Comment ça s'est passé.
Levé à 4 h 30 le premier matin à l'hôtel Hilton Colombo pour attraper le train 1045 vers Kandy (compagnie Sri Lanka Railways). Trajet de 2 h 45 montant dans les collines de Nuwara Eliya. L'odeur des plantations de thé a envahi le wagon en bois — sucré, terreux, un peu humide. J'ai croisé un vendeur ambulant qui proposait des curry à la noix de coco pour 180 roupies (environ 0,55 €). Pas mauvais, même si mon estomac français a eu du mal les premières heures. À Kandy, j'ai logé à la guesthouse Lakeside Cottage, tenue par Samantha, une femme de 50 ans qui m'a averti directement : « Les tuk-tuk du centre marchandent. Fixez toujours le prix avant. » Ça m'a sauvé d'une tentative d'arnaque au Temple de la Dent (Sri Dalada Maligawa). L'entrée coûte 1 500 roupies, mais on me demandait 3 000 au premier abord. L'odeur d'encens dans le temple était écrasante — mélange de cèdre, de jasmin et de sueur. Moment marquant : j'ai vu une vraie procession bouddhiste, avec des moines en robes safran chantant des sutras à 6 h du matin. Même sans être croyant, ça bouleverse. La galère du bus vers la côteLe bus 704 de Colombo Transport Board vers Mirissa était censé partir à 8 h. Il y a eu 45 minutes de retard. Les gens s'entassaient dans les allées. Un homme a posé son poulet vivant à côté de moi — chaîné mais bien vivant. Trajet de 4 h avec arrêts dans des petits villages. J'ai mangé un lamprais (riz enrobé de pâte et cuit au four) à la gare de Matara pour 350 roupies. Pas mal, mais gras. Mirissa, c'est enfin la mer. J'ai réservé au Weligama Bay Resort pour 45 dollars la nuit. Plage de sable blanc, mais bondée de touristes. Le premier jour, j'ai tenté une sortie whale watching vers 6 h du matin (500 dollars pour un bateau de 10 personnes). On n'a vu que deux dauphins spinner — déceptif pour le prix. Le capitaine Ravi m'a dit que c'était « la saison creuse ». La température de l'eau : 26 °C, parfait. J'ai fait trois jours de plongée avec Dive Point Mirissa. Le maître-nageur était sympa, mais il y avait un courant sous-marin que personne n'avait vraiment mentionné. Sensation de panique 10 secondes. J'ai remonté, pas de panique, mais ça m'a rappelé que même en groupe, on reste seul dans l'eau. Nourriture et petits bonheursLe restaurant côtier Fisherboy's à Mirissa fait un dhal curry à 420 roupies qui dégouline de coco. J'y ai mangé trois fois. Au café Torana, près du marché de fruits, j'ai découvert un jus de goyave frais pressé pour 100 roupies — vraiment sucré, presque trop. Les œufs sur la plage le matin (street food) coûtaient 120 roupies l'assiette. Le goût de la fumée du charbon de bois s'accrochait aux œufs. Pas désagréable, mais étrange à 7 h du matin. J'ai visité le marché aux poissons à Unawatuna (petit village à côté) vers 5 h 30. Les pêcheurs déchargeaient thons et sardines. L'odeur, c'était du salé, du vieux filet mouillé, de l'essence de moteur. Réel, pas touristique. J'ai filmé, même si pas mal de locaux ne l'ont pas apprécié. Il y a une tension entre photographier la « vraie » vie et respecter l'espace des gens. Retour à Kandy en bus 742 (3 h 30, 420 roupies). Moins bondé cette fois. Dernier jour : visite du jardin de thé Ramboda au nord de Nuwara Eliya. On peut visiter les plantations — vert partout, humidité à 80 %, froid de montagne. Les cueilleuses m'ont laissé essayer. C'est physique, surtout sur les pentes à 45 degrés.
Les bons plans repérés sur place.
Temple de la Dent (Sri Dalada Maligawa) à Kandy — visite avant 7 h pour les processions de moines sans foule
Marché aux poissons d'Unawatuna — 5 h 30 du matin, vraie vie locale (pas de tour organisé)
Restaurant Fisherboy's à Mirissa — dhal curry à 420 roupies, terrasse face à la mer
Jardin de thé Ramboda — cueillette participante sur les pentes, altitude 1 868 m
Photos — Kandy et Mirissa
Et au final.
Sri Lanka m'a donné un vrai mélange : de la beauté brute (les plantations de thé), des moments spirituels vrais, et aussi des frustrations touristiques classiques. J'aurais aimé moins de monde à Mirissa et un peu plus de temps dans les villages de montagne. À refaire, mais en évitant décembre-janvier (haute saison, prix gonflés).
