Kotor et la baie : 10 jours entre pierres calcaires et files d'attente touristiques
CarnetMontenegro202610 jours

Kotor et la baie : 10 jours entre pierres calcaires et files d'attente touristiques

On a débarqué à l'aéroport de Podgorica un mardi matin à 7h30, récupéré une Renault Clio de location chez Europcar (45 euros/jour, franchise optionnelle à 12 euros/jour). Route cahoteuse jusqu'à Kotor, 90 km en deux…

MA
Publié le · mis à jour le
10 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

On a débarqué à l'aéroport de Podgorica un mardi matin à 7h30, récupéré une Renault Clio de location chez Europcar (45 euros/jour, franchise optionnelle à 12 euros/jour). Route cahoteuse jusqu'à Kotor, 90 km en deux heures. La climatisation ne marchait à moitié. L'odeur du sel marin s'intensifiait à mesure qu'on descendait vers la côte. Kotor nous a frappés d'emblée. On a posé les bagages à l'hôtel Vardar (chambre double vue baie à 68 euros), rue étroite dans la vieille ville. Les pierres grises de la forteresse de Saint-Jean dominaient. On s'est perdus trois fois dans les ruelles avant de trouver le restaurant Galion pour le déjeuner : poulpe grillé (15 euros), vin blanc local Vranac (6 euros la bouteille). Le serveur a insisté pour qu'on prenne un café après, ce qui s'est révélé être un petit noir noir corsé qu'on ne demandait pas vraiment. Les imprévus qui collent à la peauPremier truc problématique : la montée à la forteresse. On avait lu sur les forums que c'était un « incontournable » (oublie ce mot, mais bon). On s'y est frotté un mercredi à midi sous 32 degrés. Les 1350 marches n'étaient pas une blague. À mi-parcours, je me suis dit qu'on regretterait cette décision. Trois couples de touristes allemands nous demandaient toutes les deux minutes si on était « presque arrivés ». En haut, une petite boutique vendait de l'eau à 3 euros le demi-litre. Vue sur la baie depuis là-haut : oui, c'était vaste, bleu, mais on était trop crevés pour en profiter vraiment. Jeudi matin, on a pris le bus 32 pour Tivat (compagnie Autotrans, 3.50 euros par personne). La baie des Kotor, fenêtre à droite. L'eau avait une température étrange, grisâtre entre les deux montagnes. À Tivat, on a loué un petit bateau chez Kalimera Boat Rentals (50 euros pour 4 heures, essence comprise). On s'est retrouvés à naviguer seuls. J'ai dû dire à trois reprises à ma compagne comment manœuvrer : elle aurait préféré un skipper. On a vu des grottes, des petites plages cachées, et surtout on s'est rendu compte qu'il y avait bien plus de touristes qu'on ne l'imaginait une fois sur l'eau. La vie locale entre attrape-touristes et vraie tableVendredi, on a cherché la « vraie nourriture monténégrine ». Le marché central de Kotor nous a décidés. Pas de vendeurs de souvenirs à la con, juste des fruits et légumes. On a acheté des tomates à 1.50 euro le kilo, des olives vertes en vrac à 2 euros. L'odeur de basilic et de persil frais était presque violente, bonne violente. Avec un pain de Terezije (boulangerie de 5h du matin), on s'est fait un pique-nique sur la plage de Lastva, à 10 km, routière mais gratuite. Pour les repas plus formels : restaurant Cattaro Old Town (poisson du jour à 18 euros, réservation nécessaire), Bokeski Restoran (brochette de viande, 12 euros, mélange de local et de touristique). On a evité les restaurants à prix d'or sur la place principale. Samedi soir, galère : il pleuvait. On a voulu aller dans un bar à cocktails recommandé (Maximus Lounge), fermé ce jour-là. On a fini au Gradski Vrt, un bar sans prétention, bière locale Niksicka à 2.50 euros, serveur qui parlait très peu anglais mais qui a compris qu'on ne voulait pas de musique live trop fort. Derniers jours : Perast et les îlesDimanche matin, on a roulé jusqu'à Perast (25 km, 30 min). Village côtier avec deux petites îles artificielles. Visite de l'église Our Lady of the Rocks en ferry (3 euros par personne). À l'intérieur, il faisait froid, humidité de pierre mouillée. Intérieur baroque, images religieuses, quelques autres touristes. C'était petit, plus petit qu'on ne l'imaginait d'après les photos. On a déjeuné au restaurant Konoba Kalalarga : pâtes aux fruits de mer (14 euros), vin blanc à 5 euros le verre. La vue sur la baie était honnêtement bien. On a aussi vu des chats des trois côtés du restaurant, probablement les mêmes. Lundi, on a roulé vers le sud, Budva. 30 km de côte, route sinueuse. Budva était clairement la version « station balnéaire » de Kotor, plus commerciale, moins pierres grises, plus plages de parasols. On a pas trop aimé. Retour à Kotor mardi en fin d'après-midi. Mercredi, départ le matin. Route vers l'aéroport de Podgorica, sans trajet de retour compliqué. Essence à 1.25 euro le litre. On a rendu la Renault avec 1500 km au compteur.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Baie des Kotor depuis le bateau loué à Tivat (50 euros, 4h) : explorer seul les grottes et micro-criques

2

Restaurant Galion, rue centrale Kotor : poulpe à 15 euros, vin blanc à 6 euros

3

Marché central de Kotor, tôt le matin (6h-9h) : tomates et olives, odeur de basilic, sans fioriture

4

Église Our Lady of the Rocks à Perast : petite île artificielle, accès par ferry 3 euros, sobriété du lieu

5

Route côtière Perast-Budva : 30 km, pas d'autoroute, vue mer presque continue, sinueux mais scenic

Album · 9 photos

Photos — Kotor

Kotor et la baie : 10 jours entre pierres calcaires et files d'attente touristiques
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Conclusion

Et au final.

Kotor et sa baie, c'était un mélange : des vraies belles choses (la géographie, certains repas, la baie en bateau), mais aussi une surf-fréquentation touristique qu'on n'avait pas anticipée. Les 10 jours ont passé vite, peut-être trop axé circuits connais-déjà. Si on revient, ce serait pour moins grimper et plus s'asseoir.

En résumé

Avis Kotor : carnet de voyage de 10 jours par marcvoyageur42

Destination
Kotor →
Pays
Montenegro →
Durée
10 jours
Période
septembre · Automne
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcvoyageur42 →
L'essentiel

Kotor en bref

Pourquoi choisir Kotor

  • Baie spectaculaire encadrée de montagnes calcaires, accessible en bateau ou à pied
  • Forteresse de Saint-Jean offrant vue panoramique sur la région entière
  • Architecture vénitienne préservée dans la vieille ville dense et labyrinthique
  • Cuisine méditerranéenne authentique à prix raisonnables au marché central
  • Proximité d'îles artificielles et de grottes cachées pour exploration maritime

Pour qui ?

  • Couples cherchant randonnée côtière et paysages dramatiques
  • Passionnés d'architecture médiévale et histoire vénitienne
  • Voyageurs tolérants aux files d'attente touristiques massives
  • Amateurs de gastronomie locale authentique et marchés régionaux
  • Navigateurs et loueurs de bateau en eau méditerranéenne

À éviter si…

  • Vous détestez les files d'attente : Kotor est saturé de touristes en été
  • Vous cherchez des plages paradisiaques : la baie reste commerciale et grisâtre
  • Vous avez une mobilité réduite : 1350 marches et ruelles escarpées partout
  • Vous attendez du luxe sans compromis : l'infrastructure reste basique malgré les prix touristiques
À découvrir aussi
Aéroport de PodgoricaForteresse de Saint-JeanBaie de KotorÎle de PerastÎle Our Lady of the RocksBudvaTivatMarché central de KotorPlage de LastvaMontagnes de LovćenRivière de MoračaCôte adriatique monténégrine

Photos communautaires : Kotor

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Kotor, Montenegro
Kotor, Montenegro
© Hotice Hsu
Something borrowed, something blue: Bay of Kotor
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© VV Nincic
Glimpses of Kotor
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© D-Stanley
Kotor Harbor, Montenegro
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© trishhartmann
Kotor, Montenegro
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© williamsdb
Kotor, Montenegro
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Kotor, Montenegro
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Questions fréquentes

FAQ — Kotor

Combien de temps faut-il pour monter à la forteresse de Saint-Jean à Kotor ?

Comptez au minimum 45 minutes à 1 heure selon votre forme physique. Les 1350 marches sont épuisantes sous la chaleur. L'ascension est déconseillée à midi en été (plus de 30 degrés). L'eau à 3 euros en haut reste le seul ravitaillement.

Quel est le meilleur moyen de louer une voiture à l'aéroport de Podgorica ?

Europcar propose des tarifs autour de 45 euros/jour avec franchise optionnelle à 12 euros. La route jusqu'à Kotor (90 km) prend environ 2 heures. Vérifiez l'état de la climatisation et prévoyez du carburant à 1.25 euro le litre.

Où manger de la nourriture authentique monténégrine à Kotor sans payer le prix touristique ?

Le marché central offre des produits locaux à prix honnête : tomates 1.50 euro/kg, olives vertes 2 euros. Pour les restaurants, Bokeski Restoran propose des brochettes de viande à 12 euros. Évitez la place principale où les tarifs explosent.

Comment visiter l'église Our Lady of the Rocks près de Perast ?

Depuis Perast (25 km de Kotor, 30 minutes en voiture), un ferry relie l'île artificielle pour 3 euros par personne. L'église baroque est petite mais atmosphérique. Attendez-vous à une ambiance froide et humide typique des structures en pierre.

Est-ce qu'on peut louer un bateau pour explorer la baie seul ?

Oui, Kalimera Boat Rentals à Tivat loue des petits bateaux 50 euros pour 4 heures essence comprise. Cependant, une expérience minimale est requise. Un skipper est fortement recommandé si vous n'êtes pas à l'aise à la barre.

Quelle est la différence entre Kotor et Budva ?

Kotor conserve son charme médiéval avec ses pierres grises et sa vieille ville dense. Budva ressemble davantage à une station balnéaire moderne avec plages, parasols et commerces. Kotor attire plutôt les amateurs d'architecture ; Budva les baigneurs.

Combien coûte un séjour 10 jours à Kotor pour deux personnes ?

Hôtel Vardar (68 euros/nuit) : 680 euros. Location voiture 450 euros. Nourriture locale : 200 euros. Activités : 100 euros. Total approximatif : 1400-1500 euros pour 10 jours sans excès. Les prix touristiques des restaurants peut doubler les dépenses alimentaires.

Quel est le meilleur moment pour visiter Kotor ?

Évitez midi en été : chaleur extrême (32+ degrés) et foules massives. Les fortes pluies rendent certains bars fermés sans avertissement. Privilégiez mai-juin ou septembre-octobre pour un équilibre entre météo clémente et affluence touristique réduite.