La Paz en altitude : 3700 mètres, des poumons qui brûlent et des rencontres vraies
CarnetBolivie202612 jours

La Paz en altitude : 3700 mètres, des poumons qui brûlent et des rencontres vraies

Arrivée à l'aéroport international El Alto à 4150 mètres d'altitude. Le mal de l'altitude m'a frappée dès la descente de l'avion, avant même de quitter le tarmac : un mal de tête sourd, des étourdissements. À La Paz…

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Publié le
12 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Arrivée à l'aéroport international El Alto à 4150 mètres d'altitude. Le mal de l'altitude m'a frappée dès la descente de l'avion, avant même de quitter le tarmac : un mal de tête sourd, des étourdissements. À La Paz même, nous avons respiré cet air sec et froid des Andes qui vous pique les narines. Nous avons pris le minibus Av. Mariscal Santa Cruz depuis l'aéroport pour environ 25 Bs (3,5 euros). 45 minutes de route zigzaguante dans un décor vertigineux. Le chauffeur roulait vite, trop vite même, en doublant les minibus décorés comme des temples avec des petits Jésus en plastique sur le tableau de bord. Premier jour : se perdre dans les rues de Casco Viejo L'hôtel Arthy's Boutique, rue Linares, s'est avéré correct mais bruyant. À 6 h du matin, le marché devant commençait, avec des marchandes qui criaient les prix du maïs et des pommes de terre. Nous avons marché vers la Plaza Murillo, le cœur politique. La cathédrale métropolitaine imposait avec ses murs gris-ocre. Les rues étaient serrées, pentues, le pavé inégal sous les pieds. L'odeur des vendeurs de soupes locales (arroz con pollo à 15 Bs, soit 2 euros) se mélangeait à celle de l'essence des vieux bus jaunes. Première galère : nous avons voulu visiter le Palacio Quemado sans guide, les portes étaient fermées. Un monsieur nous a dit que les visites se font uniquement en groupe autorisé. Nous nous sommes sentis bêtes cinq minutes, puis nous avons continué. Le Mercado de las Brujas : l'authentique sans filtre Samedi matin, nous nous sommes plongés dans le Mercado de las Brujas, rue Linares aussi. Des murs couverts d'offrandes : cornes de yak, fœtus de lama desséchés (pour les rituels de fertilité), feuilles de coca. L'air était étouffant, chargé d'humidité. Les vendeurs proposaient des amulettes, des pierres. Un guide nous a arrêtés : 50 Bs pour une visite. Nous avons négocié à 35 Bs. Il nous a montré des cornes dorées, des statues de Pachamama. Ses explications sur les offrandes pour la Pachamama (la Terre-Mère) avaient une gravité sincère, pas du théâtre. San Francisco et le Café de la Paz L'église San Francisco surplombait la ville depuis un petit jardin. À l'intérieur, la lumière dorée traversait les vitraux. Dehors, les porteurs d'eau passaient avec leurs cruches. Au Café de la Paz, rue Jaén, nous avons commandé un café bol (un bol de café chaud, tradition locale) à 8 Bs et un pain au fromage (queque de queso) encore chaud. Le personnel semblait vraiment pressé, peu bavard. L'atelier du chocolat chocolat juste à côté sentait le cacao brûlé, un arôme sucré qui restait en arrière-gorge. Le téléférique rouge et la vue sur la vallée Nous avons pris la Línea Roja du téléférique depuis la Plaza Isabel la Católica. 3 Bs par trajet. La cabine montait lentement, très lentement. Les maisons s'écartaient sous nos pieds. À mi-parcours, le vertige nous a serrés : cette sensibilité à l'altitude était réelle. L'air là-haut était gelé, le soleil blanc éclatant sur les pics des Andes. C'était le moment marquant de ces trois jours à La Paz : être suspendu entre le ciel et cette ville impossible, accrochée à des pentes vertigineuses. Restaurant Tambo Boliviano : notre meilleure soirée Rue Linares encore (cette rue contenait notre vie). Tambo Boliviano servait des plats régionaux. Nous avons pris une trucha (truite) grillée avec des papas (pommes de terre) et du maïs. 85 Bs (12 euros) pour le plat. Le poisson était frais, la chair blanche et légère. Accompagné d'une Paceña, la bière locale (12 Bs). Le gérant nous a parlé de sa famille, de comment le tourisme avait changé la ville en vingt ans. Nous avons fermé le restau à 22 h. La montée vers El Alto et les réalités Nous avons pris un bus pour voir El Alto, la ville « la plus pauvre d'Amérique du Sud » qu'on nous avait décrite. Marche 16 de Julio, les marchés s'étiraient. Oui, c'était pauvre : des cabanes en tôle ondulée, des enfants pieds nus, des femmes en tresses dans leurs costumes colorés. Mais aussi vivant, bruyant, dense. Pas de misère silencieuse. Nous nous sommes sentis maladroits d'être là en touristes avec nos caméras, peut-être voyeurs. Retour à La Paz par la même route en 45 minutes, somnolents à cause du soroche (mal de l'altitude) toujours présent. Derniers jours : musées et fatigue Nous avons visité le Museo Nacional de Etnografía y Folklore. Textiles préhispaniques, tissus anciens. Détail : le guide était aussi un gardien qui dormait assis dans le couloir. Un moment authentique involontaire. Entrée : 30 Bs. La Paz nous a épuisés physiquement. L'altitude restait tassée dans la poitrine. Nous avons beaucoup moins aimé les petits arnaqueurs autour de la Plaza Murillo qui vendaient des faux billets de change, et les murs tagués, les poubelles débordantes dans certaines ruelles.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Mercado de las Brujas rue Linares : fœtus de lama et cornes de yak, visite guidée 35 Bs

2

Télécabine Línea Roja depuis Plaza Isabel la Católica : 3 Bs pour la suspension au-dessus du vide

3

Restaurant Tambo Boliviano rue Linares : trucha grillée 85 Bs, bière froide locale

4

Cathédrale métropolitaine Plaza Murillo : visite libre, colonnade grise-ocre, acoustique vide

5

Levé à 5h30 pour voir le Mercado matinal de Casco Viejo avant la cohue

Album · 7 photos

Photos — La Paz

La Paz en altitude : 3700 mètres, des poumons qui brûlent et des rencontres vraies
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Conclusion

Et au final.

La Paz mérite ses trois jours minimum. Pas un lieu de détente : c'est une ville qui vous demande des efforts physiques, qui vous confronte à des inégalités, mais qui reste dense et vivante. Le mal de l'altitude a gâché un peu nos derniers jours, et l'insécurité perçue dans certains quartiers la nuit nous a freinés. Cela dit, nous repartirions.

En résumé

Avis La Paz : carnet de voyage de 12 jours par marcellevoyages

Destination
La Paz →
Pays
Bolivie →
Durée
12 jours
Période
septembre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcellevoyages →

Photos communautaires : La Paz

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Peinture murale, La Paz
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Bus, La Paz
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Bus, La Paz
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Rue, la Paz
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La Paz street : little secrets
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La Paz
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Questions fréquentes

FAQ — La Paz

Quand partir à La Paz ?

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Quel budget prévoir pour 12 jours à La Paz ?

Le budget dépend du standing (camping / hôtel / location), de la saison et du voyagiste. Lisez le récit complet ci-dessus pour les détails dépensés par ce voyageur, puis comparez avec les autres carnets de La Paz.

Que faire à La Paz ?

Découvrez les visites, activités et bonnes adresses partagées dans ce carnet. La page « La Paz » regroupe l'ensemble des carnets, hôtels et avis de la communauté Vacanceo sur cette destination.

Combien de jours pour visiter La Paz ?

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Comment se rendre à La Paz ?

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