Comment ça s'est passé.
Arrivée le 14 mars à 14 h 30 à l'aéroport de Paphos après un vol Ryanair depuis Marseille. La chaleur nous a frappés dès la sortie de la passerelle : 26 degrés, un soleil blanc qui tape fort sur le tarmac. Nous avons loué une Fiat Panda chez Hertz pour 45 euros par jour. Le compteur affichait 23 000 km. Premier arrêt : l'hôtel Annabelle 4 étoiles face à la mer, à Paphos. La chambre 312, vue sur les rochers noirs. Le soir, nous avons marché jusqu'à la taverne Efendi sur le port. Souvlaki de poulet à 8,50 euros, tzatziki maison avec du yaourt qui avait ce goût aigre caractéristique. Le patron nous a expliqué que son grand-père tenait déjà un bar à cet endroit en 1957. Les tables en bois blanc, collantes sous les coudes à cause du sel marin et de l'humidité nocturne. Les mosaïques de Paphos : galère administrativeLe lendemain, 6 h 30 du matin, levés pour visiter les mosaïques romaines avant la foule. Le site archéologique ouvre à 8 h 30. Nous avons attendu sur le parking vide en buvant un café au lait à la kafetéria. L'homme à la caisse nous a dit que le billet groupé (mosaïques + château de Paphos + tombes des Rois) coûtait 17 euros mais il nous a vendu trois billets séparés à 23 euros. Quand nous avons protesté en anglais, il a haussé les épaules. Rien à faire. Les mosaïques elles-mêmes : impressionnantes. Sol du IIe siècle représentant Dionysos et son cortège. Odeur caractéristique de poussière calcaire et de pierre mouillée. Les pieds collaient un peu au plastique transparent qu'on était obligés de mettre sur nos chaussures. Le bus 610 de la compagnie Osypa nous a menés ensuite vers Kakopetria dans les montagnes du Troodos. Départ à 13 h 15, arrivée à 16 h 45. Le chauffeur a pris trois virages à la limite de la sécurité. Trois passagers sont descendus en chemin. Nous avons réservé un Airbnb chez Dimitri, ancien agriculteur, qui louait son annexe en pierre. 55 euros la nuit. Il nous a préparé du loukoumi, ces pâtes gélatineuses à la rose. Sucré à en perdre les dents, mais Dimitri l'avait fait lui-même, donc on a mangé. Monastère et moment marquantLe 16 mars, petite randonnée vers le monastère Kykkos. Sentier balisé depuis Pedoulas. Une femme âgée en noir nous a rattrapés à la moitié du chemin. Elle montait tous les jours pour prier. Elle a refusé qu'on l'aide avec son sac. À l'arrivée, intérieur du monastère fermé (travaux), mais accès à la cour. Nous avons regardé les pélérins pendant une heure. Une mère avec sa fille de cinq ans. Un homme seul qui a pleuré discrètement sur un banc en pierre. Moment où on s'est sentis juste spectateurs. On n'était pas venus pour ça. Retour à Paphos le 18 mars. Restaurant To Perivoli en centre-ville. Moussaka à 12 euros, verre de vin blanc local (Fikardos, domaine Keo) à 6 euros. Bonne bouffe, pas de surprise. Marché du dimanche à Paphos : le Pano Market. Étals de fruits. Odeur prenante de citron écrasé et d'huile d'olive bon marché. Femmes chypriotes en survêtement rose bonbon qui criaient les prix en grec. Galère finale : le vol retour a eu trois heures de retard. Nous avons attendu à l'aéroport de 10 h à 13 h 15. Pas de compensation proposée, juste un SMS sec de la compagnie. Sac à dos de mon ami a été endommagé en soute.
Les bons plans repérés sur place.
Mosaïques romaines de Paphos (site officiel, 8 h 30 d'ouverture, plastique obligatoire sur les chaussures)
Taverne Efendi sur le port : souvlaki à 8,50 euros, vrai goût de maison locale
Randonnée Pedoulas-Kykkos (monastère XIe siècle, parking à la gare de Pedoulas)
Marché du dimanche Pano Market à Paphos (fruits frais, prix négociables après 12 h)
Route de Kakopetria dans les Troodos (bus 610 Osypa, virage serré, paysage montagneux sans développement)
Photos — Paphos
Et au final.
Chypre, c'est vraiment deux choses : Paphos, très touristique, avec de vraies ruines mais entourées de béton et de restaurants pour groupes ; et Troodos, calme et honnête, où les gens vivent normalement. Le rapport prix-expérience est bon. Moins aimé : l'arnaque des billets et ce sentiment de passer à côté du côté nord-chypriote, interdit de passage.








