Dix jours entre Interlaken et Berne : montagne, retards de train et fondue ratée
CarnetSuisse202610 jours

Dix jours entre Interlaken et Berne : montagne, retards de train et fondue ratée

On a débarqué à Zurich le 14 août à 7 h 45, après un vol Lufthansa qui avait trois quarts d'heure de retard. Première galère avant même d'arriver : on a dû prendre un bus de remplacement depuis l'aéroport à la gare…

MA
Publié le
10 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

On a débarqué à Zurich le 14 août à 7 h 45, après un vol Lufthansa qui avait trois quarts d'heure de retard. Première galère avant même d'arriver : on a dû prendre un bus de remplacement depuis l'aéroport à la gare centrale. Le trajet vers Interlaken sur le train Jungfraubahn coûtait 156 CHF par personne (aller-retour), et franchement, vu le prix, on s'attendait à mieux que ces sièges durs en plastique bleu. Le paysage depuis la fenêtre — les lacs d'Oeschinen qui brillaient sous le soleil matinal, les sommets gris-blanc des Alpes qui se dressaient soudain — ça, c'était vrai. On a logé à l'hôtel Belvedere Interlaken, rue de la Gare. Chambre correcte, petit-déjeuner buffet assez riche, mais la réceptionniste était glaciale et n'a pas daigné nous donner des conseils de randos. On a payé 89 CHF la nuit. Première vraie journée, on s'est levés à 5 h 30 pour attaquer la Schynige Platte à 6 h 15 : le cog-railway montait doucement, et à mesure qu'on s'élevait, l'air fraîchissait. On sentait l'herbe alpine mouillée de rosée, mélangée à l'odeur du diesel du train — une odeur bizarre qui gâchait un peu le moment. La montagne et ses piègesAu sommet (2000 m), les nuages s'étaient levés et on voyait l'Eiger de face. Les gens avaient les joues rouges par le vent, qui soufflait fort ce jour-là. On a randonné trois heures sur des sentiers bien balisés jusqu'à Wilderswil. Des vaches sonnailles partout. À midi, on a mangé au refuge Schynige Platte : une soupe à l'oignon français (CHF 14) et un sandwich au fromage Emmental (CHF 18). Pas mauvais, mais franchement décevant vu le cadre. Jour 3 : on a voulu prendre le train pour Grindelwald First. Faux mouvement. Le train était en retard de 22 minutes — pas annoncé clairement — et on s'est retrouvés à courir sur le quai 4 de la gare d'Interlaken Ost, les sacs à dos qui volaient. Une mère suisse nous a lancé un regard de désapprobation totale. Le trajet jusqu'à Grindelwald coûtait 24 CHF par personne, aller simple. Une fois là-haut, le village était encombré de touristes en short de rando qui prenaient des selfies devant les chalets fleuris. On a visité l'église du village — l'Eglise réformée de Grindelwald, blanche et simple — et c'était calme à l'intérieur, frais aussi, un vrai contraste. Berne et la fondue qui s'est enflamméeJour 5, direction Berne en train régional (35 minutes depuis Interlaken, CHF 16). La gare de Berne est magnifique — cette architecture du XIXe siècle, les voûtes, les gens qui se pressaient partout. On a marché jusqu'au centre-ville, rue Gerechtigkeitsgasse : les façades colorées des anciens bâtiments, les fontaines historiques à chaque coin. On a visité la Cathédrale de Berne (entrée libre, donation suggérée CHF 5). À l'intérieur, l'acoustique résonnait énormément ; un couple de touristes se parlaient à voix basse comme dans une bibliothèque. Le soir, on a réservé une table chez Restaurant Altes Tramdepot, grand brasserie au design rétro. Ils nous ont proposé une fondue traditionnelle bâloise avec Gruyère et Emmental. CHF 39 par personne. Le serveur a commencé à verser le vin blanc dans la casserole devant nous — et là, les flammes ont pris d'un coup. Pas grave, mais l'épaule de ma copine s'est retrouvée un peu trop près du feu. Elle a crié « Aïe ! » et tout le restaurant a regardé. Moment gênant. La fondue elle-même était trop salée. On l'a mangée à moitié et on s'est barrés discrets. On a marché ensuite jusqu'au pont Nydegg pour voir la rivière Aar la nuit. Les lumières se reflétaient sur l'eau sombre. On entendait juste le bruit du courant et quelques cris d'oiseaux lointains. Retour aux montagnes et au vin blanc suisseJour 7, retour à Interlaken par le même train. On a pris le Jungfraujoch (le train de la Jungfrau) : CHF 207 par personne, aller-retour depuis Interlaken Ost. En montant, on a traversé trois étages de paysage : les prairies d'abord, puis les forêts de sapins, puis la roche nue. À la gare du sommet (3454 m), il faisait froid — genre 2°C — et malgré la combinaison, on gelait. Le Sphinx et la terrasse du glacier : touristes de partout. On a goûté du vin blanc suisse (Chasselas du Valais, CHF 12 le verre) à la terrasse. Sec, un peu acide, meilleur que prévu. On a passé trois jours après à paresser dans les petits villages autour : Wilderswil, Stechelberg. Un café au village de Mürren (mini-train depuis Stechelberg, CHF 11) : Nescafé et croissant pour CHF 8, surplombant la vallée. Vraiment paisible. Pas beaucoup de monde, juste des rando seniors suisses avec leurs bâtons de marche rouges. Le dernier jour, on a trainé à Interlaken : shopping de souvenirs à la gare (chocolat Lindt CHF 6,50 la barre — oui, cher), puis retour à Zurich en train de nuit à 22 h 14. Vol Lufthansa de retour le lendemain matin, à 8 h.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Schynige Platte au lever du soleil (train à crémaillère depuis Wilderswil, départ 6 h 15, vues garanties avant 10 h quand le brouillard arrive)

2

Pont Nydegg à Berne la nuit (gratuit, accès depuis le centre à pied, eau sombre et sons du courant)

3

Jungfraujoch en fin d'après-midi pour éviter les groupes (le Sphinx terrasse ferme à 17 h 30, vin blanc du Valais servable à prix touristique)

4

Refuge Schynige Platte pour la fondue (soupe à l'oignon à CHF 14, meilleure qu'en ville, tables dehors)

5

Village de Mürren en mini-train depuis Stechelberg (paisible, peu de touristes, mini-train CHF 11, café avec vue valle à peine mouvementé)

Album · 10 photos

Photos — Interlaken / Berne

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Conclusion

Et au final.

La Suisse, c'est beau, mais c'est très cher et très organisé, presque trop. On s'attendait à plus de spontanéité, plus de détente. Les trains ont des retards comme partout ailleurs. Cela dit, les montagnes valaient le coup, et le vin blanc était meilleur que prévu.

En résumé

Avis Interlaken / Berne : carnet de voyage de 10 jours par marcrando42

Destination
Interlaken / Berne →
Pays
Suisse →
Durée
10 jours
Période
août · Été
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@marcrando42 →
L'essentiel

Interlaken / Berne en bref

Pourquoi choisir Interlaken / Berne

  • Panoramas alpins spectaculaires sur l'Eiger et glacier du Jungfraujoch
  • Sentiers de randonnée balisés et bien entretenus pour tous niveaux
  • Trains cog-railway historiques pour accéder aux sommets facilement
  • Berne offre architecture médiévale, cathédrale et vie urbaine contrastée
  • Villages alpins paisibles comme Mürren pour l'authenticité et le calme

Pour qui ?

  • Randonneurs amateurs cherchant montagnes accessibles
  • Couples en quête de paysages romantiques et villages tranquilles
  • Touristes urbains mixant montagne et découverte culturelle
  • Voyageurs en quête de trains de montagne et expériences ferroviaires
  • Amateurs de gastronomie suisse (fondue, fromage, vin blanc Valais)

À éviter si…

  • Vous êtes sensible au budget : la Suisse est très chère (trains CHF 150+, hôtels CHF 90, repas CHF 40)
  • Vous cherchez de la spontanéité et flexibilité : tout est très organisé et planifié
  • Vous attendez un accueil chaleureux dès le premier contact : réception d'hôtel glaciale et regard désapprobateur des locaux
  • Vous redoutez les retards : même les trains suisses accumulent du retard sans annonce claire
À découvrir aussi
ZurichSchynige PlatteEigerGrindelwaldJungfraujochJungfraubahnWilderswilBerneCathédrale de BernePont NydeggRivière AarMürren
Questions fréquentes

FAQ — Interlaken / Berne

Quel est le meilleur moment pour visiter Interlaken et ses montagnes ?

D'après le carnet, mi-août offre un excellent accès aux sommets avec des conditions stables : le train Jungfraubahn montait à 2000 m avec visibilité sur l'Eiger, et le Jungfraujoch à 3454 m restait accessible. Les prairies alpines sont vertes et l'air frais en hauteur, bien que le vent souffle fort.

Combien coûte un trajet en train depuis Zurich jusqu'à Interlaken ?

Le Jungfraubahn coûte environ 156 CHF par personne en aller-retour. Le train régional depuis Zurich vers Interlaken avoisine les 40-50 CHF l'aller simple. Les trajets locaux (Grindelwald) tournent autour de 24 CHF l'aller simple.

Les trains suisses sont-ils vraiment fiables ?

Pas complètement selon le carnet : le train pour Grindelwald avait 22 minutes de retard sans annonce claire, et le vol d'arrivée à Zurich était déjà en retard. La Suisse est très organisée, mais des retards existent comme ailleurs.

Quels sont les meilleurs sentiers de randonnée près d'Interlaken ?

La Schynige Platte (accessible en cog-railway) offre trois heures de randonnée balisée jusqu'à Wilderswil à travers des prairies alpines avec vues sur l'Eiger. Les sentiers sont bien entretenus et accessibles aux randonneurs de niveau moyen.

Où manger une fondue authentique à Berne ?

Le Restaurant Altes Tramdepot propose une fondue bâloise traditionnelle (Gruyère et Emmental) à 39 CHF par personne, avec service au feu de table. Attention : le serveur peut être un peu trop enthousiaste avec les flammes.

Combien coûte une nuit d'hôtel à Interlaken ?

L'hôtel Belvedere Interlaken propose des chambres correctes avec petit-déjeuner buffet à 89 CHF la nuit. La réception est fonctionnelle mais peu chaleureuse quant aux conseils touristiques.

Le Jungfraujoch vaut-il le prix du billet ?

À 207 CHF l'aller-retour par personne, c'est un investissement majeur, mais l'accès à 3454 m avec glacier visible et terrasse panoramique justifie le coût. Le trajet traverse trois étages écologiques distincts (prairies, forêts, roche nue).

Quel est le meilleur vin blanc suisse à goûter en montagne ?

Le Chasselas du Valais, dégusté à la terrasse du Jungfraujoch (12 CHF le verre), est sec et légèrement acide. Plus savoureux que prévu selon les retours, idéal pour accompagner les vues alpines.