Kotor et la baie : 10 jours entre falaises calcaires et galères de routard
CarnetMontenegro202610 jours

Kotor et la baie : 10 jours entre falaises calcaires et galères de routard

On arrive à l'aéroport de Podgorica un dimanche matin, épuisés après 2h30 de vol avec Ryanair depuis Lyon. Le bus 5 de la compagnie Autobusni Prevoz coûte 5 euros et met 1h15 pour atteindre Kotor — on découvre vite que…

SA
Publié le · mis à jour le
10 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

On arrive à l'aéroport de Podgorica un dimanche matin, épuisés après 2h30 de vol avec Ryanair depuis Lyon. Le bus 5 de la compagnie Autobusni Prevoz coûte 5 euros et met 1h15 pour atteindre Kotor — on découvre vite que les routes monténégrines serpentent sans fin. L'odeur de diesel mélangée à celle des pins méditerranéens commence à nous mettre dans l'ambiance. On pose les sacs à l'hôtel Marija, une petite guesthouse avec terrasse face à la baie. Pas du luxe, mais la proprio nous fait un sourire vrai et recommande tout de suite le restaurant Galion pour le dîner. On y va direct. Les pâtes aux fruits de mer (Brodetto) coûtent 12 euros, c'est honnête, et le vin blanc Vranac local à 8 euros la bouteille devient notre ami pour les 10 jours. Les premières galèresLe lendemain, on loue deux scooters chez un mec qui s'appelle Miroslav. Il nous dit que la route vers Budva est « très facile ». C'est un mensonge. Les virages sur la corniche sont tellement serrés qu'on doit s'arrêter trois fois pour décrire des cercles complets et ne pas chuter. Ma copine refuse de remonter après le deuxième arrêt. On revient à pied, et Miroslav garde les dépôts de garantie sans explications. Première arnaque de voyage confirmée. Jour 3 : randonnée vers la forteresse Vrmac. Levés à 5h30 pour éviter la chaleur. Le sentier n'est pas balisé mais on croise une femme locale qui vend du café à 1,50 euro dans un petit kiosque de fortune. Elle nous montre le chemin. Deux heures plus tard, on arrive aux murailles — la vue sur la baie depuis 500 mètres d'altitude vaut vraiment le coup. Température extérieure : 38 degrés. Sueur partout, sensation de brûlure légère sur les épaules malgré la crème solaire.Jour 4 : visite de la vieille ville de Kotor. On paye 3,50 euros pour monter aux remparts vénitiens. C'est étroit, c'est raide, c'est bondé de touristes allemands à 11h du matin. Le son des pas de 200 personnes qui montent et descendent en même temps crée une ambiance surréaliste. On trouve un bar tranquille, l'Astoria, sur une petite place cachée. Bière locale Nikšićko à 2,50 euros. On réalise qu'on est les seuls touristes ici.Jour 5 : ferry vers Perast. 3,50 euros, 15 minutes. Petit village avec deux églises sur îlots (Gospa od Škrpjela et Sv. Đorđe). On visite la première en bateau local depuis le ponton — 5 euros par personne. L'église est minuscule, l'air y est étouffant, ça sent l'humidité et les cierges brûlés depuis des décennies. Moment intense, sincèrement. On dort à Perast à l'hôtel Conte, 50 euros la chambre double avec petit dej.Le rythme s'installeÀ partir du jour 6, on arrête de vouloir « faire » et on commence à simplement traîner. On découvre que les cafés montagnards ouvrent à 7h du matin et que la Nescafé locale coûte 0,80 euro. On voit des vieux qui jouent aux cartes pendant 4 heures sur des tables en plastique. C'est notre rythme désormais. Déjeuner tardif à 14h, toujours au même endroit, un petit restau sans enseigne qu'on reconnaît parce qu'il y a trois chaises vertes devant. Les grillades (Raznjici) à 7 euros, du pain gratuit. Le type qui gère ça ne parle pas un mot d'anglais mais pointe du doigt sur le menu et on commande par improvisation. Jour 8 : on prend le bus 15 qui relie Kotor à Budva (50 minutes, 2,50 euros). Budva est plus touristique, plus bruyante. On loue une chambre à l'Hostel Free Zone, 25 euros la nuit. La plage Slavija Plaža est à 5 minutes à pied. L'eau est tiède, salée, et quand tu plonges la tête, ça sent légèrement le gasoil des bateaux. Pas magique. Mais après 5 jours dans Kotor, c'est bon d'avoir de l'espace. Le retour et l'arrivée du regretJour 9 : on revient à Kotor en bus local. C'est là qu'on se rend compte qu'on a vraiment pas vu beaucoup de choses. On aurait pu aller à Cetinje, la vieille capitale. Ou à Durmitor. On a juste traîné dans 15 km² et on ne regrette pas, mais c'est flagrant qu'on aurait eu besoin de 3 jours de plus. Jour 10 : repas d'adieu au Galion. Les mêmes pâtes, le même vin. La proprio de l'hôtel Marija nous serre la main. Autobus Autobusni Prevoz à 18h, retour à Podgorica, vol Ryanair à 22h20.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Randonnée Vrmac au lever du soleil — sentier non balisé mais gratuit, panorama sur la baie à 500 m

2

Restau sans enseigne (trois chaises vertes) à Kotor — grill local authentique, 7 euros les brochettes

3

Ferry vers Perast et iglise Gospa od Škrpjela — 15 minutes depuis le port, 5 euros, odeur de cierges centenaires

4

Bar Astoria sur la petite place de Kotor — bière locale 2,50 euros, aucun touriste

5

Route corniche Kotor-Budva en scooter — à refaire SANS le mec Miroslav, 50 minutes du pur vertige

Album · 8 photos

Photos — Kotor

Kotor et la baie : 10 jours entre falaises calcaires et galères de routard
Kotor — 2
Kotor — 3
Kotor — 4
Kotor — 5
Kotor — 6
Kotor — 7
Kotor — 8
Conclusion

Et au final.

Montenegro, c'est pas un coup de foudre fulgurant. C'est plutôt l'absence de stress qui frappe. Dix jours, ce n'était pas assez pour la baie elle-même, mais c'était pile ce qu'il fallait pour décrocher. Ce qu'on a moins aimé : l'arnaque au scooter nous a mis en rogne, et la vraie infrastructure touristique manque (pas de panneaux, pas d'info officielle, faut compter sur l'improvisation). Mais le coût est ultra bas, les gens sont directs sans être froids, et les pâtes sont bonnes.

En résumé

Avis Kotor : carnet de voyage de 10 jours par sarahlyon42

Destination
Kotor
Pays
Montenegro
Durée
10 jours
Période
juillet · Été
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@sarahlyon42
L'essentiel

Kotor en bref

Pourquoi choisir Kotor

  • Coût extrêmement bas : hôtels, repas et transports ultra accessibles pour l'Europe
  • Baie spectaculaire entourée de falaises calcaires et villages côtiers pittoresques
  • Absence de stress touristique en dehors du centre-ville : nombreuses zones calmes authentiques
  • Randonnées accessibles avec vues exceptionnelles, comme forteresse Vrmac à 500 mètres
  • Rythme de vie naturellement ralenti propice à la déconnexion et à la détente

Pour qui ?

  • Voyageurs au budget serré cherchant l'authenticité
  • Couples fuyant le tourisme de masse en haute saison
  • Backpackers en quête de détente méditerranéenne sans pression
  • Randonneurs amateurs cherchant infrastructure légère
  • Personnes en besoin de décrochage et de calme régénérant

À éviter si…

  • Vous nécessitez infrastructure touristique formelle, panneaux explicatifs et informations officielles
  • Vous avez peur de l'improvisation et du décalage linguistique
  • Vous voulez explorer une vaste région : Kotor demande détente, pas coche de listes
  • Vous cherchez tourisme balnéaire moderne avec plages aménagées haut de gamme
À découvrir aussi
Baie de KotorPodgoricaPerastBudvaForteresse VrmacCetinjeDurmitorÎlot Gospa od ŠkrpjelaÎlot Sv. ĐorđeRemparts vénitiens de KotorPlage Slavija PlažaMontagnes du Monténégro

Photos communautaires : Kotor

?
Kotor, Montenegro
Kotor, Montenegro
© Hotice Hsu
Something borrowed, something blue: Bay of Kotor
Something borrowed, something blue: Bay of Kotor
© VV Nincic
Glimpses of Kotor
Glimpses of Kotor
© D-Stanley
Kotor Harbor, Montenegro
Kotor Harbor, Montenegro
© trishhartmann
Kotor, Montenegro
Kotor, Montenegro
© williamsdb
Kotor, Montenegro
Kotor, Montenegro
© williamsdb
Kotor, Montenegro
Kotor, Montenegro
© williamsdb
Kotor, Montenegro
Kotor, Montenegro
© williamsdb
Questions fréquentes

FAQ — Kotor

Quel est le meilleur moyen de se rendre à Kotor depuis l'aéroport ?

L'aéroport international le plus proche est Podgorica. Le bus 5 d'Autobusni Prevoz coûte 5 euros et met 1h15 pour atteindre Kotor. Les routes sont sinueuses et les trajets plus longs qu'attendu, donc prévoyez du temps.

Combien coûte vraiment un séjour à Kotor ?

Les tarifs sont très accessibles : guesthouses 20-50 euros la nuit, repas complets 7-12 euros, bière locale 2,50 euros, ferry 3,50 euros, bus régionaux 2,50 euros. Compter environ 40-60 euros par jour avec hébergement confortable.

La vieille ville de Kotor vaut-elle le détour ?

Oui, mais attendez-vous à foule en fin de matinée. L'accès aux remparts vénitiens coûte 3,50 euros. Le meilleur conseil : explorez les petites ruelles et les places cachées comme celle de l'Astoria pour échapper aux flux touristiques concentrés.

Quelles sont les principales arnagues à connaître ?

La location de scooters peut être délicate : routes très sinueuses et dépôts de garantie parfois gardés sans justification. Privilégiez les transports en commun ou la marche à pied, plus sûrs et plus fiables.

Comment se déplacer à Kotor sans voiture ?

Les bus locaux sont bon marché et couvrent bien la baie. Les ferries relient Kotor à Perast (15 minutes, 3,50 euros). La randonnée est possible mais les sentiers ne sont souvent pas balisés : demandez conseil aux locaux ou à votre hébergement.

Quel climat s'attendre en été ?

Très chaud : 38 degrés observés en juillet/août. Levez-vous tôt pour la randonnée et protégez-vous du soleil. La baie offre de la fraîcheur et l'eau est tiède et idéale pour la baignade.

Dix jours suffisent-ils pour Kotor ?

Dix jours permettent de bien ralentir et de découvrir la baie de manière relaxe. Cependant, vous aurez le sentiment de ne pas avoir vu toute la région : Cetinje (ancienne capitale), Budva, Durmitor restent à explorer avec un séjour plus long.

Où manger à Kotor sans arnaque ?

Les restaurants sans enseigne tenue par des locaux offrent le meilleur rapport qualité-prix (grillades 7 euros). Les tables de cartes dans les cafés montagnards ouvrant à 7h sont aussi authenticités et économes. Le Galion est recommandé pour le Brodetto (pâtes fruits de mer) à 12 euros.