilmun de 2000 avant notre ère avaient quelque chose de touchant, simplement posées sur des socles gris. Sorties et détails pratiques Pour se déplacer, on a utilisé les bus Bahrain Public Transport (ligne 1 qui traverse la île, 0,4 dinars le ticket). C'était bondé aux heures de pointe, beaucoup de travailleurs expatriés. Une fois, on s'est trompés et on s'est retrouvés à Riffai, dans un quartier résidentiel franchement déprimant avec des villas fermées et des tas de sable partout. On a dû appeler un Uber (application obligatoire ici, même si Careem existe aussi). 4 dinars pour rentrer au centre. La plage d'Al-Dar (Al-Dar Beach, accès libre) était une déception. Sable gris, eau brune due à la proximité du port pétrolier, quelques déchets plastiques. On y est allés juste pour dire qu'on l'avait fait, mais on n'y a pas vraiment traîné. Meilleure expérience au Bahrain Beach Club (Juffair) : payant (12 dinars par personne), eau plus propre, chaises longues, une buvette qui vend des smoothies à base de mangue (3 dinars). On a regardé des familles du Golfe en abaya se tremper complètement habillées dans l'eau. On a passé une soirée au bar de l'hôtel Ritz-Carlton (Seef District), juste pour voir. Bière locale Zamzam (6 dinars), vue sur les gratte-ciel reflétés dans le golfe Persique. Clientèle d'hommes d'affaires et de touristes. L'atmosphère était cool mais pas mémorable — aucun caractère local. On aurait pu être n'importe où dans le Golfe. Le dernier jour, on a visité la Mosquée Al-Fatih (Al-Fatih Grand Mosque), gratuit, talons enlevés, vêtements couvrant exigés. L'intérieur était vraiment impressionnant : dôme de fibre de verre transparent (le plus grand du monde paraît-il), pas de piliers, tout blanc et noir. Un imam nous a expliqué l'architecture, très gentil, en anglais correct. Ça a été une pause sereine après les 7 jours de chaos urbain.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Souk d'Al-Manama (matin, avant 11 h pour éviter la foule) : odeur d'encens, café cardamome à 3 dinars

2

Fort de Bahrain (Qal'at al-Bahrain) en fin d'après-midi vers 16 h 45 : poteries Dilmun et coucher de soleil sur la skyline

3

Machboos chez Al-Reef (Old Palace Street) : viande de chameau, 8 dinars, vraiment savoureux

4

Mosquée Al-Fatih : gratuit, vêtements couvrants obligatoires, dôme transparent spectaculaire

5

Bahrain Beach Club (Juffair) : eau plus propre que les plages publiques, 12 dinars d'accès, smoothies à 3 dinars

Album · 8 photos

Photos — Manama

Manama en décembre : entre gratte-ciel et souks étouffants
Manama — 2
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Conclusion

Et au final.

Bahrain, c'est une île surpeuplée qui joue la modernité golf/finance/shopping mall, mais avec des vestiges du Golfe ancien qui percent ici et là. Les gens sont accueillants, la nourriture vaut vraiment le coup, mais le caractère principal c'est surtout : passages routiers chaotiques, humidité écrasante, peu de vraies attractions naturelles. On reviendrait pour le souk et les restaurants, mais pas pour relaxer.

En résumé

Avis Manama : carnet de voyage de 8 jours par sarahmed-travels

Destination
Manama →
Pays
Bahrain →
Durée
8 jours
Période
décembre · Hiver
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@sarahmed-travels →
L'essentiel

Manama en bref

Pourquoi choisir Manama

  • Patrimoine archéologique unique : fort du 16e siècle et vestiges Dilmun millénaires
  • Gastronomie golfe authentique : machboos, fatayer, café cardamome à prix modérés
  • Contraste architectural saisissant entre gratte-ciel et anciennes murailles
  • Souks traditionnels actifs et immersifs malgré l'atmosphère chaotique
  • Accessibilité financière : moins cher que Dubaï ou Abu Dhabi

Pour qui ?

  • Amateurs d'archéologie et histoire ancienne
  • Voyageurs en quête de gastronomie golfe authentique
  • Explorateurs urbains appréciant les contrastes architecturaux
  • Touristes cherchant une destination Golfe moins onéreuse

À éviter si…

  • Vous fuyez l'humidité tropicale persistante et l'air saturé
  • Vous recherchez des plages naturelles vierges et eau cristalline
  • Vous préférez une ambiance authentique sans modernité commerciale intrusive
  • Vous cherchez un séjour relaxant : Manama demande de l'endurance urbaine
À découvrir aussi
Île de BahrainGolfe PersiqueFinance IslandJuffairSeef DistrictRiffaiAl-Dar BeachQuartier des orfèvres d'Al-ManamaPalais d'Al-QudaibiyaAirport International de BahrainOld Palace StreetEast Road Manama

Photos communautaires : Manama

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Manama Fog
Manama Fog
© Ahmed Rabea
Bahrain
Bahrain
© Francisco Anzola
Female protesters
Female protesters
© Al Jazeera English
Neighborhood mosque
Neighborhood mosque
© Francisco Anzola
Masjid Yateem
Masjid Yateem
© Ahmed Rabea
Manama Bahrain November 05
Manama Bahrain November 05
© deaf dude
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© U.S. Naval Forces Central Command/U.S. Fifth Fleet
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© U.S. Naval Forces Central Command/U.S. Fifth Fleet
Questions fréquentes

FAQ — Manama

Quel est le meilleur moyen de se déplacer à Manama ?

Les bus Bahrain Public Transport (ligne 1, 0,4 dinars) couvrent l'île mais sont bondés aux heures de pointe. Uber et Careem sont disponibles et plus confortables (environ 4 dinars pour trajets courts). Les taxis officiels coûtent environ 15 dinars depuis l'aéroport.

Quelle est la meilleure période pour visiter Manama ?

Décembre offre une température agréable (28 °C) avec humidité supportable comparée aux mois d'été. C'est une bonne fenêtre avant la chaleur extrême de mai-septembre, bien que le taux d'humidité reste notable même en décembre.

Où manger les spécialités locales à Manama ?

Le restaurant Al-Reef (Old Palace Street) propose un machboos au ras el hanout savoureux pour 8 dinars. Le souk d'Al-Manama offre aussi du café cardamome (3 dinars) et des dates Medjool (5 dinars/kilo) chez les vendeurs locaux.

Est-ce que les plages de Manama valent le coup ?

Al-Dar Beach (accès libre) est décevante : sable gris et eau brune due au port pétrolier. Le Bahrain Beach Club payant (12 dinars/personne) à Juffair offre une meilleure expérience avec eau plus propre et services.

Quels monuments historiques ne faut pas manquer ?

Le Fort de Bahrain (Qal'at al-Bahrain) combine fouilles archéologiques du 16e siècle et musée avec poteries Dilmun de 2000 avant notre ère. La Mosquée Al-Fatih impressionne par son dôme transparent sans piliers, accès gratuit pour visiteurs respectueux du code vestimentaire.

Combien coûte une visite à Manama ?

Budget modéré : hôtel Ramada 15-30 dinars/nuit, repas 4-8 dinars, transport 0,4-4 dinars. Les musées et fort sont très accessibles. Bahrain est moins cher que les émirats voisins.

Faut-il prévoir des vêtements spéciaux pour Manama ?

Oui, notamment pour la Mosquée Al-Fatih : vêtements couvrant obligatoires, talons enlevés. L'humidité persistante même en décembre rend les tissus légers essentiels. Prévoyez climatisation intense dans les espaces fermés.

Y a-t-il des arnaques touristiques connues à Manama ?

Le souk d'Al-Manama présente des risques classiques : faux guides (comme celui qui a escroqué 2 dinars) dans le quartier des orfèvres, prix massifs sur les bijoux en or. Rester vigilant aux abords des sites touristiques.