Comment ça s'est passé.
On a débarqué à l'aéroport de Podgorica un mardi matin à 7h30, récupéré une Renault Clio de location chez Europcar (45 euros/jour, franchise optionnelle à 12 euros/jour). Route cahoteuse jusqu'à Kotor, 90 km en deux heures. La climatisation ne marchait à moitié. L'odeur du sel marin s'intensifiait à mesure qu'on descendait vers la côte. Kotor nous a frappés d'emblée. On a posé les bagages à l'hôtel Vardar (chambre double vue baie à 68 euros), rue étroite dans la vieille ville. Les pierres grises de la forteresse de Saint-Jean dominaient. On s'est perdus trois fois dans les ruelles avant de trouver le restaurant Galion pour le déjeuner : poulpe grillé (15 euros), vin blanc local Vranac (6 euros la bouteille). Le serveur a insisté pour qu'on prenne un café après, ce qui s'est révélé être un petit noir noir corsé qu'on ne demandait pas vraiment. Les imprévus qui collent à la peauPremier truc problématique : la montée à la forteresse. On avait lu sur les forums que c'était un « incontournable » (oublie ce mot, mais bon). On s'y est frotté un mercredi à midi sous 32 degrés. Les 1350 marches n'étaient pas une blague. À mi-parcours, je me suis dit qu'on regretterait cette décision. Trois couples de touristes allemands nous demandaient toutes les deux minutes si on était « presque arrivés ». En haut, une petite boutique vendait de l'eau à 3 euros le demi-litre. Vue sur la baie depuis là-haut : oui, c'était vaste, bleu, mais on était trop crevés pour en profiter vraiment. Jeudi matin, on a pris le bus 32 pour Tivat (compagnie Autotrans, 3.50 euros par personne). La baie des Kotor, fenêtre à droite. L'eau avait une température étrange, grisâtre entre les deux montagnes. À Tivat, on a loué un petit bateau chez Kalimera Boat Rentals (50 euros pour 4 heures, essence comprise). On s'est retrouvés à naviguer seuls. J'ai dû dire à trois reprises à ma compagne comment manœuvrer : elle aurait préféré un skipper. On a vu des grottes, des petites plages cachées, et surtout on s'est rendu compte qu'il y avait bien plus de touristes qu'on ne l'imaginait une fois sur l'eau. La vie locale entre attrape-touristes et vraie tableVendredi, on a cherché la « vraie nourriture monténégrine ». Le marché central de Kotor nous a décidés. Pas de vendeurs de souvenirs à la con, juste des fruits et légumes. On a acheté des tomates à 1.50 euro le kilo, des olives vertes en vrac à 2 euros. L'odeur de basilic et de persil frais était presque violente, bonne violente. Avec un pain de Terezije (boulangerie de 5h du matin), on s'est fait un pique-nique sur la plage de Lastva, à 10 km, routière mais gratuite. Pour les repas plus formels : restaurant Cattaro Old Town (poisson du jour à 18 euros, réservation nécessaire), Bokeski Restoran (brochette de viande, 12 euros, mélange de local et de touristique). On a evité les restaurants à prix d'or sur la place principale. Samedi soir, galère : il pleuvait. On a voulu aller dans un bar à cocktails recommandé (Maximus Lounge), fermé ce jour-là. On a fini au Gradski Vrt, un bar sans prétention, bière locale Niksicka à 2.50 euros, serveur qui parlait très peu anglais mais qui a compris qu'on ne voulait pas de musique live trop fort. Derniers jours : Perast et les îlesDimanche matin, on a roulé jusqu'à Perast (25 km, 30 min). Village côtier avec deux petites îles artificielles. Visite de l'église Our Lady of the Rocks en ferry (3 euros par personne). À l'intérieur, il faisait froid, humidité de pierre mouillée. Intérieur baroque, images religieuses, quelques autres touristes. C'était petit, plus petit qu'on ne l'imaginait d'après les photos. On a déjeuné au restaurant Konoba Kalalarga : pâtes aux fruits de mer (14 euros), vin blanc à 5 euros le verre. La vue sur la baie était honnêtement bien. On a aussi vu des chats des trois côtés du restaurant, probablement les mêmes. Lundi, on a roulé vers le sud, Budva. 30 km de côte, route sinueuse. Budva était clairement la version « station balnéaire » de Kotor, plus commerciale, moins pierres grises, plus plages de parasols. On a pas trop aimé. Retour à Kotor mardi en fin d'après-midi. Mercredi, départ le matin. Route vers l'aéroport de Podgorica, sans trajet de retour compliqué. Essence à 1.25 euro le litre. On a rendu la Renault avec 1500 km au compteur.
Les bons plans repérés sur place.
Baie des Kotor depuis le bateau loué à Tivat (50 euros, 4h) : explorer seul les grottes et micro-criques
Restaurant Galion, rue centrale Kotor : poulpe à 15 euros, vin blanc à 6 euros
Marché central de Kotor, tôt le matin (6h-9h) : tomates et olives, odeur de basilic, sans fioriture
Église Our Lady of the Rocks à Perast : petite île artificielle, accès par ferry 3 euros, sobriété du lieu
Route côtière Perast-Budva : 30 km, pas d'autoroute, vue mer presque continue, sinueux mais scenic
Photos — Kotor
Et au final.
Kotor et sa baie, c'était un mélange : des vraies belles choses (la géographie, certains repas, la baie en bateau), mais aussi une surf-fréquentation touristique qu'on n'avait pas anticipée. Les 10 jours ont passé vite, peut-être trop axé circuits connais-déjà. Si on revient, ce serait pour moins grimper et plus s'asseoir.








