Comment ça s'est passé.
Arrivée à Kinshasa le 1er décembre sur un vol Brussels Airlines BRU-FIH à 14h30. L'aéroport international Ndjili sentait la climatisation cassée et l'essence. Passage à la douane : 45 minutes d'attente, un officier nous a demandé 20 dollars pour « accélérer » le processus. On a refusé, attendu quand même. Installation à l'hôtel Pullman Kinshasa Grand Central, boulevard du 30-Juin, chambre 412 au 4e étage. Vue sur le fleuve Congo depuis la fenêtre, bruits des klaxons jusqu'à minuit. Petit déjeuner buffet à 18 euros, café équivalent à du chicorée tiède. Le 2 décembre, levé à 5h pour descendre au marché Kinshasa Central situé près de la cathédrale Sainte-Anne. Odeur oppressante de poisson fumé, mélange à la pluie qui venait de tomber. Les vendeurs criaient les prix en lingala, fruits exotiques empilés dans des caisses pourries. J'ai acheté des bananes plantains à 500 francs congolais (0,25 euro), un moment où une femme m'a forcé à lui donner 2000 francs supplémentaires en prétextant que c'était un « don pour ses enfants ». Situation inconfortable, on a cédé. Restaurant La Fontaine pour le déjeuner, rue Kasavubu. Fumet de mafé (ragoût d'arachide) dès l'entrée. J'ai commandé du poisson braisé avec attiéké pour 8 euros. Très bon, portions généreuses. Le serveur nous a oubliés pendant 25 minutes avant de prendre la commande, puis tout s'est accéléré. Température intérieure : ventilateur qui faisait plus de bruit que d'effet. Visite du Musée National du Congo le 3 décembre. Horaires affichés : 9h-17h, en réalité la porte a ouvert à 9h45. Masques traditionnels, sculptures du Kasai, peu de climatisation. Tarif d'entrée : 5 dollars. Une seule salle avait de la lumière naturelle, les autres dans le noir quasi complet. Soirée au Bar Elektron dans la commune de Gombe. Bière Primus locale à 2,50 euros. Musique congolaise en direct, groupe jouant l'éternel « Rumba Congolaise » revisité. Ambiance bruyante, enfumée, gens qui dansaient sur des tables. J'ai été interpellé trois fois par des filles cherchant à... disons « élargir leurs horizons ». Pas agressif, mais fatigant. Quitté à 23h. Le 5 décembre, excursion à Matadi via transport partagé. Minibus Toyota Hiace, 8 personnes dedans pour 7 places assises, 4h de route. Arrêt au poste frontière à Matadi où on a payé 3000 francs pour des « documents non spécifiés ». Paysage : forêt dense, érosion visible sur les pentes. Cascades de Inga en arrière-plan, spectacle de l'eau mais approche difficile, chemin boueux. Retour le 7 décembre. Marché de Kinshasa à nouveau pour acheter tissus wax auprès d'une femme vendante depuis 30 ans selon elle. Tissus à 15-20 euros le mètre. Elle nous a invités à prendre du thé à la menthe, boisson sucrée à en être écœurante, mais geste sincère de bienvenue. Les trois derniers jours : visite du quartier commerçant, restaurants variés (brochettes au marché noir à 0,80 euro la brochette), achat de souvenirs en bois au marché Matongé. Pluies torrentielles le 10 décembre, rues transformées en canaux. Taxi qui nous a fait prendre 40 euros pour 2 km au lieu des 5 euros habituels. Arnaque classique quand on voit qu'on est touriste. Départ le 12 décembre à 10h du matin depuis Ndjili. File d'attente chaotique à l'enregistrement, bousculades entre passagers. Vol Brussels Airlines décollage à 13h50 avec 2h de retard.
Les bons plans repérés sur place.
Marché Kinshasa Central au lever du soleil, vendeurs de fruits à la pêche, arriver avant 6h30
Restaurant La Fontaine rue Kasavubu pour le poisson braisé, réserver la veille par téléphone
Bar Elektron à Gombe pour la rumba congolaise live, accès facile à minuit avant l'arrivée des fauteurs de troubles
Cascades Inga en excursion depuis Matadi, paysage sauvage non aménagé, apporter bonnes chaussures
Musée National du Congo avenue de la Paix, 5 dollars, visiter tôt le matin avant fermetures surprises
Photos — Kinshasa
Et au final.
Kinshasa reste une ville difficile, poussiéreuse, dangereuse par moments. Mais l'énergie des habitants, l'authenticité des marchés sans filtre pour touristes, les rencontres au hasard des rues m'ont marqué. Le problème : l'infrastructure hôtelière reste chère pour ce qu'elle offre, et la sécurité exige une vraie vigilance. Je ne recommande ce voyage que pour ceux qui acceptent l'inconfort.








