Dix jours à Praia et Maio : entre plages tranquilles et galères touristiques
CarnetCap Vert202610 jours

Dix jours à Praia et Maio : entre plages tranquilles et galères touristiques

Arrivée à l'aéroport Amilcar Cabral de Praia un mardi matin vers 7 h 30. Pas de grande arrivée triomphale : on a attendu 45 minutes pour récupérer les bagages, le tapis roulant étant en panne. La température déjà…

MV
Publié le
10 jours1 album4/5
Le récit

Comment ça s'est passé.

Arrivée à l'aéroport Amilcar Cabral de Praia un mardi matin vers 7 h 30. Pas de grande arrivée triomphale : on a attendu 45 minutes pour récupérer les bagages, le tapis roulant étant en panne. La température déjà écrasante, un air chaud et salé qui colle à la peau. Les chauffeurs de taxi assiègent les touristes en criant « taxi ! taxi ! ». Nous avons négocié dur avec l'un d'eux, un dénommé José, qui nous a facturé finalement 800 escudos (environ 7 euros) pour rejoindre l'Hôtel Globo, petite guesthouse en bord de mer à Praia, plutôt que les 1 200 qu'il demandait d'abord. Praia n'est pas une ville de carte postale. Constructions en béton, rues poussiéreuses, déchets plastiques sur les berges. Mais c'est vivant. Les gens nous abordent sans agressivité, juste curieux. Au marché central (Mercado de Praia), nous avons goûté un cachupa — maïs bouilli avec haricots et poisson fumé — chez une femme qui tenait un petit établi de fortune. Goût riche, presque poivreux, prix ridicule : 200 escudos (moins de 2 euros). À proximité, la rue Amaro Varela concentre petits restaurants et bars où traînent les marins. Maio : l'île oubliéeAprès trois jours à Praia, nous avons pris un ferry pour Maio (compagnie Cabo Verde Fast Ferry, départ 9 h, arrivée 11 h 45). Crossing compact, un peu agité. Maio, c'est 40 km² et environ 6 000 habitants. Nous nous attendions à un paradis de plage — c'est plutôt une île endormie où le tourisme n'a jamais vraiment atterri. Nous avons loué une voiture chez Monacar (agence minuscule, propriétaire un peu rustre mais honnête) : 2 500 escudos par jour (24 euros). Les routes sont en bon état, le paysage aride, rocailleux. Arrêt à Praia do Forno, plage de sable blanc à environ 15 km du bourg principal. L'eau turquoise, tiède (26-27 °C en janvier). Nous étions presque seuls. C'est là qu'un moment marquant : en début d'après-midi, une femme locale nous a invités chez elle pour un riz au homard frais pêché le matin. Ambiance humble mais généreuse. Elle nous a servi le plat dans son salon climatisé (une merveille sur Maio), accompagné d'une sauce pimentée d'une chaleur intense. Nous ne parlions pas la même langue, mais ça n'avait pas d'importance. Gastronomie et petites galèresÀ Porto Inglés (le port), nous avons commandé un grilled fish et un plateau de mandioca (tubercule local frit) au restaurant À Boca — un établissement sans prétention, chaises en plastique coloré, vue directe sur le quai. Le poisson était frais, sec à point, 800 escudos. Mais le vin de la maison était imbuvable, un rosé local acide et trop sucré. Une vraie galère : une nuit, l'électricité a coupé dans notre pousada vers 20 h 30. Panne générale du district. Nous avons dû manger à la lumière des téléphones portables. Le gérant nous a expliqué (en portugais mixé à des gestes) que c'était normal deux fois par semaine. Pas de remboursement, bien sûr. Nous avons tenté de visiter la Barragem (barrage historique) : il n'y avait rien à voir, juste quelques murs en ruine. Information touristique inexistante, aucune signalétique. Temps perdu. Retour et réflexionsLe ferry de retour vers Praia était bondé (fermiers, femmes avec bébés, tas de paniers). Odeur de sueur, diesel, poisson. Trois heures plutôt qu'une heure et demie en raison d'une avarie moteur mineure. Nous avons dormi les deux dernières nuits à l'Hôtel Sal Rei à Praia (meilleur confort que la première guesthouse, petit déjeuner avec jus de passion glacé, saveur acidulée incomparable). Vol retour décalé de quatre heures sans explication.

À ne pas rater

Les bons plans repérés sur place.

1

Mercado de Praia (marché central) : goûter un cachupa chez une vendeuse, se mélanger aux gens du quartier

2

Plaia do Forno à Maio : sable blanc quasi désert, baignade tiède, planche à voile possible avec vent de janvier

3

Restaurant À Boca à Porto Inglés (Maio) : grilled fish frais pêché le jour même, vue sur le port

4

Trajets en ferry Praia-Maio : expérience locale brute, souvent en retard mais authentique

5

Hôtel Globo à Praia : situé sur la corniche, terrasse avec vue sur l'océan Atlantique au coucher du soleil

Album · 7 photos

Photos — Praia (Santiago)

Dix jours à Praia et Maio : entre plages tranquilles et galères touristiques
Praia (Santiago) — 2
Praia (Santiago) — 3
Praia (Santiago) — 4
Praia (Santiago) — 5
Praia (Santiago) — 6
Praia (Santiago) — 7
Conclusion

Et au final.

Cap Vert, c'est pas un destination facile ni ultra-organisée, loin de là. Mais précisément pour ça qu'elle vaut le coup. Les gens sont vrais, la nourriture simple mais savoureuse, et les plages vraiment vides. À refaire, avec plus de patience.

En résumé

Avis Praia (Santiago) : carnet de voyage de 10 jours par mariecv-voyages

Destination
Praia (Santiago)
Pays
Cap Vert
Durée
10 jours
Période
janvier · Hiver
Note du voyageur
4/5
Voyageur
@mariecv-voyages
L'essentiel

Praia (Santiago) en bref

Pourquoi choisir Praia (Santiago)

  • Plages vierges et tranquilles loin du tourisme de masse
  • Authentique contact avec les habitants, générosité et hospitalité naturelle
  • Gastronomie simple mais savoureuse, fruits de mer frais à prix ridiculement bas
  • Paysages arides et minéraux, minimalisme architectural captivant
  • Immersion réelle sans infrastructure touristique étouffante

Pour qui ?

  • Voyageurs en quête d'authenticité et d'îles oubliées
  • Couples cherchant le calme et l'isolement
  • Aventuriers tolérants aux pannes et aux désorganisations
  • Photographes attirés par les paysages bruts et la lumière tropicale
  • Mangeurs de poisson frais et explorateurs culinaires discrets

À éviter si…

  • Vous exigez des infrastructures fiables et une organisation touristique rodée
  • Les coupures d'électricité fréquentes et imprévisibles vous stressent
  • Vous cherchez des paysages verdoyants ou une densité touristique importante
  • Vous demandez un confort hôtelier quatre-étoiles avec services garantis
À découvrir aussi
Aéroport Amilcar CabralMercado de PraiaRue Amaro VarelaÎle de MaioPraia do FornoPorto InglésBarragem historiqueSal ReiArchipilag du Cap-VertÎle de SantiagoOcéan AtlantiqueDétroit du Sénégal

Photos communautaires : Praia (Santiago)

?
Cabo Verde - Ile de Santiago - Praia
Cabo Verde - Ile de Santiago - Praia
© Pascal Subtil
Cabo Verde - Ile de Santiago - Praia
Cabo Verde - Ile de Santiago - Praia
© Pascal Subtil
Cabo Verde - Ile de Santiago
Cabo Verde - Ile de Santiago
© Pascal Subtil
Cabo Verde - Ile de Santiago
Cabo Verde - Ile de Santiago
© Pascal Subtil
Questions fréquentes

FAQ — Praia (Santiago)

Comment se rendre de l'aéroport Amilcar Cabral au centre de Praia ?

Les taxis attendent à la sortie du terminal. Négocier le prix avant de monter : comptez entre 700 et 1 200 escudos cap-verdiens (7 à 12 euros). José, l'un des chauffeurs, a accepté 800 escudos après négociation. Attention aux files d'attente aux bagages, parfois les tapis roulants tombent en panne.

Quelle est la meilleure période pour visiter Praia et Maio ?

Janvier offre des conditions idéales : température de l'eau entre 26-27 °C, climat sec. C'est la saison touristique privilégiée, moins chaude que décembre-février selon les années. Anticiper l'air chaud et salé dès l'arrivée.

Combien coûte une journée à Maio avec voiture de location ?

Comptez 2 500 escudos par jour (environ 24 euros) chez les agences locales comme Monacar. Les routes sont en bon état malgré l'aridité du paysage. Budget repas : 800 escudos pour un grilled fish frais à Porto Inglés, moins de 2 euros pour un cachupa au marché central de Praia.

Quels sont les ferries disponibles entre Praia et Maio ?

Cabo Verde Fast Ferry assure la liaison, départ généralement à 9 h pour une arrivée vers 11 h 45. La traversée peut être agitée et sujette à des retards (avarie moteur mineure possible). Le ferry retour peut être surpeuplé (fermiers, femmes avec bébés, marchés ambulants).

Où manger à Praia ?

Le Mercado Central propose le cachupa traditionnel (maïs, haricots, poisson fumé) pour moins de 2 euros. La rue Amaro Varela concentre petits restaurants et bars fréquentés par les marins. L'Hôtel Sal Rei offre un meilleur confort avec petit déjeuner au jus de passion frais.

Quels problèmes d'infrastructure faut-il anticiper ?

Les coupures d'électricité sont fréquentes (jusqu'à deux fois par semaine selon les zones). Pas de remboursement en cas de panne. L'information touristique est quasi inexistante : aucune signalétique pour les sites historiques comme la Barragem. Les retards aériens sans explication sont monnaie courante.

Praia est-elle une destination de carte postale ?

Non. Constructions en béton, rues poussiéreuses, déchets plastiques en bordure de ville. Cependant, l'atmosphère est vivante et les habitants abordent les touristes sans agressivité. La véritable richesse réside dans l'authenticité, les plages vides et l'accueil des locaux.

Comment sont les plages à Maio ?

Praia do Forno est une plage de sable blanc turquoise à 15 km du bourg principal, quasi déserte en basse saison. L'eau est tiède et accueillante (26-27 °C). Le tourisme n'a jamais vraiment atterri sur Maio, offrant une expérience d'île endormie et préservée.